En Espagne, 128 personnes interpellées à Barcelone pour des dégradations et des pillages lors d'un rassemblement non déclaré
Plus d'une centaine de personnes, dont une majorité de mineurs, ont été interpellées suite à des dégradations de commerces et des affrontements avec la police.
Quick Look
- À Barcelone, 128 personnes, dont 73 mineurs, ont été arrêtées après le pillage de 23 magasins et des affrontements ayant blessé 15 policiers.
- Les violences, organisées via les réseaux sociaux, ont suscité des réactions politiques en pleine campagne électorale.
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Why It Matters
Les violences ont eu lieu dans un contexte de campagne pour les élections législatives espagnoles du 29 novembre.
L'Espagne n'a pas été épargné par les violences. Pas moins de 128 personnes, dont 73 mineurs, ont été arrêtées à Barcelone dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 octobre pour des dégradations et le pillage d'une vingtaine de magasins. Les faits rappellent, à une échelle moindre, les incidents autour des manifestations du 17 octobre en France.
Des vidéos abondamment relayées sur les réseaux sociaux montrent des groupes d'individus, dont beaucoup habillés tout en noir, courir dans les rues de Barcelone et s'attaquer à des commerces après s'être réunis sur une grande place du centre-ville, dans le cadre d'un rassemblement non déclaré en amont aux autorités.
Selon Sílvia Catà, la patronne de la police catalane, seules deux personnes interpellées avaient "des antécédents judiciaires" et 14 agents des Mossos, ainsi qu'un membre de la Guardia Urbana, ont été "blessés" au cours de la nuit, durant laquelle 23 commerces ont été vandalisés. "C'est de la violence gratuite", a-t-elle dénoncé sur le média 3CatInfo. Ses services cherchent désormais à "analyser le profil" des personnes interpellées, "totalement désorganisées" mais qui se sont donné le mot "sur les réseaux sociaux", selon elle.
Tard samedi soir, les Mossos avaient "recommandé" à la population "de ne pas s'approcher" de la zone autour de la grande place Catalogne, au coeur de la ville, où "des groupes violents de personnes le visage couvert brûlent des conteneurs, vandalisent le mobilier urbain et lancent des pierres contre la police". Les réactions politiques ont afflué ces dernières heures face à ces actes inhabituels pour l'Espagne. En pleine campagne pour les élections législatives du 29 novembre, le chef de l'opposition de droite, Alberto Núñez Feijóo, a appelé à "un changement" pour l'Espagne "qui naisse dans les urnes, avec liberté et respect".
Open Questions
- Quelles sont les motivations politiques précises des émeutiers ?
- Y a-t-il un lien direct avec les incidents en France ?





