Des algues bretonnes pour révolutionner l'agriculture
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La PME bretonne Symbiomer transforme 10 à 15 tonnes d'algues par jour en biostimulants et produits de biocontrôle pour l'agriculture, offrant une alternative écologique aux engrais de synthèse.
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Why It Matters
La PME Symbiomer, basée en Bretagne, transforme des algues marines en biostimulants et produits de biocontrôle pour l'agriculture, offrant une alternative aux engrais de synthèse.
Chaque jour, sur les plages de Penvénan (Côtes-d’Armor), l’équipe de Symbiomer récolte de 10 à 15 tonnes d’algues.
Après un séchage à basse température et la transformation de la poudre en solution liquide, elles peuvent devenir un biostimulant « qui accélère le développement racinaire et donne un meilleur accès aux nutriments », décrit Jean Farman, le dirigeant de la PME née en 2017.
Elles peuvent aussi servir comme procédé de biocontrôle pour « améliorer les défenses immunitaires » des plantes, explique-t-il.
Des produits fabriqués sans chimie, que le fondateur de l’entreprise, Alexis Bouvet, et son associé commencent à commercialiser auprès des agriculteurs pour venir limiter – et pourquoi pas un jour remplacer – l’utilisation des engrais de synthèse.
« Si ce n’est le process, nous n’avons pas inventé grand-chose : les paysans bretons, il y a cent ans, ramassaient le goémon sur les plages pour le mettre dans les champs », explique Jean Farman.
En Bretagne, les entreprises s’intéressant aux alternatives aux engrais de synthèse, qui apportent les traditionnels NPK (azote, phosphore, potassium), poussent en effet un peu partout.
C’est le cas d’Olmix, de Goëmar ou de Bio3G pour les algues, dont la ressource est foisonnante dans la région.
Open Questions
- Quel est le coût de ces produits pour les agriculteurs ?
- Quelle est la capacité de production à grande échelle ?





