
Les propos de Louis Aliot sur l'arrêt du soutien financier à l'Ukraine provoquent une vive réaction de la classe politique française.
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Le débat porte sur le maintien ou la réduction de l'aide financière française à l'Ukraine dans un contexte de contraintes budgétaires nationales.
"Nous sommes aux côtés de l'Ukraine mais pas au prix de la vie financière de la France." Invité samedi 5 septembre sur franceinfo, le député de la Moselle et porte-parole du Rassemblement national, Laurent Jacobelli, a tenté de clarifier les propos polémiques tenus deux jours plus tôt par Louis Aliot, le vice-président du parti d'extrême droite.
Sur BFMTV, le maire de Perpignan avait suggéré d'arrêter de soutenir financièrement l'Ukraine, reprenant à son compte l'expression "couper le robinet" des aides. "Le système de santé, le système éducatif, l'ensemble de l'économie, tout le monde est à l'os, et on trouve de l'argent pour aller encore financer des armes. (...) Je veux bien, mais qui paye tout ça ?" avait-il interrogé.
Dès le lendemain, la proposition s'est retrouvée au cœur d'une passe d'armes entre Marine Le Pen et Edouard Philippe. "Couper le robinet à l'Ukraine, c'est servir la Russie", a attaqué le président du parti Horizons, assurant qu'"affaiblir l'Ukraine comme le souhaite Marine Le Pen, c'est menacer la sécurité de l'Europe et de la France". Dans la foulée, Jordan Bardella a précisé que "la France continuera d'honorer ses engagements internationaux", tout en affirmant que le parti qu'il préside ne s'interdisait "rien dans le futur".
Samedi matin, un autre candidat et ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron, Gabriel Attal, s'est exprimé sur le sujet. Face aux journalistes qui suivaient son déplacement à la braderie de Lille, le député des Hauts-de-Seine a jugé "sidérante" la proposition de "couper le robinet" à l'Ukraine. Qualifiant la politique étrangère du RN de "soumission à l'égard d'autres puissances, parfois des puissances dictatoriales", il a accusé le parti d'extrême droite de vouloir "abandonner l'Ukraine au profit de la Russie".
A la Foire de Châlons-en-Champagne (Marne), un autre candidat à l'élection présidentielle a accusé le RN d'être "le parti de la soumission". Lors d'un échange avec la presse à la mi-journée, Raphaël Glucksmann a qualifié les cadres du RN de "patriotes de pacotille". "Nous sommes les cibles de la dictature de Vladimir Poutine", a continué le candidat de Place publique, qui cite l'exemple des drones explosifs retrouvés à l'aéroport allemand de Leipzig. "Vous coupez l'aide à l'Ukraine, vous aurez la guerre dans les pays baltes ou en Pologne", ce qui "entraînera un coût considérable, financier et humain" pour la France, a-t-il prévenu.
De son côté, Marine Tondelier a elle aussi fustigé la position du Rassemblement national dans le dossier Ukrainien. "Toutes celles et ceux qui veulent nuire à la France et à l'Europe soutiennent Marine Le Pen", qui serait selon elle "leur cheval de Troie", a déclaré la cheffe des Ecologistes en campagne, qui participait à sa 19e braderie de Lille.
Si le RN arrive au pouvoir, "on maintient un soutien militaire défensif, on maintient une forme d'aide sanitaire, humanitaire, une aide de formation", précise Laurent Jacobelli, qui juge que ce soutien est "utile, opérationnel." Pour Laurent Jacobelli, "la question qui est posée, c'est l'aide financière" car "la France est en faillite" et "exsangue". Il critique notamment le soutien d'Emmanuel Macron au plan européen de 90 milliards d'euros en faveur de l'Ukraine, qui représenterait selon lui 15 milliards d'euros pour la France. "Ces 15 milliards, on ne les a pas", tranche-t-il.

Argentine President Javier Milei announced a bill to strengthen sanctions against companies carrying out unauthorized operations around the Falkland Islands, reaffirming Argentinian sovereignty over the archipelago.

Statements by Louis Aliot (RN) suggesting an end to financial aid to Ukraine have sparked heated controversy. The party is trying to clarify its position while several political figures, including Edouard Philippe and Raphaël Glucksmann, denounce submission to Russia.

Faced with a high terrorist threat, the French authorities are strengthening security around synagogues and Jewish community places for the Tishrei holidays. The system includes coordination with Operation Sentinel and increased vigilance.

The Kremlin ordered a suspension of strikes on kyiv for three days to facilitate the visit of American envoys Jared Kushner and Steve Witkoff, carrying a peace proposal from Donald Trump, despite persistent Russian attacks elsewhere.

As the presidential election approaches, candidates are increasing their interventions. Raphaël Glucksmann criticizes the RN, Marine Tondelier calls for the union of the left, while Gabriel Attal criticizes the RN's position on Ukraine and immigration.

On the occasion of the Lille clearance sale, several presidential candidates, including Marine Tondelier, Gabriel Attal and Jean-Luc Mélenchon, increased their interventions. The debates focused on Ukraine, immigration and rallying strategies.