
Quinze jours après le début du mouvement lycéen, le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray a annoncé l'envoi de plusieurs milliers d'enseignants remplaçants dans les établissements les plus touchés par les absences, tandis qu'un incident au lycée de Belfort involving un tir de mortier d'artifice a entraîné un droit de retrait des enseignants et une enquête pour violences dans un établissement scolaire.
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Le mouvement lycéen a débuté il y a quinze jours et a connu son «acte IV» ce jeudi, avec une forte mobilisation nationale. Les revendications portent notamment sur les remplacements d'enseignants absents, un problème récurrent à chaque rentrée scolaire.
Voici donc enfin les premières «mesures concrètes», pour reprendre les mots du ministre de l’éducation nationale. Quinze jours après le début du mouvement, qui a fêté ce jeudi son «acte IV» sur fond de forte mobilisation, Édouard Geffray a détaillé son «plan d’urgence» sur les remplacements des enseignants. L’une des revendications des lycéens. Parmi tant d’autres.
Invité du «20 Heures» de TF1, il a annoncé face à Gilles Bouleau que «plusieurs milliers» d’enseignants allaient rejoindre «dans les prochaines heures» les établissements les plus touchés par les absences de professeurs. Parmi eux, 114 lycées classés «rouge» et 400 classés «orange». Soit 514 établissements sur lesquels les remplacements seront concentrés. Comment va-t-il s’y prendre et comment expliquer cette mesure si tardive, alors que le non-remplacement des enseignants agite chaque rentrée scolaire ?
«Grâce à un logiciel» que le ministre explique avoir demandé il y a un an, et qui devait être effectif début novembre. Il permet, explique-t-il, d’identifier les établissements les plus touchés et d’y envoyer quelque 3000 remplaçants jusque-là «mal affectés». En d’autres termes, mettre en lien l’offre avec la demande. Voilà qui dit beaucoup de la capacité de l’Éducation nationale à gérer ses personnels.
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Des enseignants d’un lycée de Belfort ont exercé jeudi leur droit de retrait après qu’un mortier d’artifices a été tiré dans le hall de l’établissement en présence d’élèves et de professeurs, a-t-on appris de sources concordantes.
«Notre droit de retrait, c’est parce qu’on se sent en danger et on sent que nos élèves le sont», a dit à l’AFP Benoît Guyon, professeur de sciences économiques et sociales au lycée Courbet. Selon cet enseignant, également représentant syndical SNES-FSU, «au moins un tiers» des professeurs ont cessé le travail, à cause d’un «sentiment grandissant de ne plus être en sécurité au lycée».
L’incident, survenu vers 10h15, «a mis directement en danger la sécurité des élèves et des professeurs» et l’établissement «a été évacué dans le calme», a indiqué la préfecture du Territoire-de-Belfort dans un communiqué.
La police s’est rendue sur place, puis «les cours ont repris» et un «accompagnement psychologique» a été mis en place pour «rassurer les jeunes», a-t-on ajouté de même source. Le rectorat, de son côté, a «condamné fermement» ces faits.
Selon le procureur de Belfort, Paul-Edouard Lallois, qui a ouvert une enquête pour «violences dans un établissement scolaire», le tir provenait de l’intérieur du lycée, depuis une coursive du 2e étage. L’hypothèse privilégiée par les enquêteurs est celle d’un tir émanant d’un élève, mais celui-ci n’a pas été identifié. Le mortier, qui visait le hall d’entrée, a explosé dans le dos des élèves présents mais «n’a touché personne», a précisé à l’AFP le magistrat.
Retour en classe ou poursuite des blocages ? L’incertitude demeure vendredi sur la suite du mouvement lycéen, alors que les organisations appellent à un «acte V» mardi et que gouvernement et représentants de la jeunesse ont convenu de poursuivre leurs discussions d’ici là.
À l’issue d’une nouvelle journée de mobilisation nationale un peu moins suivie que les précédentes, l’intersyndicale étudiante et professionnelle a appelé jeudi à une nouvelle journée de rassemblements et de grève le 13 octobre.
Les appels à poursuivre le mouvement ont également été relayés par les représentants lycéens reçus par les ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur.
Au total, 71.500 personnes ont manifesté jeudi en France, dont 24.500 à Paris, a indiqué le ministère de l’Intérieur. Selon le ministère, «environ 96% des établissements (étaient) ouverts» et 157 lycées (sur 3700) fermés à la mi-journée.
AI outlook — possibilities, not facts
Le mouvement lycéen poursuivra ses actions avec un «acte V» mardi prochain
Likely · Within days
Une enquête sera menée pour identifier l'auteur du tir de mortier d'artifice au lycée de Belfort
Very likely · Within weeks

The Minister of National Education, Edouard Geffray, announced the deployment of 3,024 replacement teachers in the most critical high schools, identified using new software.

The Minister of National Education Édouard Geffray announced the assignment of 3,000 replacement teachers to high schools where the situation requires it, while more than 130,000 demonstrators were recorded by the CGT during a student mobilization, with 504 arrests and nearly 50 injured among the police.
Faced with the mobilization of high school students, the government announced the deployment of 3,000 replacement teachers in priority establishments, additional recruitment and new financial resources, estimated at several tens of millions of euros for 2026, while consulting students on the 2027 national education budget.

An intelligence note from the Paris police headquarters indicates that the blockades of high schools have their origins in the exploitation of student union structures and movements close to the extreme left, in particular LFI, according to an exclusive document. Furthermore, the Grand Mosque of Paris criticizes CNews and the whistleblower Chawki Benzehra in a press release, while Nathanaël Combary, president of the board of directors of Renouveau lycéen and member of Renaissance, is targeted by accusations from Jean-Luc Mélenchon concerning his political commitments.

The Minister of Education Édouard Geffray announced the imminent presentation of an emergency plan to compensate for the non-replacement of absent teachers, thus responding to the concerns of mobilized high school students.

Unable to obtain a place in psychology or law via Parcoursup, high school graduate Lina Nadjem works in the meantime, while other students go into exile in Belgium. The ministry promises proposals by October 20.