Édouard Philippe s'oppose à la révision de la Constitution proposée par Bruno Retailleau
Le candidat Horizons rejette l'élargissement du champ du référendum à l'immigration et la possibilité de contourner le Conseil constitutionnel.
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Édouard Philippe s'est déclaré opposé à une révision constitutionnelle pour élargir le référendum à l'immigration ou contester le Conseil constitutionnel, rejetant les propositions du candidat LR Bruno Retailleau.
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Why It Matters
Bruno Retailleau propose de réviser la Constitution pour permettre des référendums sur toute question législative, y compris l'immigration, et de contourner le Conseil constitutionnel.
Édouard Philippe s'est dit mardi opposé à réviser la Constitution pour élargir le champ du référendum à des sujets comme l'immigration ou remettre en cause les décisions du Conseil constitutionnel, comme le propose le candidat LR Bruno Retailleau.
«Si je suis comme lui (Bruno Retailleau), assez à l'aise avec l'idée d'utiliser le référendum, je suis moins sensible que lui à l'idée de changer le champ d'application de l'article 11» de la Constitution qui liste les sujets pouvant être soumis à référendum, a déclaré le candidat Horizons sur Franceinfo. Le sujet de l'immigration, «je ne suis pas sûr qu'il soit dans le champ de l'article 11», a-t-il souligné.
Selon la Constitution, l'article 11 permet des référendums «sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation». Bruno Retailleau veut le réviser car il estime que «le peuple français doit pouvoir décider, par référendum, de toute question législative». «Les concepteurs de la Constitution, c'est le général de Gaulle , c'est Michel Debré, ça se respecte», a lancé Édouard Philippe à l'égard du candidat LR.
Bruno Retailleau cherche à «censurer la censure» selon Édouard Philippe
Il a aussi critiqué la proposition de Bruno Retailleau de pouvoir contourner une décision du Conseil constitutionnel par un référendum «pour "censurer la censure"», ce qui reviendrait à mettre la loi au-dessus de la Constitution. «Lorsque j'étais premier ministre, il m'est arrivé de pester intérieurement contre des décisions qu'il (le Conseil constitutionnel ) prenait. Mais, dans notre État de droit auquel je tiens, il faut respecter un certain nombre de règles», a-t-il plaidé. «Ne dénigrons pas un système qui a pour objectif de vérifier que le Parlement écrit bien la loi (...) Je ne crois pas qu'on gagne quoi que ce soit dans la défense de la démocratie à instiller un rapport de défiance avec les juges», a-t-il estimé.
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- Quelle sera la réaction de Bruno Retailleau face à ces critiques ?




