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Le RN demande la démission du gouverneur de la Banque de France, Marine Tondelier reprend sa campagne, et Gabriel Attal critique la position de Marine Le Pen sur l'Ukraine.
Quick Look
- Le Rassemblement national exige la démission du gouverneur de la Banque de France Emmanuel Moulin.
- En parallèle, Marine Tondelier reprend sa campagne présidentielle, Gabriel Attal critique la position de Marine Le Pen sur l'aide à l'Ukraine, et Jean-Luc Mélenchon présente ses mesures économiques.
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Why It Matters
Le paysage politique français se prépare à l'élection présidentielle avec des prises de position marquées sur le budget, les institutions et la politique étrangère.
Le RN a demandé jeudi la démission du gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, accusé par le député Jean-Philippe Tanguy «d’avoir franchi la ligne rouge» en rappelant que le budget pouvait être adopté sans vote au Parlement.
«C’est honteux. M. Moulin se comporte toujours comme un macroniste et pas comme le gouverneur de la Banque de France. Il faut qu’il parte», a déclaré Jean-Philippe Tanguy sur France 2. Mercredi, Marine Le Pen avait déjà réclamé la démission du président du Conseil constitutionnel Richard Ferrand qui avait jugé qu’on ne pouvait réviser la Constitution directement par référendum par l’article 11, en contournant le Parlement, comme le voudrait la candidate RN à la présidentielle.
Invitée sur LCI ce jeudi matin, la candidate écologiste Marine Tondelier a affirmé avoir un «adversaire politique ultime : le RN». «Je veux que l’extrême droite soit tenue à l’écart de ce pays, je veux combattre la droite et le centre qui ont fait beaucoup de mal à notre pays, je veux une victoire pour notre camp».
Marine Tondelier a appelé Raphaël Glucksmann à travailler avec les autres candidats de gauche, notamment sur «la révolution écologique» qu’il propose. «Il la mène avec qui, sa révolution écologique, s’il ne veut pas travailler avec La France insoumise ?» a feint de s’interroger la candidate. «Quand on a un total [de voix à] gauche à 35%, si on réduit le total, cela fait encore moins de monde… Donc ça veut dire qu’on doit travailler avec d’autres qui ne sont pas dans notre camp politique», a-t-elle fustigé.
La chef des Verts a repris sa campagne présidentielle ce mercredi après près de quatre semaines de congé maternité. Elle a appelé «à lâcher la grappe» aux femmes et a dit «tracer sa route de candidate et de maman» en faisant «au mieux», dans un message sur les réseaux sociaux.
La candidate des Écologistes, qui dit avoir reçu de très nombreux messages bienveillants après avoir accouché d’un garçon, Léon, le 23 septembre, a raconté avoir aussi eu «droit – et peut être encore plus en tant que femme politique – à des jugements sur ce que je devrais faire ou pas. Le tout empli de beaucoup d’injonctions contradictoires, évidemment».
«Lâchez la grappe aux femmes, arrêtez de les juger toujours aussi sévèrement», a-t-elle requis, en expliquant que chaque femme qui vient d’accoucher «fait comme elle peut, comme elle veut et surtout comme elle le sent».
En déplacement à Bruxelles, mercredi, Marine Le Pen a annoncé qu’elle «maintiendrait durant six mois» les aides allouées à l’Ukraine. Avant de poursuivre : «Mais après nous cesserons l’aide financière car nous n’avons plus les moyens de le faire». Invité de Franceinfo, la proposition de la nationaliste a provoqué l’ire du candidat Renaissance, Gabriel Attal. «Marine Le Pen n’a jamais fait semblant de vouloir soutenir les Ukrainiens […]. On le sait qu’elle défend les intérêts de la Russie», a-t-il raillé. Avant de cingler : «On le sait qu’elle veut laisser les Ukrainiens se faire trucider, ça ne lui pose absolument aucun problème».
«Ce n’est pas une opération humanitaire pour se faire plaisir. C’est pour notre défense à nous. Derrière l’Ukraine, il y a l’Union européenne», a défendu l’ancien premier ministre, qui s’est rendu à Kiev en février dernier.
Jean-Luc Mélenchon pense qu’il a une chance de gagner l’élection présidentielle. Sa candidature jouit d’une dynamique dans l’opinion qui le porte à 16% des intentions de vote dans la dernière enquête Ifop-Fiducial pour Le Figaro. Dans d’autres sondages, il avoisine même les 20%. Un contingent conséquent qui pourrait lui permettre de se qualifier au second tour face à Marine Le Pen, grande favorite du scrutin.
Dans l’hypothèse d’un duel des radicalités, incarnées par les deux personnalités, l’économie constituera à n’en point douter un enjeu central pour convaincre un électorat modéré de basculer d’un côté ou de l’autre. C’est pourquoi, après la présentation du contre-budget du RN, la semaine dernière, le fondateur de La France insoumise a présenté à son tour, mercredi, les mesures qu’il prendrait dans la loi de finances rectificative au lendemain de son arrivée au pouvoir.
Open Questions
- Quelle sera la suite donnée aux demandes de démission du RN ?
- Comment évolueront les alliances à gauche pour la présidentielle ?







