Épidémie d'Ebola en RDC : plus de 4 000 morts et difficultés d'accès dues aux conflits armés
Quick Look
- L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo a fait plus de 4 000 morts sur plus de 8 000 cas confirmés, selon les autorités congolaises.
- La réponse est entravée par la présence de groupes armés, notamment le M23 au Nord-Kivu, et par la défiance des populations locales.
- Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot est arrivé à Bunia pour soutenir la riposte, tandis que la France a déboursé 13,4 millions d'euros et les États-Unis 267 millions de dollars supplémentaires.
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Why It Matters
L'épidémie d'Ebola en RDC est la 17e de l'histoire du pays et est devenue la plus meurtrière jamais connue dans ce vaste pays d'Afrique centrale, avec plus de 4 000 morts sur plus de 8 000 cas confirmés.
Une chiffre qui inquiète. L'épidémie d'Ebola a fait plus de 4 000 morts, sur plus de 8 000 cas confirmés, en République démocratique du Congo (RDC), selon les bilans annoncés vendredi 2 octobre. La RDC est en proie à la 17e épidémie de maladie Ebola de son histoire, devenue en quelques mois la plus meurtrière jamais connue dans le vaste pays d'Afrique centrale.
A ce jour, 8 300 cas, dont 4 018 morts et 2 162 guérisons ont été recensés depuis le début de l'épidémie, pour un taux de létalité de 48,4%, selon les dernières données des autorités congolaises. Six cas d'Ebola, dont quatre décès, ont également été recensés dans la province du Nord-Kivu (nord-est) dans des zones sous contrôle du groupe antigouvernemental M23, a annoncé ce groupe soutenu par Kigali dans un communiqué publié vendredi.
Les guerres locales compliquent la situation
Partie de l'Ituri (nord-est), la flambée actuelle s'est depuis étendue à sept provinces du nord et de l'est de ce vaste pays d'Afrique centrale. La riposte manque de moyens et se heurte à la présence de groupes armés et à la défiance d'une partie des populations locales dans certaines de ces provinces, parmi les plus troublées du pays. Ces derniers jours, de "violents affrontements armés" ont entravé les opérations de riposte dans l'Ituri, dans des zones affectées par un conflit communautaire opposant des milices locales, et plus de 5 000 personnes ont été déplacées, a déclaré l'ONU jeudi. Un centre de transit pour les malades d'Ebola a également brûlé mardi soir dans la même province, après que des militaires ont pénétré dans un site de déplacés et provoqué la fuite de ses occupants, selon l'ONU.
Jean-Noël Barrot sur place
Le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, est arrivé vendredi à Bunia, capitale de la province de l'Ituri (nord-est), l'épicentre de l'épidémie, pour marquer le soutien de la France aux autorités locales et aux humanitaires qui participent à la riposte. Le ministre a atterri en République démocratique du Congo vendredi soir. Il sera demain à Bunia, épicentre de l’épidémie d’Ebola, à la rencontre des ONG et chercheurs, en partie français, qui travaillent à la lutte contre cette épidémie.
Rien n'a filtré sur de nouvelles aides humanitaires alors que la France a consacré entre janvier et juillet 13,4 millions d'euros à la lutte contre Ebola. Les Etats-Unis ont annoncé débloquer 267 millions de dollars supplémentaires pour lutter contre Ebola en RDC.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
L'épidémie d'Ebola continuera de se propager si l'accès aux zones de conflit n'est pas assuré.
Likely · Within weeks
La France et les États-Unis pourraient augmenter leur aide financière si la situation s'aggrave davantage.
Possible · Within months
Open Questions
- Quelles sont les mesures concrètes prises par la France et les États-Unis pour améliorer l'accès aux zones de conflit ?
- Comment les groupes armés comme le M23 justifient-ils leurs actions qui entravent la riposte contre Ebola ?
- Quel est l'état réel des centres de traitement d'Ebola après les incendies et les déplacements de populations ?






