Des militants ont interrompu le discours de Jordan Bardella alors qu'une manifestation anti-RN se tenait à Orléans.
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Le Rassemblement national tient son congrès à Orléans sous une forte présence policière. La préfecture avait interdit plusieurs rassemblements dans la zone.
Finalement les perturbations se sont invitées à l’intérieur du bâtiment où se tient le congrès du RN. D’après notre journaliste sur place, les personnes ont été exfiltrées manu militari du bâtiment non sans avoir provoqué une bagarre en tribune. La scène a eu lieu en plein discours de Jordan Bardella. La foule s’est alors mise à scander «dehors». De son côté, le président du Rassemblement national, visiblement mal à l’aise, a appelé à chanter la Marseillaise avant de dénoncer «cette ultra-gauche qui n’aime pas la démocratie».
Jusqu’alors, la centaine de militants antifascistes rassemblée à Orléans était restée calme et à bonne distance du bâtiment sécurisé par les forces de l'ordre. La préfecture avait interdit tout rassemblement dimanche sur un large périmètre à Orléans, ainsi que dans plusieurs communes aux alentours. Les manifestants se sont donc réunis en dehors de cette zone, devant le centre de rétention administrative (CRA). Peu après 13 heures, ces militants antifascistes étaient rassemblés sous les yeux des forces de l'ordre, à environ quatre kilomètres du Co'Met, l'arène de 10.000 places où la patronne du RN, Marine Le Pen, entend franchir une nouvelle étape de sa campagne pour l'élection présidentielle. Le cortège a scandé «R comme racistes, N comme nazis, à bas, à bas, à bas le RN» ou «C'est pas les immigrés, c'est pas les sans-papiers. C'est les fachos qu'il faut virer», ont constaté des journalistes.
Pour Fleur, 29 ans, «on ne peut pas laisser un parti fasciste faire un congrès comme si de rien n'était, comme si c'était un parti classique et lambda». «Nous sommes sur un lieu qui ne fait pas partie du périmètre d'interdiction de la préfecture» qui a refusé «sept propositions» de parcours, a déclaré Delphine, membre du collectif Ciao Fachos qui n'a pas souhaité donner son nom. «Nous avons subi des contrôles, des fouilles», a-t-elle déploré, au lendemain d'une manifestation anti-RN qui a réuni, dans le calme, entre 13.000 et 26.000 personnes selon les sources. Ce rassemblement non déclaré vise à «dire que jamais nous ne laisserons le Rassemblement National et tous les fachos venir dans n'importe quelle ville de France, de l'Europe et du monde entier», a-t-elle ajouté.
Depuis samedi matin, 3000 policiers et gendarmes sont déployés et la circulation interdite à Orléans qui a des allures de ville en état de siège. Le maire d'Orléans Serge Grouard avait indiqué samedi qu'il craignait des «débordements» dimanche après «des appels à des rassemblements non autorisés dont le mot d'ordre est de se rapprocher» du lieu où se tient le congrès du RN.
Around a hundred anti-fascist activists demonstrated on Sunday in Orléans, far from the National Rally congress, despite a prefectural ban over a large area. The gathering was held peacefully in front of the administrative detention center.

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