
Les Bleus ont été accrochés par une solide équipe italienne malgré un contenu jugé encourageant par le sélectionneur Zinédine Zidane.
Pour la première de Zinédine Zidane à domicile, l'équipe de France a concédé le match nul 1-1 face à l'Italie au Stade de France, vendredi 2 octobre, malgré un bon pressing collectif mais un secteur offensif en difficulté.
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L'équipe de France dispute ses matchs sous la direction de son nouveau sélectionneur Zinédine Zidane.
Les Italiens ont un peu gâché la fête. Le public du Stade de France voulait célébrer la première de Zidane comme sélectionneur à domicile avec une victoire, il a dû se contenter d’un match nul, 1-1, vendredi 2 octobre. La Squadra Azzurra, en difficulté ces derniers mois, a joué avec ses armes, surtout défensives, pour contrecarrer les plans des Bleus encore en rodage.
Après une victoire poussive en Turquie (1-0), puis une autre plus prometteuse en Belgique (1-0), les Bleus ont connu leur premier accroc. Pour autant, Zinédine Zidane en est persuadé, son équipe "méritait mieux" contre l’Italie. "On peut être déçu de ne pas avoir les trois points, mais le contenu est bon. Dans le pressing, sur les un-contre-un, ils ont été exemplaires", a-t-il déclaré à propos de ses joueurs sur TF1.
Un pressing collectif qui fait forte impression
Le pressing haut, pourtant difficile à mettre en place en si peu de temps, est effectivement la plus grande satisfaction en ce début d’ère Zidane. Les Bleus se sont approprié le précepte très rapidement, et le réussissent collectivement, alors que les onze de départ ont été différents à chaque match. "Les onze joueurs, on sait ce qu’on a à faire et on le fait bien", commente Jérémy Jacquet, qui est aussi l’une des grandes satisfactions en défense centrale. Maxence Lacroix note lui une "évolution" depuis le premier match : "On arrive à comprendre un peu plus comment il veut jouer, comment il veut que son équipe tourne".
Contre l’Italie, c’est surtout offensivement que les Bleus ont connu des difficultés, face à une équipe très bien regroupée. Si le ballon circule bien, il est arrivé vendredi soir que les joueurs de l'équipe de France manquent de spontanéité et le gardent un peu trop dans les pieds, sans réussir à déstabiliser l'Italie. "Pour faire mal à l’adversaire, il faut prendre les espaces. Sur le contenu, on a mis des choses en place, eux ont joué leur jeu défensif à l’italienne", a analysé Zinédine Zidane sur TF1.
"Si certains s’attendaient à ce qu’on ait les mêmes occasions et les mêmes espaces que contre la Belgique, nous, on savait que ça n’allait pas être le cas, affirme Pierre Kalulu, assez neutre à son poste d’arrière droit vendredi. Ils étaient à quatre défenseurs, mais sur une ligne de cinq. C'est-à-dire que même quand on les dépassait sur les côtés, il y avait quand même un gros bloc encore dans la surface. Donc je pense que c'était leur plan de jeu. Nous avons fait le maximum pour les contrecarrer. Je pense qu'on a été un peu en manque de réussite".
Si Michael Olise a tenté d’amener sa touche de magie à cette équipe, et s’est encore montré décisif, les Bleus n’ont pas eu tant d’occasions franches en première période, puis ont beaucoup buté sur un Gianluigi Donnarumma des grands soirs. "On ne va pas tout jeter à la poubelle, je pense qu’on est sur la bonne voie, comme le sélectionneur nous l’a dit dans le vestiaire, souligne Désiré Doué. On est capable de créer beaucoup de danger, mais en face, il y a une équipe solide. On a trouvé la faille, mais on doit être plus efficaces".
Zinédine Zidane défend Ousmane Dembélé
À commencer par Ousmane Dembélé. Aligné en pointe, son poste au PSG, depuis le début du rassemblement, le capitaine du soir a manqué d’influence. Il fait encore trop peu la différence avec les Bleus, alors que son activité défensive est exemplaire. "Ousmane fait du Ousmane, je suis content de lui, il est partout sur le terrain. Je n’ai pas grand-chose à lui reprocher, il s’est créé par mal d’occasions", l’a pourtant défendu Zinédine Zidane.
Il aurait tout de même pu convertir celle créée au retour des vestiaires par une frappe de Désiré Doué, repoussée par Gianluigi Donnarumma (48e). Le Ballon d’Or a bien suivi pour tenter sa chance alors que le gardien était encore au sol, mais a placé le ballon à sa portée. Michael Olise, 28 sélections au compteur, est désormais autant décisif en Bleu (9 buts et 10 passes décisives) que le Parisien qui en compte 70 (13 buts et 6 passes décisives).

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