
Éric Coquerel détaille le budget de LFI pour 2027, Marine Le Pen prépare un bras de fer avec Bruxelles, et les divisions persistent à gauche et à droite à l'approche de la présidentielle.
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L'élection présidentielle française approche à grands pas, suscitant de multiples propositions programmatiques et des passes d'armes institutionnelles.
Pour financer les «besoins sociaux et écologiques des Français», Éric Coquerel a annoncé que LFI prévoyait de «relancer l’activité par les revenus issus du travail». Cela passe par une «augmentation du point d’indice des fonctionnaires, gelé par Emmanuel Macron huit années sur dix». «Cela coûtera 17 milliards d’euros», a-t-il précisé.
Le parti d’extrême gauche entend aussi indexer toutes les pensions, les prestations sociales et d’augmenter les APL de 10%, pour un coût de 8 milliards d’euros.
LFI annonce vouloir garantir un revenu pour tous les jeunes en formation. «C’est absolument essentiel, pour leur éviter de chercher des petits boulots précaires», a affirmé Éric Coquerel. Cela coûtera 9,5 milliards d’euros.
«Nous prévoyons aussi une hausse du SMIC à 1700 euros net», a indiqué le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale. «Le pouvoir d’achat des salariés est en baisse depuis quatre ans», a-t-il déploré. Concernant les carburants, LFI prévoit de taxer Total «au niveau des raffineries».
Un premier budget insoumis pour l’année 2027 proposerait «106,4 milliards» d’euros de recettes et «81,7 milliards» de dépenses, en cas d’entrée de Jean-Luc Mélenchon à l’Élysée, a annoncé mercredi Éric Coquerel, président LFI de la commission des Finances de l’Assemblée.
Ce budget «rectificatif», qui viendrait remplacer la version du budget de Sébastien Lecornu qui sera entérinée pour 2027 avant l’élection présidentielle, serait une réponse à la «culture dominante» du «néolibéralisme», a fait valoir avant lui Jean-Luc Mélenchon, accusant les présidents Macron, Hollande et Sarkozy d’avoir organisé «l’appauvrissement méthodique et organisé de l’État».
Résolue à baisser la contribution de la France au budget de l’UE, Marine Le Pen dit s’attendre à «un bras de fer» avec la Commission européenne et les dirigeants des autres États membres si elle est élue. Dans un entretien mercredi au Financial Times, elle met également en cause la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui n’a selon elle «plus la confiance de beaucoup de gouvernements». La patronne du RN prépare le terrain avant de se rendre dans la soirée à Bruxelles pour une réunion avec ses alliés européens.
Elle entend établir un rapport de force avec Ursula von der Leyen, qu’elle veut contraindre à accepter ses conditions. À commencer par un fort rabais de la contribution française au budget de l’UE. «Quand nous disons (que) nous allons baisser la contribution nette à l’Union européenne, nous savons qu’il y a un débat ferme, et même un bras de fer à mener. Avec l’Union Européenne, nous ne disons pas: “On claque des doigts et hop, on decides que…”. Nous en sommes absolument conscients, mais il n’en demeure pas moins que nous avons cette volonté et que nous avons la conviction que nous allons y arriver», déclare-t-elle au Financial Times - qui a transmis à l’AFP certaines citations complètes, non publiées dans ses articles.
Pour obtenir gain de cause, la favorite des sondages a déjà laissé entendre récemment qu’elle envisageait concrètement de couper les versements à l’UE, en soulignant que «la main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit».
Lors du compte rendu du Conseil des ministres ce mercredi, Maud Bregeon a appelé l’ensemble des forces politiques à s’accorder sur un budget. «Nous appelons l’ensemble des partis, l’ensemble des forces politiques, des 577 députés à se mettre autour de la table», a déclaré la porte-parole du gouvernement. «Il s’agit de s’accorder sur un budget pour quatre mois», a-t-elle poursuivi, invoquant «une situation nationale et internationale difficile», ainsi que «des contraintes économiques et budgétaires qui sont très fortes».
«Ce ne serait dans l’intérêt de personne, ni des Français, ni des forces politiques, ni des candidats à la présidentielle», a-t-elle insisté, de prendre le risque de «priver la France d’un budget pendant sept ou huit mois». Une période qui s’étendrait, selon elle, «jusqu’à l’installation d’un nouveau parlement après une probable dissolution de l’Assemblée nationale en mai ou en juin prochain».
Le bras de fer entre Richard Ferrand et le Rassemblement national continue. Sébastien Chenu a estimé que le président du Conseil constitutionnel ne devrait «pas se mêler de politique intérieure», l’invitant à «revenir à son devoir de réserve». «Seul le Président est le gardien de la Constitution», a-t-il déclaré au micro de Sud Radio.
Cette polémique a éclaté mardi 13 octobre, après des déclarations de Richard Ferrand dans un podcast publié le 9 octobre concernant la volonté de Marine Le Pen d’organiser un référendum pour modifier la Constitution, si elle est élue présidente - notamment pour inscrire le principe de préférence nationale. Richard Ferrand affirmait alors qu’une telle révision ne peut passer par l’article 11, contrairement à ce qu’envisage le RN. Il renvoie à l’article 89.
