Cinq personnes mises en examen pour financement présumé du Hamas via des associations
Le Parquet national antiterroriste enquête sur des fonds qui auraient été acheminés vers un collecteur lié au Hamas.
Quick Look
- Cinq personnes ont été mises en examen en France, soupçonnées d'avoir financé le Hamas via des associations humanitaires.
- Les suspects contestent les faits, affirmant que les fonds étaient destinés à des actions exclusivement humanitaires.
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Why It Matters
Une enquête préliminaire a été ouverte le 21 avril concernant des soupçons de financement du terrorisme. Les suspects auraient utilisé des associations pour transférer des fonds à un collecteur du Hamas.
Cinq personnes ont été mises en examen, soupçonnées d'avoir fait parvenir, via des associations humanitaires, «des fonds à un tiers, collecteur» pour «le compte du Hamas, ce qu'elles contestent», a indiqué samedi le parquet national antiterroriste (Pnat), sollicité par l'AFP. Les cinq suspects ont d'abord été placés en garde à vue mardi par les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) chargée des investigations.
Puis une information judiciaire, qui permet à un juge d'instruire le dossier, a été ouverte vendredi pour «financement d'entreprise terroriste, en l'occurrence le Hamas», «abus de confiance en bande organisée» et «blanchiment d'abus de confiance en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste». Les cinq personnes gardées à vue, déférées, ont été mises en examen pour ces motifs. Trois d'entre elles ont été placées sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du Pnat, précise ce dernier.
Alors que le Pnat avait «requis le placement en détention provisoire des deux présidents des associations», le premier «a été incarcéré provisoirement dans l'attente d'un débat contradictoire différé qu'il a sollicité», établit le ministère public. «Mon client a participé à des collectes de fonds dans un but exclusivement humanitaire, une détention serait scandaleuse», a commenté auprès de l'AFP Me Lucie Simon, son avocate.
Le second responsable d'association a été placé «sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention, saisi par le juge d'instruction antiterroriste», poursuit le Pnat. Ni la localisation des deux associations en France, ni le montant des sommes incriminées, n'ont été dévoilés par le Pnat. Les autres avocats des suspects, sollicités par l'AFP, n'ont pas souhaité faire de commentaire.
Tout a débuté par une enquête préliminaire ouverte initialement le 21 avril pour soupçon de «financement du terrorisme et association de malfaiteurs terroriste en vue de crimes contre les personnes». Il est donc reproché aux suspects d'avoir, «par le truchement de deux associations, fait parvenir des fonds à un tiers, collecteur de fonds pour le compte du Hamas, ce qu'elles contestent», expose encore le Pnat.
Open Questions
- Quel est le montant total des fonds incriminés ?
- Quelles sont les associations humanitaires visées ?



