
Une cinquantaine de chefs d'établissement envisageraient une mutation ou un départ, selon le syndicat, alors que la date limite des vœux de mouvement est fixée au 8 novembre.
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Le SNPDEN-Unsa est le principal syndicat des chefs d'établissement. Chaque année, les personnels de direction de l'Éducation nationale déposent leurs vœux de mutation sur une plateforme, avec une date limite fixée cette année au 8 novembre. Après trois ans au même poste, ils peuvent demander une nouvelle affectation, et la démarche devient obligatoire au bout de neuf ans dans un même établissement, sauf dérogation.
Dans un climat encore sous tension dans les lycées, le principal syndicat des chefs d'établissement, le SNPDEN-Unsa, s'inquiète de voir un nombre inhabituel de proviseurs envisager de quitter leurs fonctions ou demander une mutation. Son secrétaire général, Bruno Bobkiewicz, a évoqué «une cinquantaine de collègues» dans cette situation, au micro de RTL jeudi 5 novembre. Bien que ce chiffre ne soit qu'une estimation établie par le syndicat à partir d'entretiens réalisés avec des chefs d'établissement, il interpelle Olivier Beaufrere, proviseur et secrétaire national éducation et pédagogique de l'organisation. «On n'a jamais vu ça. Jusqu'à présent, les proviseurs restaient en poste lorsqu'ils approchaient de leur fin de carrière. Aujourd'hui, certains sont prêts à redevenir principaux de collèges (où les élèves ne tiennent pas de blocus, NDLR)», constate-t-il tristement.
Cette première évaluation du SNPDEN-Unsa intervient au milieu des «opérations de mouvement pour la rentrée prochaine». Tous les ans, les personnels de direction de l'Éducation nationale doivent déposer leurs vœux de mutation sur une plateforme. Cette année, la date limite est fixée au 8 novembre. Après trois ans passés au même poste, ils peuvent demander une nouvelle affectation dans leur académie ou ailleurs en France. La démarche devient obligatoire au bout de neuf ans d'exercice dans un même établissement, sauf dérogation. Un proviseur peut ainsi demander à prendre la direction d'un autre lycée, mais aussi d'un collège, et l'obtention d'un poste dépend notamment des places disponibles, du profil des candidats et des besoins du service.
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Sébastien Lecornu réunira lundi à Matignon une «conférence sociale» avec les organisations syndicales et patronales, ont annoncé ses services jeudi au terme d'une journée de manifestations et de grèves sur les salaires et le pouvoir d'achat à l'appel des syndicats.
Cette conférence vise à «apporter des réponses aux questions de pouvoir d'achat et de salaires», précise Matignon dans un communiqué.
En attendant, M. Lecornu a demandé au ministre du Travail Jean-Pierre Farandou «de finaliser d'ici dimanche les concertations qu'il mène depuis plusieurs jours» sur ces sujets, pendant que le ministre de l'Action et des Comptes publics David Amiel «poursuit ses échanges avec les représentants des agents de la Fonction publique», selon la même source.
Les responsables de la CFDT et de la CGT ont à nouveau réclamé jeudi une hausse substantielle du Smic et, au-delà, des augmentations des salaires dans leur ensemble.
Quelque 575.000 personnes, dont 65.000 à Paris, ont manifesté jeudi en France dans 193 cortèges lors de la journée nationale d'action pour les salaires et le pouvoir d'achat à l'appel de l'intersyndicale, a annoncé le ministère de l'Intérieur.
«Le bilan national à 18 heures fait état de 448 interpellations», de «53 membres des forces de l'ordre blessés», de «86 interventions pour incendies», a ajouté le ministère, précisant que le bilan restait «provisoire à ce stade» et serait «consolidé dans les prochaines heures».
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Une conférence sociale se tiendra lundi à Matignon avec les organisations syndicales et patronales pour répondre aux questions de pouvoir d'achat et de salaires.
Very likely · Within days

The Minister of Labor meets the unions before a social conference on the minimum wage. At the Paris job fair, candidates testify to the financial difficulties linked to inflation and the complexity of salary negotiations.

In the third quarter, the basic monthly salary in the private sector fell by 1.1% year-on-year taking into account inflation, according to provisional data from the Ministry of Labor released on Friday.

A vast inter-union social mobilization brought together hundreds of thousands of demonstrators in France to demand increases in wages and purchasing power. Raphaël Glucksmann was attacked in Paris, while the government is preparing a social conference in Matignon.
The inter-union will decide on the follow-up to the social mobilization after the social conference organized on Monday by Matignon. The unions are calling in particular for an increase in the minimum wage and denouncing obstacles to the right to demonstrate.

The Minister of Labor Jean-Pierre Farandou considers it important to cross the bar of 1,500 euros net for the monthly minimum wage, currently at 1,477.93 euros, and says he is in favor of an increase from December 1, with a decision expected next week.

Nearly 1.6 million people marched in France on Thursday November 5 according to the CGT, including 350,000 in Paris, during the national day of action for wages and purchasing power. The Ministry of the Interior counts 575,000 demonstrators, including 65,000 in Paris, with 448 arrests, 53 members of the police injured and 86 interventions for fires.