
Le ministère des Armées a confirmé l'ouverture d'une enquête après la diffusion de photos de soldats posant avec un drapeau de l'ancienne Rhodésie.
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La Rhodésie était un régime sécessionniste dirigé par une minorité blanche jusqu'en 1980, devenu un symbole pour les mouvements suprémacistes.
Des militaires français font l'objet d'une procédure disciplinaire pour avoir posé avec un symbole associé aux mouvances suprémacistes blanches. Cette information du site Mediapart a été confirmée par le ministère des Armées, lundi 24 août, qui brandit la menace de "sanctions disciplinaires sévères" à leur encontre. "Les vérifications conduites ont permis de confirmer et d'identifier les militaires concernés", a poursuivi le ministère. L'identité des militaires concernés n'est pas précisée, pas plus que leur unité d'appartenance.
Selon Mediapart, deux groupes de soldats distincts apparaissent sur des photographies diffusées en ligne autour du drapeau de la Rhodésie, ancien territoire sécessionniste d'Afrique australe dirigé par une minorité blanche jusqu'en 1980. L'un des groupes est composé de militaires du 2e régiment étranger d'infanterie de Nîmes, selon le site, tandis que l'autre réunit des soldats en entraînement aux Emirats arabes unis. "Les premiers éléments de l'enquête permettent de confirmer que les deux événements sont parfaitement disjoints, sans aucun lien, ni entre les protagonistes, ni entre les activités", commente simplement le ministère.
La Rhodésie est le nom porté entre 1965 et 1980 par un régime dirigé par la minorité blanche de l'ancienne colonie britannique de Rhodésie du Sud. Celle-ci avait proclamé unilatéralement son indépendance afin d'échapper à une transition vers le suffrage majoritaire. Le territoire, jamais reconnu par la communauté internationale, a disparu avec l'accession à l'indépendance du Zimbabwe en 1980. Au fil des décennies, les références à la Rhodésie ont été reprises par des groupes et militants suprémacistes blancs – notamment dans les pays anglo-saxons où elles sont associées à une nostalgie de la domination coloniale blanche.
Selon Mediapart, les photographies des militaires français ont notamment été relayées par une page Instagram faisant l'apologie de l'ancienne colonie. Le site rappelle également que le tueur raciste américain Dylann Roof, auteur du massacre de neuf Afro-Américains dans une église de Caroline du Sud en 2015, revendiquait cette référence idéologique dans un manifeste intitulé The Last Rhodesian.
"Les armées françaises ne tolèrent aucune manifestation à caractère raciste, suprémaciste ou extrémiste", commente le ministère des Armées. "Les militaires sont soumis à une exigence particulière d'exemplarité et de neutralité, qui s'applique également à leurs comportements et à leurs publications sur les réseaux sociaux."
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Application de sanctions disciplinaires contre les militaires identifiés.
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