Fibre Excellence : Carole Delga annonce une offre complétée et demande une nationalisation temporaire
La présidente de la région Occitanie demande au président Emmanuel Macron de nationaliser temporairement l'usine de Saint-Gaudens afin d'obtenir un délai supplémentaire de quatre mois.
Quick Look
- Carole Delga a annoncé le dépôt d'une offre complétée de reprise pour l'usine Fibre Excellence à Saint-Gaudens, soutenue par un nouvel investisseur.
- Elle demande à Emmanuel Macron une nationalisation temporaire pour obtenir quatre mois de délai supplémentaires.
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Why It Matters
Fibre Excellence a été placée en redressement judiciaire fin avril après le désistement de son actionnaire indonésien Jackson Wijaya.
La présidente de la région Occitanie, Carole Delga, a annoncé le dépôt jeudi soir d'une offre «complétée» de reprise de l'usine de pâte à papier Fibre Excellence à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), après l'arrivée d'un nouvel investisseur, et a demandé quatre mois de plus pour la «finaliser». Afin de pouvoir obtenir ce nouveau délai, Carole Delga redemande au président Emmanuel Macron de «nationaliser temporairement Fibre Excellence, en rentrant au capital de l'entreprise, comme le fera la région Occitanie dès lundi», écrit-elle dans la nuit de jeudi à vendredi sur X.
L'offre, déposée jeudi au tribunal de commerce de Toulouse, qui doit l'examiner lors d'une audience le 8 septembre, «s'appuie sur un nouvel investisseur, dans le secteur de la pâte à papier et des produits d'hygiène», précise-t-elle. Selon Carole Delga, cet investisseur, qui a visité le site mardi, demande un nouveau délai de quatre mois «pour transformer cette manifestation d'intérêt en une offre ferme».
Pas de nationalisation, même temporaire
Jeudi, le ministre de l'Industrie, Sébastien Martin, avait écarté l'option d'une nationalisation, même temporaire, de l'usine de Saint-Gaudens. Carole Delga avait formulé cette demande une première fois mercredi, faute de solution immédiate de reprise de l'usine. Fibre Excellence, qui possédait les deux dernières grandes fabriques de pâte à papier de France, à Saint-Gaudens et Tarascon (Bouches-du-Rhône), a été placée en redressement judiciaire fin avril.
Après avoir injecté près de 300 millions d'euros dans le groupe, son actionnaire indonésien Jackson Wijaya avait jeté l'éponge au printemps, mettant en avant le manque de rentabilité de l'entreprise. Le tribunal de commerce de Toulouse avait rejeté le 27 juillet l'offre de reprise de l'ensemble du groupe, présentée par le financier Matthieu Pigasse, avec un soutien des régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Le 30 juillet, il avait accordé un nouveau délai à Soprema, un des leaders mondiaux de l'étanchéité, pour formaliser un plan de reprise de l'usine de Saint-Gaudens et placé en liquidation judiciaire le site de Tarascon.
What to Watch
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Examen de l'offre par le tribunal de commerce de Toulouse
Very likely · Within weeks
Open Questions
- Le tribunal de commerce acceptera-t-il le nouveau délai le 8 septembre ?
- L'État accèdera-t-il à la demande de nationalisation temporaire ?






