
L'intersyndicale et les organisations lycéennes appellent à de nouvelles manifestations et à une grève générale pour défendre le service public de l'éducation.
L'intersyndicale et les lycéens appellent à une nouvelle journée de grève et de manifestations mardi en France pour défendre l'éducation, malgré les annonces du gouvernement et les inquiétudes autour du concours d'internat de médecine.
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Quatrième journée de mobilisation jeudi menée par l'intersyndicale et les lycéens pour réclamer des moyens pour l'éducation et la suppression de Parcoursup.
Un "acte 5" de la mobilisation pour les lycéens décisif, quelques jours les vacances scolaires de la Toussaint et l'appel à manifester samedi. A l'issue d'une quatrième journée de mobilisation jeudi, l'intersyndicale étudiante et professionnelle a appelé à de nouveaux rassemblements et à une grève, mardi 13 octobre, pour défendre le service public de l'éducation. Les appels à poursuivre le mouvement ont également été relayés par les représentants lycéens, malgré l'annonce du gouvernement de 3 000 professeurs remplaçants affectés dans les établissements.
Pour calmer la colère, les ministres de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur doivent de nouveau recevoir les organisations lundi, notamment afin de travailler sur la transparence de Parcoursup, dont la suppression est demandée par les lycéens. Franceinfo vous résume ce à quoi il faut s'attendre pour la journée de mardi.
De nouvelles manifestations prévues
"Tant qu'on n'aura pas 10 milliards sur la table, on continuera à se mobiliser, a affirmé jeudi Sabrine Kharbach, porte-parole de l'Union étudiante. J'appelle toutes et tous à rejoindre encore plus massivement les mobilisations (...) et les manifestations dès ce mardi dans une grande manifestation sur tout le territoire."
A Paris, la Fédération syndicale étudiante (FSE) a appelé samedi sur X à marcher à partir de 14 heures entre l'hôtel de ville et Matignon, résidence du Premier ministre. Dans la capitale, une autre manifestation, place d'Italie, est annoncée dimanche par l'Unef.
Des manifestations sont également annoncées dans d'autres villes de France. A Rennes, un rassemblement est prévu à 13 heures sur l'esplanade Charles-de-Gaulle. A Toulouse, une manifestation doit débuter à 14 heures depuis les Arènes. A Poitiers, la mobilisation commencera à la même heure depuis le pont Neuf. Des blocages de lycées, toujours en cours lundi, doivent aussi se poursuivre.
Un appel à la grève lancé au-delà des métiers de l'enseignement
"Nous appelons à la grève l'ensemble des personnels de l'Education nationale et du supérieur mardi", a pour sa part fait savoir jeudi Caroline Cheuvé, secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire (FSU). Dans un communiqué, les organisations syndicales appellent à se mobiliser, notamment pour annuler les "suppressions d’emplois prévues au budget 2027", augmenter les salaires "sans contreparties" ou encore créer un statut pour les AESH, qui accompagnent les élèves en situation de handicap. L'intersyndicale de l'Enseignement supérieur recherche dénonce dans un autre communiqué "les baisses de dotation" ayant "des conséquences directes" sur leurs conditions de travail, entre "sous-effectif" et "surcharge de travail".
Cet appel à la grève va au-delà des métiers de l'enseignement. "Nous serons au rendez-vous pour protéger cette mobilisation qui est d'intérêt général", a déclaré lundi sur LCI Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT. "Nous appelons à faire grève et à manifester (...) Tant que le gouvernement ne répondra pas aux questions qui sont posées, la mobilisation restera forte et continuera à se développer."
L'organisation Solidaires Finances publiques invite aussi les agents à rejoindre les lycéens en faisant grève, selon un communiqué. Du côté de la SNCF, un appel à la grève a été lancé par Sud Rail. "La mobilisation de la jeunesse doit trouver des prolongements dans le monde du travail", écrit le syndicat.
Le concours de l'internat de médecine menacé
La poursuite de la mobilisation inquiète les plus de 11 000 étudiants en médecine. Les épreuves écrites du concours de l'internat, qui déterminent en grande partie leur future spécialité, doivent se dérouler pendant quatre jours à partir de lundi. Ce concours étant national, toute perturbation dans une des 37 facultés où se déroule l'examen peut entraîner une annulation générale de celui-ci. Le président de l'Association nationale des étudiantes et étudiants en médecine de France, Thibault Patey, a appelé vendredi à la "solidarité étudiante". Tout en affirmant soutenir les "revendications des mobilisations étudiantes", il estime qu'un blocage de ces examens "n'aurait d'impact que sur les étudiants" et provoquerait "une grande détresse"
"Je ne sais pas qui sera assez irresponsable pour bloquer le concours de l'internat", avait réagi vendredi sur franceinfo Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur. "On fera tout pour que ça se passe dans de bonnes conditions", avait-il assuré. En cas d'interruption momentanée, il existe seulement deux journées de secours, selon Isabelle Laffont, doyenne des facultés de médecine.
Une ampleur de la mobilisation incertaine
Les chiffres de la mobilisation mardi seront regardés de près par les différentes parties. Plus de 130 000 manifestants ont été recensés en France par la CGT, jeudi, pour "l'acte 4" de la mobilisation. Le ministère de l'Intérieur a pour sa part décompté 71 500 personnes dans les rues, dont 24 500 à Paris. Deux jours plus tôt, les manifestations avaient rassemblé entre 266 000 à 450 000 personnes dans toute la France. Ces chiffres, s'ils montrent un recul, ne marquent pas l'arrêt du mouvement, assurent les syndicats. "C'est une mobilisation historique", s'était félicitée jeudi Manon Moret, de l'Unef.
Selon elle, le gouvernement reste "dans l'incapacité totale de répondre aux revendications de la jeunesse". L'exécutif communiquait quant à lui vendredi sur une "nette décélération" dans les blocages et rassemblements. Selon le ministère de l'Education, "plus de 96 % des lycées" étaient ouverts vendredi matin.
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Nouvelles manifestations et grèves prévues dans toute la France mardi 13 octobre
Very likely · Within days

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