Espagne : une employée de Leroy Merlin licenciée après un vol réintégrée par la justice
La Haute Cour de justice du Pays basque a jugé le licenciement abusif, estimant que la salariée a été victime d'une tromperie et d'une discrimination indirecte.
Quick Look
- Une hôtesse de caisse chez Leroy Merlin en Espagne, licenciée après le vol de 550 euros dans son tiroir-caisse en 2025, a obtenu gain de cause en justice.
- La Haute Cour de justice du Pays basque a confirmé son licenciement abusif et ordonné sa réintégration.
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Why It Matters
L'employée a été licenciée en 2025 après qu'un vol de 550 euros a eu lieu à sa caisse, Leroy Merlin l'accusant de complicité. La justice a conclu à une tromperie subie par l'employée et à une discrimination indirecte.
Elle avait été licenciée après la disparition de 550 euros dans son tiroir-caisse. Une hôtesse de Leroy Merlin, employée depuis plus de vingt ans par l’enseigne en Espagne, a finalement obtenu gain de cause devant la justice. Après une première décision favorable du tribunal de Vitoria-Gasteiz, dans le Pays basque espagnol, la Haute Cour de justice de la région a elle aussi considéré son licenciement comme abusif et confirmé sa réintégration, rapporte le média espagnol Noticias Trabajo.
L’affaire remonte à septembre 2025. Ce jour-là, deux hommes se présentent dans le magasin et achètent des pinces à linge pour seulement 1,09 euro en passant par une caisse voisine de celle de l’employée. Pour faire diversion, l’homme s’appuie contre le comptoir tout en exhibant une liasse de billets. Profitant de la confusion, l’un d’eux parvient à dérober plusieurs billets de 50 euros dans le tiroir-caisse. La caissière, qui travaille pour l’entreprise depuis 2004, ne remarque rien sur le moment. Ce n’est qu’à la fin de sa journée qu’un écart de 550 euros est constaté dans sa caisse.
Leroy Merlin décide alors de la licencier à l’automne 2025. L’entreprise la soupçonne notamment d’une possible complicité et lui reproche d’avoir manqué à ses obligations de surveillance et de vigilance. L’employée conteste cependant cette version et saisit la justice afin d’obtenir l’annulation de son licenciement.
En première instance, le tribunal de Vitoria-Gasteiz tranche en faveur de la caissière et déclare son licenciement nul. Leroy Merlin est alors condamné à la réintégrer, à lui verser ses arriérés de salaires ainsi que 10.001 euros de dommages et intérêts. L’enseigne conteste cette décision et porte l’affaire devant la Haute Cour de justice du Pays basque. Mais celle-ci donne à son tour raison à l’employée. Les juges se sont notamment appuyés sur les images de vidéosurveillance, qui montrent, selon eux, que la salariée a bel et bien été victime d’une tromperie de la part des deux hommes et ne participait pas au vol.
La justice s’est également intéressée à sa situation professionnelle. L’employée travaillait à temps partiel depuis 2011 et avait récemment obtenu une nouvelle réduction de son temps de travail. Dans ce contexte, il appartenait à l’entreprise de démontrer que son licenciement reposait sur des motifs objectifs et totalement étrangers à sa situation personnelle. Or, selon les magistrats, Leroy Merlin n’est pas parvenu à apporter cette preuve.
Le tribunal a ainsi estimé que la salariée avait été victime d’une discrimination indirecte fondée sur le sexe et liée à l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle, notamment en raison de son aménagement du temps de travail. La Haute Cour de justice du Pays basque a donc rejeté le recours de Leroy Merlin et confirmé la nullité du licenciement ainsi que la réintégration de l’employée. Rendue le 16 juillet dernier, cette décision n’est toutefois pas encore définitive : elle peut toujours faire l’objet d’un pourvoi devant la Cour suprême espagnole.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Possibilité d'un pourvoi devant la Cour suprême espagnole.
Possible · Within months
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- Leroy Merlin se pourvoira-t-il devant la Cour suprême ?







