
Le candidat Place publique/PS critique également Édouard Philippe et défend l'alternative démocratique au RN
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L'article couvre la campagne présidentielle 2027 en France, avec les positions de Raphaël Glucksmann (Place publique/PS), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), Édouard Philippe (Horizons) et Marine Le Pen (Rassemblement national). Le Parti communiste français a sanctionné des députés soutenant Mélenchon plutôt que Fabien Roussel.
L’idée de former une large coalition de Raphaël Glucksmann à David Lisnard avant la présidentielle, suggérée par Emmanuel Macron, «décrédibilise la politique», estime le candidat Place publique/PS, qui ne croit pas que la gauche et la droite soient «solubles l’une dans l’autre». Le président de la République «aurait mieux fait d’organiser un grand moment d’unité nationale après l’attentat raciste de Trappes plutôt que d’imaginer de telles combines politiques», grince Raphaël Glucksmann dans La Tribune Dimanche.
«Soyons sérieux. Comment imaginer une seconde une fusion entre mon projet et celui de David Lisnard ?», très marqué à droite, «cela décrédibilise la politique», juge le candidat. «L’idée que la gauche et la droite sont solubles l’une dans l’autre, je n’y ai jamais cru et je pense que c’est dangereux pour la démocratie, cela pavant la voie aux démagogues et aux populistes», ajoute-t-il.
Raphaël Glucksmann se dit «convaincu au contraire que l’alternative démocratique au RN sera une offre de changement par rapport au double quinquennat d’Emmanuel Macron» et que «c’est notre gauche, démocratique et républicaine, qui proposera cette alternative». Le candidat Place publique/PS critique aussi de récents propos du candidat Horizons Édouard Philippe qui avait parlé d’une «surreprésentation» de la jeunesse «issue de l’immigration» dans les pillages du 17 octobre.
«Pour ma part, je suis Français depuis deux générations. Pourquoi alors M. Philippe ne voit-il pas en moi un +Français issu de l’immigration+ ? La réalité, et tout le monde l’a bien compris, c’est que derrière ces mots ce sont les Noirs et les Arabes qui sont constamment visés, comme si eux étaient condamnés à toujours être +issus de l’immigration+ après deux, trois, quatre ou même cinq générations», affirme Glucksmann. «Il y a une telle domination psychologique de l’extrême droite dans le débat public que nous n’arrivons plus à produire un sursaut républicain commun. La seule manière de gagner face à l’extrême droite n’est pas de les suivre, c’est de mettre une digue», assure-t-il.
Souvent critiqué pour avoir remis en cause la légitimité du président ukrainien Volodymyr Zelensky ou dénoncé les tirs en profondeur des Ukrainiens, le leader Insoumis a évoqué samedi la question sensible du Donbass, une région de l’est de l’Ukraine en grande partie occupée par les Russes.
«Nous n’acceptons pas qu’on envisage une paix avec des concessions territoriales en Ukraine, sans qu’on demande aux populations concernées si elles sont d’accord pour se trouver de ce côté-ci de la frontière ou de l’autre», a-t-il déclaré. «Qui a le droit de savoir si elle (la population) veut être ukrainienne ou russe?», a-t-il questionné, alors que Kiev refuse jusqu’ici officiellement toute concession sur le Donbass.
Dans son discours, Jean-Luc Mélenchon a répété le soutien de son mouvement aux Palestiniens, dont il a de nouveau dénoncé le «génocide» à Gaza, martelant ce terme rejeté par les Israéliens et que d’autres responsables politiques, y compris à gauche, refusent d’employer. «On agira frontalement au secours des Palestiniens, non seulement contre le génocide à Gaza mais contre l’annexion progressive de la Cisjordanie», a-t-il dit.
«Les navires français, comme ceux de l’Italie et de l’Espagne, s’il le fallait, escorteront les flottilles de citoyens mobilisés pour faire valoir les droits» des Palestiniens, a-t-il poursuivi. «Nous n’acceptons pas l’annexion progressive de la Cisjordanie, ni du Sud-Liban, ni du plateau du Golan. Et nous organiserons concrètement la mobilisation contre l’extension des cruautés aux communautés chrétiennes assiégées et persécutées en Palestine et au Liban», a-t-il ajouté.
