
Entre polémiques sur le calendrier électoral, mobilisation sociale et plaintes des avocats de Marine Le Pen, la campagne présidentielle s'intensifie.
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La campagne pour l'élection présidentielle de 2027 est marquée par des débats sur le calendrier du scrutin coïncidant avec le 1er mai, ainsi que par un climat social agité.
Le chef des députés MoDem, Marc Fesneau, a refusé mercredi que les dates de la présidentielle 2027 soient changées, comme le demandent droite et extrême droite, car ce serait selon lui «donner raison aux casseurs», et «baisser les bras» face à eux. «On est en train d’acter le principe que le 1er-Mai par nature, va être désastreux et qu’il y aura des violences», s’est agacé le responsable centriste sur Public Sénat. Les dates officielles de la présidentielle ont été fixées par le conseil des ministres du 1er juillet au 18 avril et 2 mai 2027, avec un second tour au lendemain des traditionnels défilés du 1er-Mai souvent très politiques.
«Dans une démocratie, dire qu’il faut choisir les élections en fonction des casseurs, actant le fait que nous laisserions faire des casseurs et donc baissant les bras, moi je trouve que c’est assez curieux», a argumenté Marc Fesneau. «Il faut peut-être demander aux Black Blocs et aux pilleurs aussi les dates qui les arrangent?», a-t-il encore lancé. Fer de lance du combat pour avancer d’une semaine les dates de la présidentielle, qui se tiendrait alors les 11 et 25 avril, le candidat LR Bruno Retailleau a répété mercredi sur Europe1/CNews craindre que le 1er-Mai, «il se passe ce qui s’est passé le 17 octobre».
Invité d’Europe 1/CNEWS, le candidat Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, continue d’appeler au changement des dates de l’élection présidentielle, qui auront lieu les 18 avril et 2 mai prochains. «Vous vous rendez compte si le 1er mai, il se passe ce qui s’est passé le 17 octobre», met-il en garde. Et prétend que «des candidats de gauche s’afficheront» le samedi 1er mai en manifestation au lendemain de la fin de la campagne. «Il y a un problème de légalité», assure-t-il encore. «Si vous ne changez pas ces dates, j’y verrai une arrière-pensée», adresse-t-il encore au président de la République.
Invité de BFMTV ce mercredi matin, Guillaume Guérin, le maire LR-Nouvelle Énergie de Limoges, est revenu sur l’incendie de sa mairie le 17 octobre dernier. «Quand on détruit une mairie, on ne détruit pas la maison d’un entrepreneur du CAC 40, on détruit la maison du peuple», affirme-t-il, toujours en colère. Les premiers éléments de l’enquête ont mis en évidence l’implication d’une «ultragauche radicale» face à laquelle les policiers municipaux «se sont vus mourir». «Nous avons vu des activistes cagoulés, équipés, qui agissaient de façon très méthodique. Il y avait des jeunes qui hurlaient ACAB et d’autres qui étaient venus pour incendier l’hôtel de ville.»
«Il y a eu une carence de l’État», martèle-t-il, évoquant le manque d’équipement des policiers nationaux, qui n’avaient plus de munitions dès le milieu d’après-midi. Si la justice va se préoccuper de cette affaire, Guillaume Guérin espère «qu’elle sera à la hauteur» et «implacable». Il aimerait que soit retenu le chef d’inculpation de «tentative d’homicide».
En Hémicycle, hier, l’Assemblée nationale a observé une minute de silence après l’attaque terroriste raciste à Trappes et de La Verrière dans les Yvelines, causant la mort d’un homme, Pengo Bossio Wangi, et cinq blessés. L’hommage a été marqué par plusieurs altercations entre les députés, engendrant le départ temporaire de certains parlementaires de gauche. Le candidat Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, qui appelle à «condamner avec la plus grande fermeté ce crime», accuse La France Insoumise (LFI) «d’instrumentalisation» ainsi que de «brumiser un climat de violence». Un parti «antidémocratique» et des élus qui ne sont «pas républicains», martèle-t-il.
À l’Assemblée, le premier ministre, Sébastien Lecornu, a aussi évoqué la mort du militant identitaire, Quentin Deranque, après un affrontement avec des membres de la «Jeune Garde» en février dernier. «Il y a une victime et les coupables se transforment en victimes», argue Bruno Retailleau, accusant le parti «d’inversion des valeurs». Et dénonce l’existence «d’un privilège rouge».
Alors qu’un nouveau samedi de mobilisation est attendu ce week-end, le député LFI, Éric Coquerel, a appelé «à soutenir la mobilisation». Il a néanmoins souligné que ce n’était pas à son parti de décider si le mouvement devait continuer, mais aux lycéens eux-mêmes. Cela ne l’a pas empêché de donner son avis au détour d’une phrase : « ce qu’on leur propose est bien trop faible», a-t-il estimé, réagissant aux annonces du gouvernement.
Son parti est davantage concerné par la journée de grève et mobilisation organisée par l’intersyndicale. «On regarde surtout le 5 novembre», a pointé Éric Coquerel.
