
Le déploiement de la mise à jour Glamsterdam est suspendu après la découverte de risques pour plusieurs projets de l'écosystème.
AI-generated summary
Glamsterdam est une mise à jour prévue pour Ethereum visant à optimiser le layer-1 via la séparation proposant-constructeur.
Glamsterdam marque le pas. Vendredi 6 novembre, le développeur Marius van der Wijden a annoncé un nouveau report pour Glamsterdam, le prochain hard fork d’Ethereum, déjà retardé fin octobre. Cette fois, des projets entiers de l’écosystème sont en danger.
Les points clés de cet article :
Les développeurs d’Ethereum repoussent le hard fork Glamsterdam, sans nouvelle date d’activation au programme.
La société d’audit Chainsecurity a repéré des projets qui deviendraient vulnérables après la mise à jour.
Les EIP-8037 et EIP-8038 refont la tarification du gas et cassent des invariants du protocole.
Le travail sur Hegotá, la mise à jour suivante, continue en parallèle, sans ralentir.
Un calendrier suspendu, une feuille de route intacte
La mise à jour s’est activée sur le testnet Sepolia le mardi 6 octobre, avant de poursuivre sa tournée des réseaux de test. Le rendez-vous suivant, prévu sur Hoodi le lundi 26 octobre, a sauté dès le 22 octobre.
L’ACD, le cercle des développeurs des clients d’Ethereum, a de nouveau fait machine arrière et a décidé de retarder tout le processus de hard fork. Hoodi ne passera pas à la mise à jour tant que les problèmes détectés ne sont pas résolus.
Ces problèmes, c’est Chainsecurity qui les a mis sur la table, en passant des projets de l’écosystème au crible pendant que la mise à jour tournait sur les réseaux de test.
Verdict, plusieurs d’entre eux deviendraient vulnérables une fois Glamsterdam en place, car ils reposent sur des règles que la mise à jour va casser.
Aucune nouvelle date n’a été avancée depuis le premier report, et le calendrier de la mise à jour est donc officiellement en pause. Le mainnet, lui, n’a jamais eu de rendez-vous officiel à décommander.
Le programme de Glamsterdam, lui, comprend la séparation proposant-constructeur gravée dans le protocole et les listes d’accès par bloc, deux chantiers pensés pour faire monter en charge le layer-1. Son contenu n’a pas changé d’un iota.
Que cassent exactement les EIP-8037 et EIP-8038 ?
Les deux propositions pointées du doigt refont la tarification du gas, le compteur qui facture chaque opération sur Ethereum. Ensemble, elles recalculent le coût de certaines opérations et la facturation de l’accès à l’état de la chaîne, sa mémoire.
Les projets touchés reposent sur des invariants. Un invariant est une règle que le protocole a toujours respectée, quel que soit l’état du réseau. Les smart contracts peuvent s’y fier sans la revérifier à chaque bloc, et c’est justement cette confiance que les deux EIP viennent ébrécher.
Des contrats entiers ont bâti leur logique sur des coûts d’opération jugés immuables.
Prenons un cas théorique : un protocole de prêt qui vérifie en boucle que chaque dette reste couverte par ses garanties et dont le contrat budgète le gas au tarif d’aujourd’hui.
Si l’opération devient plus chère du jour au lendemain, le contrôle peut ne plus aboutir. La mécanique de protection se grippe, et le projet devient vulnérable.
Autrement dit, le smart contract n’a plus le budget de gas nécessaire pour déclencher ses propres contrôles.
Un hard fork qui fragilise des projets en production n’est pas une option pour Ethereum, d’où cette pause, le temps de revoir la copie.
Les détails sont documentés sur le blog de Chainsecurity, accompagnés d’un outil pour repérer les contrats exposés. Les équipes disposent ainsi d’une carte des points fragiles avant de retenter le passage.
En parallèle, la feuille de route ne s’arrête pas là. Le travail sur Hegotá, la mise à jour suivante, continue à plein régime, selon le billet. Son périmètre est déjà en train d’être resserré.
Le chantier Glamsterdam n’est pas gelé pour autant. Fin octobre, les équipes ont fusionné un correctif sur les dépôts de staking de la mise à jour. Les briques avancent, le calendrier glisse.
AI outlook — possibilities, not facts
Report prolongé de Glamsterdam
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