EN DIRECT Mobilisation du 17 octobre : Le cortège s'est élancé à Paris, 133 interpellations à 14 heures...
Des manifestations émaillées d'incidents à Paris, Lyon, Marseille et Bordeaux, tandis que le gouvernement appelle à l'apaisement.
Quick Look
- Des manifestations contre la vie chère ont donné lieu à des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre dans plusieurs grandes villes françaises.
- Des dégradations ont été signalées, notamment à Lyon et Marseille, malgré les appels au calme du gouvernement.
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Why It Matters
Une journée nationale de mobilisation contre la vie chère a été organisée à travers la France. Le mouvement rappelle les mobilisations des gilets jaunes de 2018.
Une cellule interministérielle de crise doit se réunir à nouveau à 17 heures pour faire un point sur la situation.
La candidate du Rassemblement national à la présidentielle Marine Le Pen a déploré samedi que « les revendications sociales légitimes » des manifestants du 17 octobre « ont une nouvelle fois été prises en otage par l'extrême gauche », visant particulièrement son adversaire LFI Jean-Luc Mélenchon.
« Les revendications sociales légitimes ont une nouvelle fois été prises en otage par l'extrême gauche et les discours des députés de Jean-Luc Mélenchon qui, en légitimant la violence, en considérant l'ordre comme une oppression et le désordre comme un droit, cherchent à précipiter le pays dans le chaos », a-t-elle assuré sur X.
Les forces de l’ordre ont utilisé des canons à eau et noyé les lieux dans un épais nuage de gaz lacrymogène pour repousser les éléments radicaux à Bordeaux, qui élevaient des barricades un peu plus loin, le cortège des manifestants ayant pu reprendre son défilé.
Boris, agent de maintenance dans le médico-social, était « gilet jaune » dès l’acte I en 2018. Il est heureux de voir le mouvement renaître. « Quand ça s’est arrêté en 2019-2020, on s’est pris un coup derrière la tête. Les lycéens nous ont montré que la lutte n’était pas finie. Il faut aussi la poursuivre pour eux, c’est un motif d’espoir. »
Le leader de La France insoumise et candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon a dénoncé sur X les « images de violence » diffusées en continu par les chaînes d'info alors que « des dizaines de milliers de gens » défilent « calmement » dans les rues samedi.
Le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), a « demandé des comptes » sur l’organisation du maintien de l’ordre en marge des manifestations samedi dans la ville, après des incidents, dont l’intrusion de « casseurs » dans la mairie. « Je demande des comptes, parce que je ne vais pas laisser les choses en l’état. Je veux savoir ce qui s’est passé. Je veux savoir pourquoi, dans cette ville, des gens ont pu impunément casser », a déclaré le maire lors d’un point presse à la mairie.
La police a fait usage d’un canon à eau à Lyon face à des manifestants et des individus cagoulés réunis dans le cadre du mouvement « contre la vie chère ».
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a estimé sur X que « seuls les professionnels du chaos » étaient dans les rues samedi et pas « la France du travail », alors que de vives tensions ont éclaté en marge de plusieurs cortèges.
Une antenne de l'office de tourisme de Lyon a été saccagée et incendiée samedi en marge du mouvement contre « la vie chère ». L'incendie volontaire est survenu sur un côté de la place Bellecour où des groupes de jeunes cagoulés lançaient des projectiles et des mortiers d'artifice contre les forces de l'ordre.
Plus de 3.000 personnes ont manifesté samedi à Tunis contre la vie chère et pour réclamer le respect des libertés à l'appel de plusieurs organisations, dont la centrale syndicale UGTT, et des partis d'opposition.
La manifestation annoncée à Bordeaux dans le cadre de la mobilisation du 17 octobre a dégénéré rapidement samedi après-midi en affrontements entre individus radicaux et forces de l'ordre. Un cortège impressionnant de plusieurs milliers de personnes, mêlant étudiants, militants politiques et syndicaux et agriculteurs à de nombreux individus vêtus de noir et cagoulés, s'est élancé avant l'heure.
Les forces de l’ordre ont eu recours à un canon à eau samedi à Paris pour repousser des manifestants aux abords de la place de la République. Avant cela, elles avaient fait usage de gaz lacrymogène pour répondre à plusieurs centaines de manifestants, pour la plupart masqués et vêtus de noir, dont certains tiraient des mortiers d’artifice.
La préfecture de police de Paris a interdit, vendredi, les rassemblements et manifestations non déclarés dans plusieurs secteurs sensibles de la capitale. Les autorités ont par ailleurs modifié les itinéraires des deux principaux cortèges pour des raisons de sécurité.
Emmanuel Macron a lancé vendredi, depuis Bruxelles, un appel « au calme et au respect ». Le président de la République a rappelé que le droit de manifester devait s’exercer dans le respect des personnes et des biens, sans « insulter » ni « casser ».
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Réunion de la cellule interministérielle de crise à 17 heures.
Very likely · Within hours
Open Questions
- Quel sera le bilan définitif des interpellations ?
- Quelles mesures gouvernementales seront annoncées après la cellule de crise ?



