
Des militants d'ultradroite ont défilé lundi soir dans le centre-ville de Lyon après un rassemblement de soutien aux forces de l'ordre et aux commerçants, suscitant la condamnation du préfet et du maire.
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Des rassemblements de soutien aux commerçants et aux forces de l'ordre ont eu lieu à Lyon suite à des tensions et pillages.
Le préfet dit être "furieux de cette volonté de récupération". Des militants d'ultradroite ont défilé dans le centre-ville de Lyon dans la soirée du lundi 19 octobre, après un rassemblement de soutien aux agents des forces de l'ordre et aux commerçants touchés par les pillages du week-end, en marge des manifestations dans de nombreuses villes de France.
Des appels à un rassemblement place Bellecour, en soutien aux commerçants et aux forces de l'ordre, ont circulé dimanche et lundi sur les réseaux sociaux, rapporte Le Progrès. Ses auteurs initiaux sont inconnus. Le défilé "s'est tenu avant l'entrée en vigueur du couvre-feu" qui concernait une partie du centre-ville de la métropole la même nuit, avec "la présence d'élus en écharpe, de commerçants et d'habitants", décrit la préfecture du Rhône dans un communiqué. Environ 500 personnes étaient réunies vers 20 heures, selon les organisateurs.
Ce premier rassemblement s'est "déroulé sans aucun incident" et "s'est dispersé de manière à respecter le couvre-feu", assure le préfet du Rhône, Etienne Guyot. Mais "au moment de la dispersion, des individus identifiés a posteriori comme appartenant à l'ultradroite se sont alors constitués en groupe après s'être mêlés de manière insidieuse au rassemblement pour le récupérer", selon la même source.
Les militants "ont alors emprunté la rue Victor-Hugo en direction de la sortie du périmètre, sortant une banderole, et se sont dispersés aux alentours de 21 heures place Carnot, qui n'est pas comprise dans le périmètre du couvre-feu", relate la préfecture. Et ce malgré l'interdiction des attroupements imposée par la préfecture à partir de 18 heures (le premier rassemblement n'avait pas pu prendre connaissance de l'arrêté compte tenu de sa publication tardive, selon la préfecture citée par Le Progrès).
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, authentifiée par l'équipe des "Révélateurs" de France Télévisions, on entend les militants scander "Avant, avant, Lyon le melhor", cri de guerre historique de la ville devenu cri de ralliement des identitaires lyonnais. L'un d'eux porte un drapeau français sur lequel a été dessinée une croix celtique, un autre symbole récupéré par l'ultradroite. "Aucun trouble à l'ordre public n'était alors signalé dans le court laps de temps de la déambulation de ce groupe", assure Etienne Guyot, qui affirme qu'il "n'acceptera aucune expression qui tombe sous le coup de la loi (…) et tout attroupement qui générerait un trouble à l'ordre public".
"Je condamne fermement ce rassemblement et les slogans haineux qui y ont été scandés", a réagi le maire de Lyon, Grégory Doucet, dans un communiqué. "Alors que Lyon traverse des moments difficiles, nous avons besoin d'apaisement, pas de nouvelles tensions", insiste le maire, pour qui "les règles doivent être les mêmes pour tous".
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