Jean-Luc Mélenchon a évoqué la révolution de l’intelligence artificielle. «La bulle des investissements dans l’intelligence artificielle, qui éclate déjà en ce moment même. Tout cela va effondrer le système financier international. Pendant cette crise, et dès maintenant, il faut démanteler les citadelles. Toutes les citadelles de ce système pourri !»
«Et pendant ce temps… Et pendant ce temps, les droites, que proposent-elles ? Eh bien, comme elles n’ont pas d’autres idées que celles, en général, des partis du portefeuille, ils proposent la répétition des recettes libérales qui ont déjà mis tout le pays en impasse et en colère. Et avec ça, les donneurs de leçons, qui venaient la mine effarée à la précédente élection présidentielle, me regardant et me grondant : “Vous allez faire 100 milliards de déficit !” Ils en ont fait 1 200 milliards et personne n’en a vu la couleur.»
Sus à l’esprit de défaite. «La lutte paie ! Orbán a été battu en Hongrie ! Vučić a été battu en Serbie ! Trump a été battu aux États-Unis d’Amérique. Bolsonaro a été battu au Brésil ! Vive Lula !», a lancé Jean-Luc Mélenchon depuis son meeting au Bourget (Seine-Saint-Denis). «À notre tour de changer l’Histoire ! (…) À bas la résignation des battus d’avance !» En progression dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon est annoncé possiblement au second tour. En revanche, il est largement battu dans tous les cas de figure, face à Edouard Philippe comme face à Marine Le Pen.
«D’après leur boule de cristal, nous serions battus d’avance au deuxième tour», a-t-il ajouté plus tard dans son discours. «Oui, c’est ce qu’on avait dit à Lula aussi. On finit par se demander si cet argument n’est pas un prétexte pour ne pas nous aider à ne pas faire le meilleur score possible au premier tour.» Jean-Luc Mélenchon a alors évoqué 2022 et son faible écart avec Marine Le Pen au soir du premier tour. «Faites ce que vous voulez, mais nous allons nous battre jusqu’à la dernière seconde et à la fin, nous allons gagner !»
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Le Conseil national (parlement) du Parti communiste a fait savoir samedi que tout adhérent qui soutiendrait un autre candidat que le dirigeant du mouvement Fabien Roussel se mettrait «de lui-même en dehors du parti». Cette décision vise les quatre députés communistes, dont leur chef de file Stéphane Peu, qui ont annoncé vendredi soutenir la candidature du leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.
Outre les députés communistes (Stéphane Peu, Nicolas Sansu, Elsa Faucillon et Soumya Bourouaha), cinq élus ultramarins avaient annoncé leur soutien à Jean-Luc Mélenchon.
«Par respect de la vie démocratique de notre parti», tout adhérent «se doit de respecter le choix majoritaire», estime l’instance communiste dans un communiqué.
Début septembre, les militants du PCF avaient voté à 72% pour soutenir la candidature à l’Elysée du secrétaire national du parti Fabien Roussel, qui avait été reconduit dans ses fonctions en juillet.
Si les Français avaient à choisir entre «la droite extrême» de Marine Le Pen et «la gauche radicale», «on aurait les deux durablement», a mis en garde samedi Édouard Philippe, qui a attaqué la «vision communautariste» et «l’économie administrée» de Jean-Luc Mélenchon.
«Aujourd’hui, l’élection présidentielle, c’est une polarisation progressive» entre «la candidate de la droite extrême et les candidats de la gauche radicale», où «tout ce qui est perçu comme étant au milieu est sommé d’avoir à choisir entre l’ordre et le chaos», a expliqué le candidat Horizons lors d’une réunion publique à La Ciotat (Bouches-du-Rhône).
Mais «une France dans laquelle il faudrait choisir entre la droite extrême et la gauche radicale, c’est une France dans laquelle on aurait les deux et durablement», a-t-il mis en garde.
Dans cette «opposition» RN-LFI, Édouard Philippe a expliqué voir «beaucoup de points communs», notamment «une détestation de la construction européenne» et la volonté de «sortir de l’Otan».
L’ancien Premier ministre a ensuite attaqué M. Mélenchon, qui présente son programme samedi. «Je ne sais pas si j’ai envie d’une nouvelle France» car «je crois profondément à l’universalisme républicain», a-t-il dit, reprochant au candidat insoumis de tenir «des positions qui reposent sur une vision communautariste des choses».
