EN DIRECT Mobilisation du 17 octobre : Un manifestant a eu la main arrachée par une grenade policière à Saint-Etienne...
Des heurts éclatent dans plusieurs grandes villes françaises lors de manifestations contre la vie chère, marquées par des dégradations et des blessés.
Quick Look
- Des manifestations contre la vie chère ont dégénéré en violents affrontements entre manifestants et forces de l'ordre dans plusieurs villes françaises, dont Paris, Bordeaux, Nantes et Rennes.
- Des pillages, dégradations et blessés graves ont été signalés.
AI-generated summary
Why It Matters
Une journée de mobilisation nationale contre la vie chère a été organisée le 17 octobre, impliquant divers syndicats et mouvements sociaux.
A Caen, « des groupes d’individus violents se sont livrés à des pillages et à des dégradations », a indiqué sur X la préfecture du Calvados.
A Nantes, le cortège s’est arrêté près de la cathédrale quelques minutes après son départ, sous de premiers tirs de feux d’artifice et de gaz lacrymogène. Manifestants et forces de l’ordre se sont fait face pendant plus d’une heure et demie, avec des charges des CRS, des grilles de chantier déplacées et des projectiles volant vers les forces de l’ordre, avant que le rassemblement ne soit repoussé dans des rues adjacentes. La foule s’est reformée dans le centre-ville en fin d’après-midi, avec de nouveaux affrontements entre forces de l’ordre et manifestants. Plusieurs magasins ont été vandalisés en marge du rassemblement.
A Rennes, plusieurs dizaines d’individus vêtus en noir ont lancé des projectiles, comme des pavés ou des morceaux de grilles sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec du gaz lacrymogène et un canon à eau. Depuis, des affrontements se succèdent dans les rues à proximité de la place de la République, rendant la situation confuse. Vers 16h30, une agence immobilière a été prise pour cible avec sa vitrine brisée et ses fauteuils sortis sur la chaussée, avant qu’une agence Orange et un opticien soient à leur tour attaqués.
La préfecture de la Loire a confirmé qu’un « jeune majeur » d’une vingtaine d’années avait été « gravement blessé à la main », sans autre précision. Le blessé a été transporté au CHU de Saint-Etienne, ont précisé des membres du personnel médical de la manifestation qui l’ont pris en charge. La main droite de ce jeune travailleur était en lambeaux et il a expliqué avoir ramassé cette grenade avant qu’elle n’explose, selon eux.
Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a condamné « fermement » les « dégradations » et « actes de casse » observés samedi dans la capitale, alors que « la grande majorité des manifestants » souhaitaient « défiler dans le calme ». « Ces actes de casse détournent l'attention des revendications des lycéens », présents dans la rue aux côtés d'étudiants, de gilets jaunes et de divers militants, « et nuisent à l'image de leur mobilisation », déclare l'édile dans un entretien à Ouest-France. « Mais je veux également le dire avec la même fermeté : aucune mobilisation ne doit être un prétexte à des violences contre les manifestants », poursuit-il.
Plusieurs magasins ont été pillés dans le centre-ville de Lyon, rapportent nos confrères de Lyon Mag.
Des manifestants affrontent les forces de l’ordre sur l’avenue Jean Médecin à Nice, rapporte Ici Azur.
En marge de la mobilisation du 17 octobre à Grenoble, des casseurs ont pris pour cible l'agence BNP Paribas du cours Lafontaine, rapporte Le Dauphiné Libéré. Les protections installées ont cédé sous les assauts, avant que le groupe ne soit dispersé.
«Plus de 500.000 » personnes ont participé aux actions et défilés organisés partout en France samedi contre la « vie chère », selon la CGT, qui a appelé le gouvernement à « arrêter de réprimer » après les affrontements observés entre manifestants et forces de l'ordre. « Le gouvernement doit arrêter de réprimer et répondre immédiatement aux revendications sociales », a indiqué le syndicat.
Un manifestant a eu la main arrachée samedi à Saint-Etienne par une grenade policière lancée par les forces de l’ordre, a-t-on appris auprès d’une source proche du dossier. Selon les premiers éléments, le manifestant aurait ramassé à la main la grenade, dont le modèle n’a pas été communiqué par cette source.
La manifestation organisée pour la mobilisation du 17 octobre a dégénéré en violentes émeutes samedi à Bordeaux, avec des affrontements entre éléments radicaux et forces de l’ordre, des commerces pillés et de nombreuses dégradations. Le cortège de plusieurs milliers de personnes (7.000 selon la préfecture de Gironde), parti en début d’après-midi, mêlait lycéens, étudiants, militants politiques et syndicaux, agriculteurs à de très nombreux individus vêtus de noir et cagoulés, scandant des slogans hostiles aux forces de l’ordre.
La patronne des Ecologistes Marine Tondelier, elle aussi présente dans la manifestation parisienne, a également appelé le gouvernement à « revoir » sa doctrine du maintien de l’ordre qui, à ses yeux, met en danger « manifestants et policiers ». « Quand on n’appelle pas les forces de l’ordre à la retenue, quand on les appelle même plutôt implicitement à l’inverse, on produit une flambée de tensions », a ajouté la cheffe de file des Verts.
Jean-Luc Mélenchon a fustigé la stratégie du maintien de l’ordre à Paris. Dans la capitale, « l’affrontement semble être le but de cette stratégie de "maintien de l’ordre". Lamentable », a commenté sur X le leader insoumis, présent dans le cortège, accusant le préfet de police d’avoir « organisé le désordre ».
«Je fais des manifestations depuis que je suis gamine, je n’ai jamais vu ce qui s’est passé à Paris », a déclaré sur BFMTV la députée « Écologiste et Social » de Paris, Sandrine Rousseau. « Il y a eu des scènes inadmissibles en démocratie », a déploré Sandrine Rousseau avant d’appeler « au calme les policiers ».
Des heurts ont éclaté place de Jaude à Clermont-Ferrand en marge de la manifestation de ce samedi 17 octobre, rapporte La Montagne.
La CRS 8, spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, a été déclenchée à Paris, apprend l’AFP d’une source proche du dossier.
De violents affrontements entre plusieurs centaines de manifestants et des CRS ont lieu depuis 14 heures dans le centre-ville de Lille, avec tirs de feux d’artifice, pavés et bouteilles en verre contre les forces de l’ordre, lesquelles ripostent avec des charges et des tirs de gaz lacrymogène. Un cortège pacifique de manifestants, retardé par les heurts à proximité, a lui commencé à défiler vers 15 heures. Par ailleurs, des manifestants ont cassé des vitres du collège Franklin, à quelques mètres de l’hôtel de ville.
Plusieurs véhicules ont été incendiés à proximité de la place de la République à Paris, comme le montrent les images postées sur le réseau social X par le journaliste indépendant Luc Auffret.
Un cortège sauvage, c'est-à-dire non déclaré, a été « refoulé » par les forces de l'ordre alors qu'il se dirigeait samedi vers le palais de l'Elysée, a annoncé la préfecture de police (PP). Les forces de l'ordre ont refoulé ce cortège à l'angle de la rue Boissy d'Anglas et de l'avenue Gabriel.
Au Mans, des manifestants ont cassé une porte pour entrer dans la gare. Les forces de l'ordre ont utilisé du gaz lacrymogène pour les repousser, rapporte Le Maine Libre.
Open Questions
- Bilan définitif des arrestations et des blessés
- Évolution de la doctrine de maintien de l'ordre



