Fusillade d’Aubagne : Un deuxième mineur mis en examen pour complicité et placé sous contrôle judiciaire
Quick Look
- Un adolescent de 13 ans a été mis en examen pour complicité de tentatives d’assassinat en lien avec une entreprise terroriste après la fusillade au collège Lakanal d’Aubagne.
- Les enquêteurs examinent ses liens avec la « True Crime Community », une mouvance fascinée par les tueries de masse.
- Le tireur, armé d’une arme dissimulée dans un étui à guitare, a été maîtrisé par un conseiller d’éducation.
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Why It Matters
Une fusillade s'est produite lundi matin au collège Lakanal d’Aubagne. Un élève armé est entré dans l’établissement vêtu de noir et ganté, portant une arme dissimulée dans un étui à guitare. Il a été maîtrisé par le conseiller principal d’éducation avant de pouvoir tirer. Une enquête antiterroriste a été ouverte.
L’enquête antiterroriste sur la fusillade survenue lundi au collège Lakanal d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, se poursuit. Vendredi, un adolescent de 13 ans, originaire du Nord de la France, a été mis en examen pour complicité de tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle. Soupçonné d’avoir participé au projet du collégien tireur, il a été placé sous contrôle judiciaire, avec notamment l’obligation de respecter les conditions d’un placement en centre éducatif fermé.
Lundi, vers 9h20, un collégien avait pénétré dans l’établissement, « intégralement vêtu de noir et ganté », selon le Parquet national antiterroriste (Pnat). Il transportait notamment une arme à feu dissimulée dans un étui à guitare. L’intervention du conseiller principal d’éducation, parvenu à le « désarmer », avait permis de mettre fin à l’attaque. Le jeune assaillant a été mis en examen et incarcéré mercredi soir.
Investigations autour de la communauté « TCC »
Les investigations s’intéressent de près aux activités numériques du tireur et à ses liens présumés avec la « True Crime Community » (TCC), une mouvance née en Amérique du Nord, fascinée par les tueries de masse. L’exploitation des supports saisis à son domicile a révélé l’utilisation de nombreux comptes sur Discord, Snapchat, TikTok ou Protonmail. L’un d’eux était « exclusivement dédié à la republication de contenus liés à cette communauté, d’une extrême violence et plus particulièrement relatifs aux tueries scolaires », selon le ministère public.
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Cette mouvance fait désormais l’objet d’une surveillance particulière des autorités françaises. Vendredi, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a indiqué sur France 2 que « quelques dizaines » de jeunes liés à la TCC étaient suivis par les services de sécurité. « C’est un phénomène qui monte en France », a-t-il précisé. Le procureur antiterroriste Olivier Christen avait toutefois relativisé jeudi l’ampleur de cette menace, jugée « totalement marginale par rapport au reste de la menace terroriste ».
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
L'enquête antiterroriste révélera davantage de liens entre le tireur et des individus ou groupes associés à la True Crime Community.
Likely · Within weeks
Le ministre de l'Intérieur annoncera de nouvelles mesures de surveillance pour les jeunes liés à la TCC dans les mois à venir.
Possible · Within months
Open Questions
- Quel était exactement le rôle de l'adolescent de 13 ans dans le projet du tireur ?
- Comment l'arme à feu a-t-elle pu être introduite dans l'établissement malgré les contrôles ?
- Quels sont les liens précis entre la « True Crime Community » et les réseaux sociaux utilisés par le tireur ?
- Pourquoi le procureur antiterroriste considère-t-il la menace TCC comme marginale alors que le ministre de l'Intérieur affirme qu'elle monte en France ?





