Frappe contre l’aéroport de Ryad : une Française parmi les blessés, Paris exprime «sa totale solidarité» avec l’Arabie saoudite
L'aéroport international de Ryad reste fermé suite à une attaque ayant fait 12 morts, la plus meurtrière en Arabie saoudite depuis dix ans.
Quick Look
- L'aéroport de Ryad est fermé pour 24 heures supplémentaires après une attaque des Houthis ayant causé 12 morts et 309 blessés.
- La France et les États-Unis ont condamné cet acte, qualifié de crime de guerre par la coalition saoudienne.
AI-generated summary
Why It Matters
Les Houthis mènent une offensive au Yémen et multiplient les frappes contre des infrastructures saoudiennes. L'Arabie saoudite dirige une coalition militaire contre ce mouvement.
Les activités de l’aéroport international de Ryad restent suspendues dimanche, à la suite d’attaques meurtrières répétées contre ce site, a déclaré à l’AFP une source du secteur aérien dans la capitale saoudienne, après l’annonce samedi soir de sa fermeture temporaire. «L’aéroport de Ryad a de nouveau suspendu ses activités aujourd’hui. Ils nous en ont informé à l’aube», a affirmé cette source à l’AFP. Le site de suivi aérien Flightradar24 a également indiqué sur X que «la fermeture de l’aéroport de Ryad a encore été prolongée de 24 heures, jusqu’à 21h UTC aujourd’hui».
La France a condamné dimanche l’«attaque odieuse conduite par les Houthis» qui a fait 12 morts à l’aéroport de Ryad, la plus meurtrière qu’a connue l’Arabie saoudite depuis dix ans, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Paris réaffirme «sa totale solidarité avec le Royaume d’Arabie saoudite» et «continuera de se tenir à ses côtés dans la défense de son territoire et de ses infrastructures», a ajouté le Quai d’Orsay, indiquant qu’une ressortissante française figure parmi les 309 blessés.
Les houhistes ont menacé l’Arabie saoudite de nouvelles frappes contre le trafic aérien. «Les forces armées yéménites renouvellent leur avertissement» contre l’usage «de l’espace aérien saoudien» et de ces aéroports, «à l’exception» de ceux des villes saintes de La Mecque et Médine, «car ils sont exposés aux frappes et constituent un théâtre d’opérations de la part de nos forces», a affirmé sur X Yahya Saree, le porte-parole militaire du mouvement en guerre contre l’Arabie saoudite, qui soutient le gouvernement yéménite.
Au moins 12 personnes ont été tuées et 309 blessés dans une attaque samedi contre l’aéroport de Ryad, la plus meurtrière en plus de dix ans dans le royaume, ont annoncé les autorités saoudiennes, accusant les houthistes du Yémen. Quatre Saoudiens et huit étrangers, dont un Américain, figurent parmi les morts, a précisé l’autorité de l’aviation civile dans un communiqué.
«Ce qui s’est passé en Arabie saoudite n’est pas acceptable», a réagi le président américain Donald Trump samedi soir, indiquant qu’il allait s’entretenir avec le prince héritier Mohammed ben Salmane, dirigeant de facto du royaume. La coalition militaire menée par l’Arabie saoudite en soutien au gouvernement internationalement reconnu du Yémen a accusé les combattants pro-iraniens houthistes, dénonçant «un crime de guerre» auquel elle répondra «avec fermeté».
La coalition avait également annoncé dans la soirée la chute d’un projectile près de l’aéroport de Dammam, dans l’est du royaume. Cet aéroport est avec celui de Jeddah (ouest) une alternative à l’aéroport de Ryad, fermé depuis samedi. Un autre projectile a été intercepté au sud-est de Ryad.
«Grave escalade»
L’attaque «constitue une grave escalade», a affirmé samedi l’émissaire de l’ONU pour le Yémen, Hans Grundberg, en accusant les houthistes. Le Premier ministre du Pakistan, Shebaz Sharif, a aussi fermement condamné une attaque «visant des civils et des infrastructures essentielles» et une «menace pour la paix». Son pays est signataire du pacte de défense de la Mecque avec la Turquie et l’Arabie saoudite.
Les combattants pro-iraniens du Yémen avaient déjà revendiqué mercredi et jeudi des frappes contre l’aéroport. Trois Saoudiens, dont un pilote, avaient péri jeudi dans ces attaques. Mercredi, un Egyptien, un Algérien et un Soudanais avaient été tués.
Selon des médias américains, le royaume a demandé plusieurs fois récemment aux États-Unis de l’aider à contrer les houthistes qui ont lancé une offensive éclair en septembre au Yémen, où ils ont pris le littoral sur la mer Rouge et renforcé leur emprise sur le détroit stratégique de Bab el-Mandeb, déclenchant une contre-offensive des forces yéménites.
Interrogé plus tôt samedi par des journalistes à la Maison Blanche pour savoir si Washington allait participer aux frappes contre les combattants pro-iraniens, le président américain a répondu : «C’est possible. Nous allons examiner la question. Nous venons tout juste d’apprendre cette récente attaque (à Ryad), nous prendrons donc une décision. Nous agissons très rapidement.»
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Réponse militaire de la coalition saoudienne
Very likely · Within days
Open Questions
- Quelle sera la réponse militaire précise des États-Unis ?
- La fermeture de l'aéroport sera-t-elle prolongée au-delà de 24h ?



