Cent onze femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon en 2025, un nombre en hausse de 4% sur un an
Le ministère de l'Intérieur rapporte 136 morts violentes au sein du couple en 2025, marquant une augmentation des féminicides par rapport à 2024.
Quick Look
- En 2025, 111 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon en France, soit une hausse de 4% sur un an.
- Le ministère de l'Intérieur dénombre au total 136 homicides conjugaux, soulignant une moyenne d'un décès tous les trois jours.
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Why It Matters
Le ministère de l'Intérieur publie chaque année une étude sur les morts violentes au sein du couple en France.
En 2025, 111 femmes ont été tuées par leur conjoint ou leur ex-compagnon en France, selon les dernières données du ministère de l'Intérieur, dévoilées mercredi 14 octobre. Ce chiffre est en hausse de 4% par rapport à 2024, où 107 femmes avaient été tuées. Ces données représentaient déjà une hausse de 11% par rapport à l'année précédente.
Au total, 136 morts violentes au sein du couple ont été enregistrées par les forces de l'ordre l'an dernier, dont 25 hommes (-19%), selon cette étude nationale annuelle consultée par l'AFP, qui évoque, "en moyenne, un décès enregistré tous les trois jours". En 2025, 435 tentatives d'homicides au sein du couple ont été par ailleurs recensées.
Dans le détail, 76% des féminicides et homicides conjugaux ont été commis au domicile du couple de la victime ou de l'auteur. Il y a eu 52 fois usage d'arme blanche et à 30 reprises usage d'arme à feu. Plus d'un quart des faits (26%) étaient précédés d'une dispute et 22% s'inscrivaient dans le contexte d'une séparation non acceptée.
"Un pic important des 30-39 ans"
"Le profil type de l'auteur reste majoritairement masculin, le plus souvent en couple, de nationalité française et n'exerçant pas ou plus d'activité professionnelle", note l'étude. Si son âge médian est de 50 ans, il est aussi observé "un pic important des 30-39 ans et une baisse significative des 70 ans et plus par rapport à 2024".
Du côté des femmes victimes, 37% d'entre elles avaient déjà subi des violences antérieures, et 61% de celles-ci avaient signalé ces violences à la police et à la gendarmerie. Parmi elles, 88% avaient déposé plainte. Une victime bénéficiait d'un dispositif de protection judiciaire "téléphone grave danger" (TGD) et une autre d'un bouton d'alerte "Monshérif", permettant de prévenir discrètement des contacts prédéfinis en cas de danger et de leur transmettre sa localisation.
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