«Le travail doit reprendre lundi», a enjoint, hier, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, après plus d’un mois de manifestations lycéennes. «Ce n’est pas au ministre de le décider, on ne décrète pas la fin d’une mobilisation sociale», a rétorqué la présidente du groupe La France Insoumise (LFI) à l’Assemblée, Mathilde Panot, sur TF1. L’élue assure que les Insoumis seront à nouveau aux côtés des manifestants lors des prochaines mobilisations prévues ce samedi, ou encore le 5 novembre à l’appel de plusieurs syndicats.
Et jugeant ce mouvement «magnifique». Si le parti Insoumis propose comme remède l’abrogation de Parcoursup et l’ouverture de 250 000 places dans l’enseignement supérieur, la parlementaire reconnaît, en cas d’arrivée au pouvoir, «on ne les aura peut-être pas immédiatement». Cette nuit, le projet de loi «casseurs-payeurs», a été adopté au Sénat, visant, entre autres, à faire payer les familles des casseurs. L’Insoumise ironise : «cette loi devrait être renommée», assurant qu’il s’agit d’une «atteinte grave au droit de manifester».
Furieux, pour ne pas dire ulcérés. Les six avocats de Marine Le Pen, parmi lesquels maîtres Rodolphe Bosselut, François Henri Briard, Stéphane Bonichot et David Dassa-Le-Deist, viennent de déposer plainte devant le Conseil supérieur de la magistrature contre le magistrat honoraire Didier Guérin, ancien président de la Cour criminelle de la Cour de cassation entre 2014 et 2017.
Dans le numéro d’octobre 2026 de la revue «Droit Pénal», il affirme qu’en état actuel de la jurisprudence de la Cour de cassation, «l’exécution provisoire des 5 ans d’inéligibilité prononcée par le tribunal correctionnel de Paris se poursuit pendant la procédure de cassation et qu’en l’état, la demanderesse demeure inéligible». Et ce malgré l’arrêt d’appel du 7 juillet dernier qui réduisait la peine d’inéligibilité à 45 mois dont 30 avec sursis. Les quinze mois fermes étaient ainsi déjà purgés au moment de cette décision.
Le candidat libéral à la présidentielle David Lisnard a appelé mardi l’ex-président de LR Éric Ciotti à «se séparer» de ses alliés du RN et à le rejoindre, estimant que la réforme des retraites promise par Marine Le Pen ne correspond pas aux idées défendues par le maire de Nice. «Le programme de l’UDR est très proche de ce que je dis, mais très éloigné du Rassemblement national», a affirmé le maire de Cannes sur CNews.
«Qu’on m’explique comment on va relancer la prospérité en France et réduire les dépenses avec la retraite telle qu’elle est proposée par le RN», qui préconise d’abaisser l’âge de départ à 62 ans, voire à 60, a expliqué David Lisnard, pointant les divergences entre le programme économique de Marine Le Pen et celui du maire de Nice.
«J’appelle donc Éric Ciotti à me rejoindre, à se séparer du RN», a affirmé David Lisnard qui a également évoqué «le petit soubresaut récent concernant le RN sur l’antisémitisme». David Lisnard a connu une embellie dans les sondages ces dernières semaines, aussi bien en termes de notoriété que d’intentions de vote.
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l’élection présidentielle. À six mois du premier tour, la colère lycéenne et sociale bouscule la campagne. Dans les colonnes du Figaro, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet appelle à dégager une candidature unique de la droite et du centre, évoquant notamment le président du Sénat Gérard Larcher.
De son côté, le candidat libéral et maire de Cannes David Lisnard appelle Éric Ciotti à se séparer de Marine Le Pen et à le rejoindre. Marine Le Pen, enfin, s’est insurgée par la voix de ses avocats après qu’un ancien magistrat a déclaré qu’elle ne pouvait pas se présenter à l’élection présidentielle. Retrouvez ici toutes les actualités liées à la campagne.
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Mobilisation sociale et grève générale le 5 novembre
Very likely · Within weeks

A collision between two high-speed trains, one from the operator Yrio and the other from Renfe, left at least 64 dead near Urda, south of Madrid. The Spanish government has suspended its electoral campaign activities.

The government confirmed the maintenance of the dates of the presidential election (April 18 and May 2). The opposition demanded change, fearing social unrest during the second round, scheduled for the day after the May 1 demonstrations.

During the report of the Council of Ministers, government spokesperson Maud Bregeon had a lively exchange with an independent journalist questioning her about police violence during demonstrations, refusing to comment while recalling the injured police officers.

The “yellow vests” announce a new mobilization on October 31 to protest against the “authoritarian drift” of the government and the ban on demonstrations, following the violence that occurred on October 24.

President Emmanuel Macron denounced the racist attack in Yvelines, criticizing the lack of compassion and attempts at exploitation. A national tribute is planned for the victims of this attack which occurred on October 23.

Le Figaro reports three files: a complaint from Marine Le Pen's lawyers against a magistrate, the profile of the suspect in the Trappes attack, and an eviction procedure from social housing in Hauts-de-Seine.