EN DIRECT - Présidentielle 2027 : Édouard Philippe charge Marine Le Pen sur l’Otan et estime que l’effort de défense ne doit pas être «relâché»
Le candidat à la présidentielle critique les positions de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sur l'Alliance atlantique.
Quick Look
- Édouard Philippe prône le maintien de l'effort de défense et l'ancrage dans l'Otan.
- Il fustige les propositions de retrait de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, tout en appelant à renforcer la marine et la dissuasion nucléaire française.
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Why It Matters
Le débat sur le maintien de la France dans le commandement intégré de l'Otan est un sujet récurrent de la campagne présidentielle. Les candidats divergent sur la souveraineté militaire.
Le candidat à la présidentielle Édouard Philippe déplore les velléités de certains candidats de sortir de l’Alliance atlantique et a estimé jeudi que l’effort de défense de la France ne devait pas être «relâché» ni sa coopération avec les alliés de l’Otan.
«Dans un monde dangereux, il est préférable d’être un peu plus fort qu’un peu trop faible. Et donc je pense que la décision prise par l’ensemble des gouvernements successifs depuis 2017 d’augmenter les moyens de la défense nationale était une bonne décision. (...) Je ne crois pas que l’effort doive être relâché à l’avenir», a déclaré le candidat Horizons en marge d’un déplacement au salon de défense en mer Euronaval.
La «modernisation de la dissuasion nucléaire (...) est indispensable et elle est un des piliers de notre défense et il ne faut en rien la fragiliser», a-t-il ajouté. «Nous devons également massifier notre armement conventionnel, développer des nouvelles technologies, innover» et «ça demande des moyens».
Pour ce qui concerne la marine, Édouard Philippe a souhaité «une présence à la mer accrue» avec un modèle «à au moins 18 frégates», contre une quinzaine déjà prévues à partir de 2030.
Le prétendant à l’Elysée a déploré au passage que ses rivaux Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, donnés au second tour de la présidentielle selon de récents sondages, soient «partisans d’un retrait des structures de l’Otan» ou d’un «retrait partiel» de ces structures. «Nous avons besoin de prendre toute notre place dans l’Otan et de contribuer à la création d’un pilier européen de l’Otan», a plaidé Édouard Philippe.
Le candidat de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon est favorable à une sortie de l’Otan, tandis que la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen plaide pour un retrait du commandement intégré de l’Otan mais seulement en temps de paix.
«Mme Le Pen nous expliquait en 2014 qu’il fallait sortir de l’Otan. Elle nous expliquait juste avant l’agression russe en Ukraine que jamais la Russie n’attaquerait l’Ukraine» et «elle explique encore» qu’il faut «partir du commandement intégré» de l’Otan. Or «sur un bateau, quand vous avez un pied dehors, un pied dedans, généralement vous vous cassez la gueule», a-t-il cinglé.
Questionné sur cette nouvelle journée de mobilisation, Robert Ménard, maire divers droite de Béziers, rappelle qu’il faut «distinguer les violences des vraies revendications des gens». «Les lycéens ont de vraies raisons, mais LFI jette de l’huile sur le feu. Ils attisent les violences, ils n’en ont rien à foutre au fond de leurs revendications politiques», dénonce-t-il sur le plateau d’Europe 1.
«LFI passe sa vie à justifier les exactions. Ce n’est pas parce qu’on est pauvres qu’on a le droit de casser. Quel mépris pour les gens d’expliquer que parce que leur situation est difficile, ils ont le droit de casser !», s’insurge-t-il. «Les gens les plus scandalisés par les casseurs sont les honnêtes gens», défend-il.
Il loue le courage des 70.000 forces de l’ordre déployées sur le terrain pour les mobilisations et déplore les plus de 2.000 policiers et pompiers blessés. «Je suis étonné de leur calme, de leur retenue. Je me dis que les mecs sont héroïques. Les types les menacent, les insultent, et eux, ils ne font rien ? Il n’y a personne qui est aussi surveillé que les policiers avec l’IGPN, alors qu’on n’aille pas me dire qu’ils ont le droit de faire ce qu’ils veulent. Il faut d’abord les remercier et leur dire qu’on est derrière eux», insiste-t-il.
Sur la question de l’immigration, il affirme : «bien sûr que l’immigration est l’un des problèmes centraux de notre pays. Si le RN a des scores aussi hallucinants c’est parce que des gens comme Édouard Philippe n’en ont pas parlé pendant des années». Dans les dernières mobilisations, «on ne peut pas dire que les immigrés sont la cause des violences, mais c’est vrai qu’il y a une surreprésentation», reconnaît-il.
Ce n’est pas Jordan Bardella qui a défini les contours de son éventuel futur gouvernement. C’est, surprise, Marine Le Pen, elle-même, qui s’en est chargée. Lors de son meeting de lancement de campagne devant près de 8000 personnes, fin octobre à Orléans (Loiret), la candidate du Rassemblement national (RN) a pris le temps de s’appesantir sur une date particulière : le lendemain du second tour de l’élection présidentielle, et sa victoire qu’elle désire tant. « Le premier ministre - et le mien sera Jordan Bardella - sera le chef de l’orchestre gouvernemental, un gouvernement ouvert et pluraliste, un gouvernement que je souhaite d’union nationale, affirme-t-elle devant ses élus, ses cadres et ses militants. Notre désir d’unité des Français nous y conduit. La situation d’un pays fracturé nous le commande. » À l’inverse de Jordan Bardella qui choisira lui, pendant son discours, de ne pas mentionner une seule fois la méthode qui le guidera pour composer et proposer un gouvernement à Marine Le Pen en cas d’élection en 2027.
Open Questions
- Quel sera l'impact réel des propositions de défense sur le budget national ?







