Emmanuel Macron vante le «goût du risque et de l'avenir» des entrepreneurs
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Lors du rassemblement Bpifrance Inno Génération à Paris, Emmanuel Macron a salué l'esprit d'entrepreneur des Français, défendu le bilan de sa politique économique depuis 2017 et appelé à ne pas céder au défaitisme malgré les difficultés, sans évoquer les manifestations lycéennes en cours.
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Why It Matters
Emmanuel Macron s'exprimait lors de l'événement Bpifrance Inno Génération, dédié aux entrepreneurs, dans un contexte de manifestations lycéennes et de débats sur la réforme des retraites suspendue un an auparavant.
Emmanuel Macron a vanté jeudi à Paris «le goût du risque et de l'avenir» des entrepreneurs, et martelé que si la France n'avait pas gagné «toutes les batailles», il fallait continuer à la «moderniser». «On a voulu nous faire croire que le mot d'entrepreneur était un mot anglo-saxon. C'est un mot français que nous ont pris les anglo-saxons», a-t-il lancé lors d'un rendez-vous Bpifrance Inno Génération (BIG), rassemblement européen dédié aux entrepreneurs.
«Ce que vous avez imposé dans le paysage du pays en dix ans, c'est le goût du risque et c'est le goût de l'avenir», a-t-il assuré, dans un discours très offensif, devant un public conquis. Le chef de l'État n'a fait aucune allusion au mouvement des lycéens marqué par de nouvelles manifestations jeudi, et par un appel à une nouvelle journée de mobilisation mardi 13 octobre.
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«Il est difficile de dire que nous vivons dans un monde enthousiasmant», s'est-il borné à dire, en évoquant le «retour des crises en Europe». Emmanuel Macron, qui quittera l'Élysée en mai prochain, s'est aussi livré à un exercice d'autosatisfaction sur le bilan de sa politique économique et sociale depuis 2017.
«Ne pas céder au défaitisme"
Il a vanté un «modèle énergétique fort, le plus décarboné d'Europe», «plus de deux millions et demi d'emplois recréés» ou encore le pays «qui crée le plus de start-up», «qui crée des data centers». «C'est ça, investir. Ce n'est pas un gros mot, investir (..) C'est de dire, je crois plus dans demain que dans aujourd'hui», a insisté Emmanuel Macron. «Au moment où des élites politiques, économiques, où des grands groupes, des start-up, des ETI (entreprises de taille intermédiaire), se mettent à se dire “demain est terrible et je n'y crois plus”, elles ont déjà perdu», a-t-il martelé, réitérant son appel à ne «pas céder au défaitisme».
Tirant le parallèle avec la France, il a concédé : «Oui, on a des faiblesses. Nos finances publiques, un modèle social qui n'est pas assez financé». «Ça ne veut pas dire pour autant qu'il faut rester couché et qu'on est fichu. Il faut se battre, il faut repartir avec de l'énergie». «Est-ce qu'on n'a pas essayé de se battre ces dernières années là-dessus ? Oui. Est-ce qu'on a gagné toutes les batailles ? Non. Mais il faut repartir. Il faut convaincre. Il faut montrer qu'il faut le moderniser. Qu'un pays qui vieillit, c'est aussi une chance», a-t-il dit, un an après la suspension de l'emblématique réforme des retraites.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Le gouvernement continuera à promouvoir l'entrepreneuriat et l'innovation comme piliers de sa politique économique
Likely · Within months
Les manifestations lycéennes pourraient se poursuivre malgré l'absence de mention dans le discours présidentiel
Possible · Within days
Open Questions
- Quelles mesures spécifiques le gouvernement prévoit-il pour soutenir les start-up et les data centers ?
- Comment l'exécutif répondra-t-il à la nouvelle journée de mobilisation lycéenne prévue le 13 octobre ?
- Quel est l'état actuel des négociations sur la réforme des retraites ?







