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EN DIRECT - Mobilisation du 5 novembre : de 500.000 à 700.000 manifestants attendus ce jeudi en régions
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EN DIRECT - Mobilisation du 5 novembre : de 500.000 à 700.000 manifestants attendus ce jeudi en régions

Suivez en direct les derniers préparatifs et réactions politiques à la veille de la journée de mobilisation intersyndicale.

Quick Look

  • À la veille d'une journée nationale d'intergrève et de manifestations prévue le 5 novembre, syndicats et préfectures s'opposent sur les tracés des cortèges.
  • Le gouvernement déploie d'importants dispositifs de sécurité face aux risques de débordements.

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Why It Matters

Les syndicats appellent à une journée de mobilisation intersyndicale pour les salaires, les retraites et les services publics, faisant suite à de précédentes manifestations.

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Les huit syndicats ayant appelé à manifester à Toulouse jeudi ont annoncé mercredi maintenir l’itinéraire dans le centre-ville, contre l’avis de la préfecture, qui a pris un arrêté interdisant ce tracé. «Nos revendications sont toujours les mêmes et sont plus que jamais d’actualité. C’est pourquoi, pour nos salaires, nos retraites, pour la jeunesse et les services publics, nous maintenons notre appel à manifester pacifiquement ce jeudi 5 novembre à 14h00, place Saint-Cyprien», écrit l’intersyndicale dans un communiqué.

Les syndicats CGT, FO, CFDT, CFE-CGC, Unsa, FSU, Solidaires et CFTC annoncent également le dépôt d’un recours en référé contre l’arrêté d’interdiction pris la veille par la préfecture de Haute-Garonne. Les organisateurs avaient déposé lundi une déclaration de manifestation entre le quartier Saint-Cyprien et les allées Jean-Jaurès, un parcours traditionnel pour les manifestations sociales de la ville rose.

Mais la préfecture a fermement écarté l’hypothèse d’un parcours dans le centre, expliquant mardi soir dans un communiqué qu’il «ne permet[trait] pas, dans le contexte actuel de fortes tensions, de garantir que la liberté de manifester puisse être conciliée avec la sécurité des manifestants ainsi que la protection des personnes et des biens autour de l’itinéraire envisagé». Les services de l’État ont donc proposé, en guise de tracé alternatif, une boucle autour du quartier excentré des Arènes, où des incidents sont survenus lors de récentes manifestations, mais n’approchant pas du centre historique et commerçant de Toulouse.

Alors qu’une pétition réclamant la fermeture de la chaîne CNews a dépassé les 800.000 signatures, Marine Le Pen a salué l’existence de la chaîne, la seule selon elle à évoquer l’agression de jeunes catholiques à Rouen, accompagnée selon eux d’insultes comme «sale blanc» et «sale facho».

«Quoi qu’on puisse en penser, heureusement que CNews existe pour évoquer l’agression de jeunes catholiques à Rouen au cri de “sale blanc” et “sale facho”, manifestation d’un racisme anti-Blancs dont quasiment aucun autre média n’a parlé. Refuser de parler et de condamner tous les racismes, c’est refuser de condamner le racisme», a écrit la candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle.

Selon nos informations, la ville de Marseille se prépare pour la journée de demain avec un dispositif policier renforcé. Sept compagnies de CRS seront présentes. Un engin lanceur d’eau, deux Centaure de gendarmerie et trois pelotons de gendarmerie mobile viendront en renfort.

Il y aura 10 unités de force mobile (UFM) dans la deuxième ville de France. À titre de comparaison, seule la ville de Paris aura plus d’effectifs policiers avec pas moins de 18 compagnies de CRS. D’autres villes comme Nantes, Bordeaux ou Rennes n’en auront que deux.

Par Nicolas Farmine, à Marseille

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a demandé mardi aux préfets et responsables de sécurité de prévoir des «dispositifs robustes» pour la journée «sensible» de manifestation jeudi, selon un télégramme consulté par l’AFP. «Les journées du 17, puis du 24 et du 31 octobre ont vu, en de nombreuses villes du territoire national, des groupes massifs d’individus, extrêmement mobiles, s’attaquer aux lieux de pouvoir, piller de nombreux commerces et s’en prendre aux forces de l’ordre», explique le ministre en préambule, avant de rappeler que la journée du 5 novembre «fait l’objet de nombreux appels à manifester dans le cadre d’une journée nationale d’action intersyndicale».

Pour éviter des débordements, tels que les dégradations, violences et pillages à un niveau d’intensité inédit du 17 octobre, Laurent Nuñez a donc demandé aux préfets de «travailler dans le même esprit que pour les journées du 24 et 31 octobre» avec la mise en place de «dispositifs opérationnels robustes, agiles et réactifs», avec des effectifs de police et de gendarmerie renforcés «pendant cette journée sensible».

Ils sont également invités à prendre «toute mesure de police administrative contribuant à garantir que les manifestations qui se dérouleront le soient dans le calme et sans heurts», comme les interdictions de manifester en centre-ville, des arrêtés autorisant le recours aux drones ou l’interdiction de port d’armes et d’équipements de protection.

À la veille d’une grande journée de mobilisation jeudi 5 novembre, l’intersyndicale a tenu une conférence de presse ce mercredi. «On est dans une phase de répression et d’interdiction de manifestation inédite», a dénoncé [Nom manquant], secrétaire confédérale de la CGT. «On avait déjà constaté une première bascule extrêmement grave dans les mouvements contre la réforme des retraites en 2023», a-t-elle ajouté.

Les syndicats pointent du doigt «des entraves à la liberté de se mettre en grève», en citant l’exemple de la RATP où, selon eux, les salariés souhaitant se mettre en grève «sont obligés d’envoyer un courrier recommandé à leur employeur».