«Je suis très inquiet du rôle que s’approprie Richard Ferrand. Il a un devoir de réserve, un avis qui me semble être celui d’un homme politique et non pas d’un président du Conseil constitutionnel. Et en plus faux car l’article 11 a été utilisé deux fois par le général de Gaulle», a commenté Sébastien Chenu. Pour le vice-président du RN, le Conseil constitutionnel «ne peut pas se substituer au président de la République, qui a le dernier mot».
Yannick Jadot, sénateur écologiste et ancien candidat à la présidentielle, s’en est pris à Marine Tondelier, l’accusant d’être à l’origine d’une perte de soutiens du parti.
«C’est un problème de ligne politique. Depuis trois ans, sous la direction de Marine Tondelier, les écologistes ont perdu deux tiers de leurs électeurs». «À force de ne plus être le mouvement politique avec ses idées, ses solutions face au dérèglement climatique, la crise agricole et les injustices sociales», a-t-il ajouté celui qui a temporairement été exclu des Écologistes, au micro de Radio RCF ce matin.
«Marine Tondelier est devenue ce trait d’union des partis de gauche. Sans surprise, on a perdu tous nos électeurs», a-t-il encore taclé. Yannick Jadot a appelé à se ranger derrière la candidature de Raphaël Glucksmann «qui se met en capacité de gagner sur les valeurs qui ont forgé l’histoire de l’écologie politique».
Fabien Roussel, candidat communiste à l’élection présidentielle, s’est réjoui mercredi de la multiplicité des candidatures qui représentent «des sensibilités différentes» et «renforcent» la gauche. «Nous sommes trois aujourd’hui à gauche, Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann et moi-même. Les Français doivent avoir la liberté de pouvoir choisir le programme dont ils se sentent le plus proche», a déclaré le secrétaire national du Parti communiste sur RTL.
Niant que ces candidatures multiples mettent en péril la présence de la gauche au second tour, le communiste affirme au contraire qu’«elles la renforcent (...) quand nous avons des programmes qui ont des sensibilités différentes. Par exemple, je parle de travail, de création de richesses, de réindustrialisation de la France», a-t-il mis en avant.
Donné entre 2 et 3% dans les sondages, Fabien Roussel est loin derrière Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann mais «on n’est qu’en début de campagne», a-t-il relativisé. Il a également soutenu les appels à manifester le 17 octobre car «il faut entendre cette colère qui bouillonne dans notre pays et qui fait que les gens n’en peuvent plus de travailler sans pouvoir vivre dignement».
9h30, le 13 octobre 2026. À 187 jours du premier tour de l’élection présidentielle, la fourmilière parisienne de David Lisnard s’active. Avant de rejoindre son équipe de Nouvelle Énergie, le candidat est sur l’antenne de BFMTV mardi matin. On l’interroge sur la crise lycéenne, l’éducation, le budget… Une fois encore, on lui demande d’expliquer pourquoi il croit toujours à une primaire élargie.
Une fois encore, il répond que c’est le seul moyen de faire le tri à droite. Fin août, lors de son meeting de rentrée, on l’avait vu bondir sur la scène cannoise du Mont Cassien. Dans la fièvre d’un remix d’Elvis Presley, il réclamait une compétition. «Pour éliminer les macronistes», lâchait-il publiquement. «Ceux qui ont fait monter les extrêmes sont une partie du problème», répète-t-il mardi matin, avec constance.
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Manifestations prévues le 17 octobre
Likely · Within days

According to a Verian survey for La revue l'Hémicycle, 75% of French people reject the use of AI to find out about the presidential election. If the fear of disinformation dominates, the traditional media remain pillars for the choice of vote.

Fabien Roussel is delighted with the multiple candidacies on the left which he considers reinforcing. At the same time, David Lisnard defends the need for a broader right-wing primary on BFMTV.

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After his victory in the left-wing primary, François Hollande congratulates Raphaël Glucksmann, who extends his hand to him for the 2027 presidential election. According to an exclusive Ifop poll for Le Figaro, Marine Le Pen tops voting intentions for the 2027 presidential election, ahead of Édouard Philippe, Bruno Retailleau and Jean-Luc Mélenchon.

Virtual influencers created by artificial intelligence, such as Jean Philanthrope and Archibald Brown, attract millions of views on social networks thanks to their improbable looks, but hide a system for generating considerable sums via highly speculative cryptoassets. Furthermore, the German search engine Ecosia abandons the French AI Mistral after five months, criticizing the quality of the models and the French energy mix too dependent on nuclear power, in favor of Chinese AI.

Donald Trump shared a video on Truth Social on Tuesday showing the seconds before a man was attacked by a tiger at a British zoo and then AI-generated footage of him befriending a tiger, sparking outrage online.