Fusillade entre services de renseignement à Kiev : confusion et versions contradictoires
Des affrontements armés entre le SBU et le GUR dans le quartier de Berezniaky soulèvent des interrogations sur la version officielle d'une opération conjointe.
Quick Look
- Des échanges de tirs ont éclaté mardi 2 septembre dans le quartier de Berezniaky à Kiev entre le SBU et le GUR.
- Tandis que des sources évoquent un conflit interne ayant fait au moins trois blessés, le SBU affirme qu'il s'agissait d'une opération antiterroriste conjointe.
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Why It Matters
Le SBU et le GUR sont les deux principaux services de renseignement ukrainiens. Des rumeurs de tensions entre ces institutions circulent régulièrement dans le contexte de la guerre.
Mardi 2 septembre au matin, des détonations résonnent dans le quartier de Berezniaky à Kiev. Rapidement, après la publication de vidéos d’hommes en treillis et tirant dans une rue de la capitale, la rumeur enfle : des agents du SBU - le service de sécurité d’Ukraine, dépendant du ministère de l’Intérieur - et le GUR - la direction du renseignement militaire, dépendant du ministre de la Défense - échangeraient des coups de feu. L’information est rapidement confirmée par le journal Ukrainska Pravda : une fusillade a bien eu lieu entre les deux grands services de renseignement ukrainiens. Pire : elle s’est prolongée au moins jusqu’à mercredi matin. Trois agents du GUR, au moins, ont été blessés, ajoute le média, en pointe sur les questions de corruption.
Mais un autre récit émerge aussitôt en contrefeu. Dès mardi, le SBU évoque une opération menée en «collaboration» avec le GUR qui a permis d’«empêcher un attentat terroriste que le FSB de la Fédération de Russie préparait contre l’un des dirigeants du mouvement nationaliste politique d’opposition russe, arrivé en Ukraine à l’occasion de la fête nationale de notre État». Les tirs fratricides deviennent en quelque sorte collaboratifs. Mais cette version officielle ne convainc ni les médias ukrainiens…
Open Questions
- Quelle est la cause réelle des tirs ?
- Y a-t-il eu des victimes supplémentaires ?
- La version de l'opération conjointe est-elle vérifiable ?






