Fibre Excellence : la Région Occitanie demande une nationalisation temporaire
La présidente Carole Delga sollicite 15 millions d'euros de l'État pour sauver le site de Saint-Gaudens en attendant un repreneur industriel.
Quick Look
- La Région Occitanie demande une nationalisation temporaire de l'usine Fibre Excellence à Saint-Gaudens.
- La présidente Carole Delga sollicite 15 millions d'euros de l'État pour financer un projet de 91 millions d'euros en attendant un investisseur privé.
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Why It Matters
L'usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens est en liquidation judiciaire depuis le 29 juillet. Le tribunal de commerce doit examiner une offre de reprise le 8 septembre 2026.
Alors que le tribunal de commerce de Toulouse doit examiner l'offre de reprise de Fibre Excellence le 8 septembre 2026, la Région Occitanie demande ce mercredi 2 septembre une nationalisation temporaire du site. Elle réclame 15 millions d'euros à l'État pour financer un projet évalué à 91 millions d'euros et se donner le temps de trouver un nouvel investisseur.
Le feuilleton Fibre Excellence continue. Lundi 24 août, une offre de reprise a été déposée par la Région Occitanie via l'ARIS (Agence régionale des investissements stratégiques) pour racheter l'usine de pâte à papier Fibre Excellence de Saint-Gaudens (Haute-Garonne), placée en liquidation judiciaire depuis le 29 juillet.
Ce mercredi 2 septembre, la présidente de la Région Occitanie Carole Delga, a détaillé les avancées de l'offre et les nouveaux éléments concernant l'avenir du site.
Une nationalisation "indispensable"
Elle demande au président de la République la "nationalisation temporaire" de Fibre Excellence, avec une participation de l'État à hauteur de 15 millions d'euros, soit 10 millions de plus que ce qu'elle avait obtenu. La Région Occitanie doit déjà investir environ 13 millions d'euros. "Nous avons fait la moitié du chemin", explique Carole Delga. Cette nationalisation est "absolument indispensable" le temps de trouver un investisseur étranger pouvant se substituer à l'état et à la région.
En effet, il n'existe pas d'autres industriels dans le secteur de la pâte à papier en France. "Aujourd'hui, on doit se tourner vers des investisseurs, soit de la péninsule ibérique, soit de l'Europe du Nord", précise Carole Delga. Mais cette recherche d'investisseur devrait prendre du temps, environ "trois à quatre mois". Un délai que ne peut pas accorder le tribunal de commerce de Toulouse, qui doit analyser l'offre mardi 8 septembre à huis clos.
91 millions d'euros d'investissements
"C'est pour ça qu'il y a besoin d'une nationalisation temporaire où la région et l'Etat sont actionnaires. L'industriel, quand il aura donné une offre, se substituera à l'Etat et à la région et on rebasculera dans un modèle privé industriel classique", détaille Carole Delga.
La Région a jusqu'à demain, jeudi 3 septembre, pour ajuster son projet de reprise. Le coût est estimé à 31 millions d'euros pour le redémarrage de l'activité plus 60 millions d'euros pour la diversification : un total de 91 millions d'euros. Cet investissement conséquent pousse donc la Région à demander à l'État d'entrer parmi les actionnaires de Fibre Excellence.
En cas de fermeture de l'usine, le préjudice serait estimé à 55 millions d'euros, répartis entre le coût social et l'impact sur la filière. "Ce serait un drame social pour les centaines de salariés de Fibre Excellence mais aussi toute la filière bois, et là ça se compte en milliers", prévient la présidente de la Région.
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Examen de l'offre de reprise par le tribunal de commerce de Toulouse.
Very likely · Within days
Open Questions
- L'État acceptera-t-il la demande de nationalisation temporaire ?
- Un investisseur étranger sera-t-il trouvé dans les délais ?






