
Le FBI et le procureur de Brooklyn ont saisi 112 serveurs et 241 sites web liés à une vaste escroquerie à l'investissement.
Le procureur de Brooklyn et le FBI ont démantelé une infrastructure de fraude crypto ayant dérobé des millions à des victimes russophones via de fausses plateformes de trading et des publicités Facebook.
AI-generated summary
Le réseau utilisait des publicités Facebook pour attirer des victimes russophones vers de fausses plateformes de trading. Les escrocs pratiquaient la double punition en proposant de faux services de récupération de fonds.
Frapper les serveurs plutôt que les vitrines. Ce mercredi 14 octobre, le procureur de Brooklyn Eric Gonzalez a annoncé le démantèlement de l’infrastructure d’un réseau de fraude crypto d’envergure. Avec le FBI, son unité dédiée aux cryptomonnaies a saisi ou perturbé 241 sites web et 112 serveurs. L’escroquerie visait des victimes russophones aux États-Unis, et aurait dérobé des dizaines de millions.
Les points clés de cet article :
Le FBI et le procureur de Brooklyn ont saisi ou perturbé 241 sites frauduleux et 112 serveurs après trois ans d’enquête.
Le réseau ciblait des victimes russophones via des publicités Facebook en russe et de faux conseillers en investissement.
Les escrocs retentaient leur chance auprès des victimes avec de fausses offres de récupération des fonds.
Environ 300 000 dollars ont été saisis à ce jour, et aucune arrestation n’a été annoncée.
Des fausses pub Facebook aux plateformes verrouillées
Le mode opératoire, décrit par le procureur, suit en effet la mécanique classique de l’arnaque à l’investissement. D’abord, les escrocs attiraient leurs victimes grâce à des publicités Facebook en langue russe promettant des opportunités de rendement. De faux conseillers appelaient ensuite les proies pour les guider vers l’achat de cryptomonnaies, à envoyer sur des plateformes de trading frauduleuses.
Au moment de retirer leurs fonds, les investisseurs se heurtaient au mur. La plateforme verrouillait leurs comptes, ou exigeait des paiements supplémentaires sous prétexte de taxes et de frais. En outre, le réseau retentait sa chance quelques semaines après la première escroquerie. Les données saisies montrent qu’il proposait alors aux victimes de récupérer leurs fonds contre de nouveaux versements, promesse évidemment mensongère.
Nous avions déjà documenté cette technique de la double punition dans nos dossiers de pig butchering, où les victimes se font revirer sur leurs pertes. À noter que le logiciel derrière ces arnaques au faux trading se vend comme une solution clé en main, comme le détaillait notre enquête sur l’affaire Airsoft.
Frapper les serveurs, pas les sites
L’unité Virtual Currency Unit du procureur avait déjà saisi ou perturbé 400 domaines liés à la fraude à l’investissement crypto. Toutefois, les sites de remplacement continuaient de proliférer, chaque fermeture appelant sa copie. Cette fois, les enquêteurs ont changé de cible. Ils ont visé les serveurs, hébergés par des entreprises d’Europe de l’Est et des États-Unis, qui conservaient les données des victimes et le logiciel du réseau. En pratique, frapper l’infrastructure coûte plus cher aux fraudeurs que fermer un nom de domaine. L’objectif est d’empêcher les opérateurs de relancer rapidement de nouvelles plateformes.
Les autorités ont saisi environ 300 000 dollars à ce jour, et cherchent à en récupérer davantage. Selon le procureur Gonzalez, certaines victimes ont perdu l’intégralité de leurs économies. Le dossier reste ouvert, sans arrestation annoncée pour l’instant.
AI outlook — possibilities, not facts
Poursuite de l'enquête pour identifier les auteurs.
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