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Chenilles processionnaires : un danger pour la santé
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20 Minutes6/2/2026Environment4 min readFrance

Chenilles processionnaires : un danger pour la santé

Quick Look

  • Les chenilles processionnaires, présentes partout en France, représentent un danger pour la santé humaine et animale en raison de leurs poils urticants.
  • Le contact peut provoquer démangeaisons, œdèmes, conjonctivites, et dans les cas extrêmes, des chocs anaphylactiques.

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Why It Matters

Des centaines de milliers de chenilles processionnaires envahissent les forêts, parcs et jardins en France entre février et la fin de l'été. Ces insectes, bien qu'incapables de dévorer les humains, peuvent causer des problèmes de santé graves.

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Entre février et la fin de l’été, des centaines de milliers de petites bêtes poilues envahissent les forêts, parcs et jardins un peu partout en France. Si ces bestioles n’ont ni l’envie, ni la possibilité de nous dévorer vivants, elles ont en revanche le pouvoir de nous causer bien des problèmes de santé, voire de nous tuer. Ces insectes, ce sont les chenilles processionnaires. Et qu’elles kiffent les pins ou les chênes, il faut s’en méfier comme de la peste.

De manière générale, on nous a toujours dit de ne pas tripoter les chenilles parce que ça pique. Mais si cet adage n’est pas forcément vrai, il a au moins le mérite de nous protéger contre les désagréments causés par les chenilles processionnaires. « On ne peut pas dire que ces insectes piquent, en revanche, ils possèdent des poils urticants dont la gravité du risque dépend des personnes », explique l’entomologiste Léna Polin.

De la démangeaison au choc anaphylactique

Un contact avec une chenille processionnaire sera plus problématique pour les enfants, les personnes âgées ou les personnes souffrant de certaines pathologies. La toxine présente dans les poils provoque des « symptômes inflammatoires », comme des « sévères démangeaisons, voire des œdèmes », prévient l’Agence régionale de santé (ARS) d’Auvergne-Rhône-Alpes. Ça peut être bien plus grave en cas de contact avec les yeux, allant d’une méchante conjonctivite à « une lésion de la cornée ». L’ingestion de poils urticants provoque « de l’hypersalivation, des vomissements et des douleurs abdominales ». L’ARS souligne qu’il existe des réactions extrêmes à la toxine, de « types chocs anaphylactiques » pouvant engager le pronostic vital.

Il n’existe que deux espèces de chenilles processionnaires surveillées pour le risque qu’elles présentent pour la santé humaine et animale. « Il y a celles que l’on trouve essentiellement sur les pins et les cèdres et celles qui préfèrent les chênes », poursuit l’entomologiste. Les premières se développent essentiellement entre février et avril et les secondes prennent le relais entre mai et juillet. Leur nom de « processionnaires » vient du fait qu’elles se déplacent en procession sur l’arbre pour se nourrir ou fabriquer leur nid dans les branches. Lorsque le temps est venu de la nymphose, étape pendant laquelle les chenilles se transforment en papillons, les processionnaires du pin vont descendre de l’arbre pour s’enterrer tandis que celles du chêne se réfugieront dans leur nid précise l’Observatoire des chenilles processionnaires (Fredon).

Une présence avérée partout en France

« Une fois transformés en papillons, ces insectes ne sont plus urticants », assure Léna Polin. C’est lorsqu’elles sont au stade larvaire qu’il faut faire attention. « Si l’on ne les embête pas, il n’y a pas vraiment de risque, mais le vent peut aussi transporter les poils urticants et c’est plus problématique si le nid se trouve près d’habitations ou près d’un Ehpad par exemple », reconnaît la spécialiste. Pour s’en protéger, le mieux est de « ne pas manipuler les chenilles ou leurs nids », insiste la Fredon, et « d’éviter de fréquenter les zones infestées, surtout en période à risque ». On peut aussi signaler la présence de ces insectes à l’Observatoire des chenilles processionnaires. « C’est cet organisme qui décidera s’il faut intervenir en fonction du risque et de l’environnement », précise Léna Polin.

Notre dossier thématique sur les insectes

En tout cas, si ces insectes sont historiquement plus à l’aise dans le sud de la France, « on en trouve aujourd’hui partout », souligne l’entomologiste. « Y compris de plus en plus dans la partie nord du pays, sans doute en partie en raison du réchauffement climatique », assure la spécialiste des insectes. Elle ne considère pas cette espèce comme « nuisible », du moins pas de manière générale. « Les chenilles processionnaires ont des prédateurs, comme les oiseaux, les guêpes, les chauves-souris ou encore les hérissons. Elles sont utiles à leur chaîne alimentaire », insiste Léna Polin. Mais c’est la prolifération de ces chenilles qui peut être nuisible à la santé humaine et animale. Une prolifération essentiellement due à la baisse de la population, voire à la disparition, des espèces qui en font habituellement leur casse-croûte.

Open Questions

  • Quelles sont les mesures spécifiques recommandées par l'Observatoire des chenilles processionnaires en cas d'infestation ?
  • Quel est le taux de mortalité exact lié aux chocs anaphylactiques causés par les chenilles processionnaires ?
  • Dans quelle mesure le réchauffement climatique a-t-il contribué à l'expansion des chenilles processionnaires dans le nord de la France ?
  • Quelles sont les stratégies de lutte ou de prévention les plus efficaces contre ces chenilles ?

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This article was originally published by 20 Minutes.

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