Ils dénombrent «plus de 1500 appels à la grève» lors de cette journée de mobilisation qui doit rassembler salariés du privé et du public et retraités, pour les emplois, les salaires, les services publics, l’industrie.

À lire aussi Grève du 5 novembre : TGV, TER, RER… À quoi faut-il s’attendre dans les transports ?

Deux semaines avant que Marine Le Pen présente sa réforme des retraites, censée rétablir un âge légal à 62 voire 60 ans, Jordan Bardella indique dans son nouveau livre «Gouverner» paru mercredi que le Rassemblement national entend «renforcer les conditions de validation d’un trimestre». La quadruple candidate à l’Élysée a prévu de détailler son projet le 17 novembre. Mais son dauphin, promis à Matignon en cas de victoire, en dévoile déjà la clé : augmenter la «durée de cotisation effective» plutôt que de relever l’âge légal.

En d’autres termes, il faudra travailler plus pour valider un trimestre. Actuellement, il suffit d’un revenu équivalant à un smic mensuel brut, de sorte que «quatre trimestres peuvent être validés sans avoir travaillé douze mois dans l’année», observe Jordan Bardella dans son ouvrage. Le président du RN préconise de «rapprocher la validation des trimestres de la réalité du travail et des cotisations versées», afin que la durée d’activité corresponde davantage aux 40 à 42 annuités requises pour une pension à taux plein.

Si l’idée consiste à «renforcer progressivement les conditions de validation d’un trimestre», des exceptions seront faites pour «préserver les périodes liées à la maternité, à la maladie, au handicap ou aux accidents de la vie», mais aussi «maintenir les facilités de départ pour les carrières longues», précise-t-il. Cette mesure est présentée comme «un compromis juste», à la fois «exigeant et protecteur».

Le président du Rassemblement national Jordan Bardella accuse, dans son nouveau livre Gouverner paru mercredi, Jean-Luc Mélenchon et ses soutiens d’être «des promoteurs du déracinement et du remplacement» du «peuple historique» français par «un autre peuple» issu de l’immigration. Promis à Matignon en cas de victoire de Marine Le Pen à la présidentielle, Jordan Bardella consacre un chapitre de son ouvrage au candidat Insoumis à l’Élysée et à son concept de «Nouvelle France».

Jordan Bardella estime d’abord que «le dirigeant de LFI mise sur les grandes métropoles et les banlieues islamisées pour consolider son implantation» et lui reproche de «s’arroger le rôle d’ayatollah d’un électorat musulman qu’il juge stigmatisé et pointé du doigt» pour «chercher à susciter la division et le ressentiment». Mais «la France connaît trop bien le poids de la guerre civile pour accepter le discours de ses promoteurs», ajoute-t-il.

Puis il ironise sur un Jean-Luc Mélenchon «confortablement installé, depuis son grand boulevard parisien, en attendant d’être lui-même remplacé» et qui «regarde les basculements démographiques de l’autre côté du périphérique, y voyant une ultime opportunité électorale et un nouveau peuple politique à construire».

Le maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) et candidat à la présidentielle Karim Bouamrane s’apprête à publier L’Espoir ou le Mépris (Éditions Plon). Dans cet ouvrage, le socialiste revient sur ses origines et son programme pour le pays. «La valeur travail est une valeur populaire», défend-il sur RMC, ce mercredi. Avant de dresser le constat suivant : «Le travail ne paie plus». «Il faut qu’on soit en capacité de mettre en œuvre des formations, des études, qui soient totalement en phase avec la réindustrialisation du pays et l’IA», argue le maire.

Pour la promotion de son livre, l’édile convie ce soir dans sa commune plusieurs figures socialistes : l’ancien chef d’État, François Hollande, le candidat social-démocrate, Raphaël Glucksmann ou encore le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, affaibli depuis sa défaite à la primaire il y a un mois.

Ce mercredi, le président du Rassemblement national (RN), publie son troisième ouvrage en deux ans, Gouverner (Éditions Fayard). «J’ai voulu partager qui nous sommes et ce que nous allons faire si nous gagnons», martèle sur RTL Jordan Bardella. Le trentenaire réassure qu’en cas de victoire de la quadruple candidate à la présidentielle, Marine Le Pen, il «conduira la politique du gouvernement». «Je serai le prochain premier ministre», défend-il. Et promet encore : «Nous formons un ticket».

Dans son ouvrage, le député européen détaille le programme qu’il entend mettre en œuvre en cas de victoire. Sur la colère sociale qui secoue le pays depuis un mois, il affirme que «la réponse ne viendra pas de la rue, mais des urnes», et s’engage à «baisser massivement les taxes sur l’énergie».

Bonjour et bienvenue dans ce direct. Grèves, manifestations et réactions politiques : suivez avec Le Figaro la veille de la journée de mobilisation du jeudi 5 novembre. À l’appel des principales organisations syndicales, salariés du public et du privé, retraités et jeunes sont attendus dans les cortèges pour réclamer des hausses de rémunération et défendre l’emploi et les services publics. Après trois samedis de protestation contre la vie chère, cette nouvelle journée d’action doit maintenir la pression sur le gouvernement. Retrouvez au fil de la journée les dernières informations de nos journalistes sur le terrain et les réponses des responsables politiques.

What to Watch

AI outlook — possibilities, not facts

  • Journée de mobilisation nationale le 5 novembre avec des dispositifs policiers renforcés

    Very likely · Within hours

Open Questions

  • Quel sera le niveau de participation réel à la grève du 5 novembre ?
  • Les manifestations se dérouleront-elles sans heurts malgré les interdictions préfectorales ?

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This article was originally published by Le Figaro Actualités.

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