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Les manifestations du 17 octobre étaient initialement organisées contre la vie chère en France, dans un contexte de tensions sociales et économiques persistantes.
Les condamnations se sont multipliées samedi soir après les scènes de violences et de pillages qui ont secoué plusieurs villes françaises. Mais derrière l’indignation, les responsables politiques s’opposent sur les causes des débordements et leurs responsabilités.
Pour Marine Le Pen, les revendications sociales ont été «prises en otage par l’extrême gauche» et par les discours des députés insoumis. Jordan Bardella dénonce «les professionnels du chaos», Bruno Retailleau (LR) une «violence anti-flic». Édouard Philippe réclame «la plus grande fermeté».
Si Jean-Luc Mélenchon a appelé au calme dans la soirée - «Ceux qui partagent notre combat n’ont rien à faire dans le pillage, le saccage» -, le tient le «commandement aberrant» de la préfecture largement responsable du chaos. Olivier Faure et Marine Tondelier mettent eux aussi en cause la doctrine du maintien de l’ordre. Raphaël Glucksmann regrette que les revendications des manifestants pacifiques soient «assourdies par le fracas des casseurs».
C’est l’une des images les plus saisissantes de la journée. L’hôtel de ville de Limoges, inauguré en 1883, a été ravagé samedi soir par un incendie vraisemblablement criminel, après l’intrusion d’un groupe d’individus en marge de la manifestation, selon la préfecture. Le feu se serait déclaré à l’intérieur avant de gagner la toiture. «Il est en grande partie perdu», a déclaré le préfet de la Haute-Vienne. Des centaines d’habitants ont assisté, désemparés, au brasier. Les images ont été reprises jusqu’aux États-Unis, où le vice-président JD Vance a imputé les violences à l’immigration.
Selon le premier ministre Sébastien Lecornu, qui rencontrait hier soir des CRS mobilisés à Paris, le bilan provisoire de cette journée du 17 octobre est de 1200 interpellations et 150 policiers et gendarmes blessés lors des violences survenues en marge des manifestations. «Il est temps de choisir son camp, soit celui de la République, soit celui des casseurs», a lancé le premier ministre, qui estime qu’un «point de non-retour» a été atteint.
Un peu plus tôt, lors d’un point presse, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait indiqué que deux policiers avaient été transportés inconscients à l’hôpital, l’un d’eux ayant été touché par un pavé.
À Saint-Étienne, un mineur de 17 ans a été «gravement blessé à la main», selon la préfecture de la Loire. Le parquet a ouvert une enquête, confiée à l’IGPN.
Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a demandé aux parquets une réponse judiciaire «extrêmement ferme». Il souhaite que la détention provisoire soit requise contre les auteurs de violences visant les forces de l’ordre, les pompiers, les bâtiments publics et les commerces.
La France se réveille ce dimanche après une journée de mobilisation du 17 octobre contre la vie chère marquée par des scènes de guérilla urbaine et de pillages dans de nombreuses villes. Selon le ministère de l’Intérieur, 550.000 personnes ont défilé samedi, dont 110.000 à Paris. Les organisateurs revendiquent de leurs côtés 800.000 manifestants.
Commerces pillés à Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, Nantes et Nice, mairies prises pour cible à Marseille et Lille, hôtel de ville de Limoges ravagé par les flammes : la journée laisse un lourd bilan.
Dans la soirée de samedi, le premier ministre Sébastien Lecornu a fait état de 1200 interpellations et de 150 policiers et gendarmes blessés. Suivez avec nous dans ce direct l’évolution des bilans, les réactions politiques et les suites judiciaires.
AI outlook — possibilities, not facts
Des poursuites judiciaires seront engagées contre les auteurs des violences, avec des demandes de détention provisoire pour les violences contre les forces de l'ordre
Very likely · Within weeks
Une réforme de la doctrine du maintien de l'ordre sera débattue publiquement
Likely · Within months
Le bilan des blessés parmi les forces de l'ordre pourrait encore augmenter avec l'ouverture de nouvelles plaintes
Possible · Within days

The October 17 rallies in Marseille were marked by chaotic clashes, looting and damage. Between urban violence and demands against rising prices and for ecology, demonstrators and workers are expressing their anger.
Interior Minister Laurent Nuñez defended the police system after demonstrations against the high cost of living punctuated by violence in France, pointing out the responsibility of the ultra-left and deploring looting.

Lamia El Aaraje, first deputy mayor of Paris, deplores a lack of resources for law enforcement after the scenes of looting and unprecedented violence that occurred on the sidelines of a demonstration on Saturday.

Violent incidents broke out during a day of mobilization in France, leaving 1,200 arrested and at least 150 members of the police injured. Town halls, businesses and vehicles were targeted.

Renaissance MP Charles Rodwell pleads with Le Figaro for the return of a Ministry of Immigration and National Identity in order to regain control of migration policy in France.

A mobilization against the high cost of living in France degenerated into intense urban violence on Saturday, leading to 1,200 arrests and at least 150 police officers and gendarmes injured from Paris to Marseille.