Le programme de La France insoumise «n’est pas un projet pour redresser le pays» mais un «projet de démantèlement de la France», a accusé samedi sur X Marine Le Pen, après la publication d’une version actualisée du projet de Jean-Luc Mélenchon.
«Le programme de La France insoumise n’est pas un projet pour redresser le pays. C’est un projet de démantèlement de la France. Il pousse jusqu’à son terme la logique de déconstruction engagée par Emmanuel Macron depuis son arrivée au pouvoir», affirme la candidate du Rassemblement national, voyant une continuité entre l’action de l’ancien président de la République et le projet de la gauche radicale.
Marine Le Pen pointe une «accumulation de mesures dangereuses», du «rétablissement du droit du sol intégral, y compris à Mayotte» au «démantèlement de la BAC et (au) désarmement des polices municipales» en passant par une «politique de décroissance» et la «fermeture progressive de nos centrales nucléaires».
Ce «projet qui désarme, qui renonce, qui décroche et qui divise (...) ne prépare pas l’avenir de la France : il organise son affaiblissement et son effacement», assène la candidate d’extrême droite.
Après Clermont-Ferrand le mois dernier et avant Le Havre le mois prochain, La France insoumise effectue ce week-end un retour en région parisienne, là où elle est le plus implantée, avec ce meeting au Parc des expositions du Bourget, en Seine-Saint-Denis. Vendredi, 17.000 militants étaient inscrits pour cet événement. Jusqu’à 20.000 personnes attendues au total.
Samedi, avec ce meeting, «nous avons trois objectifs: la démonstration de la force et de la dynamique de notre campagne, la mise en valeur de notre équipe et la présentation de notre programme», explique à l’AFP le coordinateur de LFI et directeur de campagne, Manuel Bompard.
Car cet événement suit la sortie en librairie vendredi du programme présidentiel des Insoumis, la nouvelle version de «L’Avenir en commun», forte de 1069 propositions.
Et le mouvement de gauche radicale, toujours féru d’innovations technologiques, entend donner à voir de manière originale à quoi ressemblerait leur programme appliqué.
«On diffusera un court-métrage, entre fiction et réalité, avec des passages entre la scène et l’écran, pour montrer comment L’Avenir en commun va changer la vie des gens», indique l’entourage de Jean-Luc Mélenchon à l’AFP.
AI outlook — possibilities, not facts
Jean-Luc Mélenchon pourrait atteindre le second tour de la présidentielle 2027 selon les sondages mentionnés
Possible · Within months
Le Parti communiste français pourrait exclure les quatre députés ayant soutenu Mélenchon
Likely · Within days

Donald Trump orders the Justice Department to investigate Democratic threats of impeachment, which he calls “blackmail,” after the Democratic victory in the midterm elections gave them control of Congress.

Raphaël Glucksmann rejects the idea of a coalition with David Lisnard suggested by Emmanuel Macron, judging that it discredits the policy. Jean-Luc Mélenchon presents his program at Le Bourget, denounces the “genocide” in Gaza and predicts the bursting of the artificial intelligence bubble. The PCF threatens with exclusion the deputies supporting Mélenchon, while Édouard Philippe warns against polarization between extreme right and radical left.

Donald Trump has offered the post of White House spokesperson to Dana White, boss of the UFC and close to the Republican president, aged 57. The announcement was made on Truth Social, four days after the Republican defeat in the midterm elections. The position has been vacant since the ouster of Katie Zacharia on October 16.
Israeli President Isaac Herzog invited Gadi Eisenkot, head of the opposition bloc to outgoing Prime Minister Benjamin Netanyahu, to form the next government on Sunday at 5 p.m. at the presidential residence, according to a presidential statement released Saturday evening.
Israeli President Isaac Herzog will officially task opposition bloc leader Gadi Eisenkot with forming the next government on Sunday at 5 p.m. Supported by the Arab parties Joint List and Raam, Eisenkot appears to be in the best position after the elections of October 27. Outgoing Prime Minister Benjamin Netanyahu warns against a government dependent on Arab parties, which he describes as supporters of terrorism.

Édouard Philippe is launching his presidential “Grand Tour” in La Ciotat, with around twenty stages in thirteen regions between now and the end of the year. The same day, Jean-Luc Mélenchon promised to “change everything” at Le Bourget in front of more than 3,000 supporters, during a day of social mobilization.