Gironde : une institutrice menacée de mort par un parent d’élève dans une école de Talence, le suspect jugé en mars
Quick Look
- Un homme de nationalité roumaine âgé de 33 ans a menacé de décapiter une institutrice de l'école Maurice-Ravel à Talence le 5 octobre après un différend sur l'accueil périscolaire de son fils.
- Il a été placé en garde à vue, jugé en mars 2027 sous contrôle judiciaire avec interdiction de contact et de proximité avec l'école.
- Le rectorat confirme un signalement au titre de l'article 40 et la mise en place d'une protection fonctionnelle pour l'enseignante.
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Why It Matters
Cet incident fait suite à une série de menaces similaires contre des personnels éducatifs en France, notamment la menace de décapitation proférée par un père de famille en Haute-Garonne début septembre, et s'inscrit dans un contexte de tension rappelant l'assassinat du professeur Samuel Paty en octobre 2020.
Quasiment un mois jour pour jour après qu’un père de famille a menacé une institutrice de décapitation sur le parking d’une école de Haute-Garonne, des faits similaires se sont produits dans un établissement de Talence lundi 5 octobre. Selon Ouest-France, un homme aurait en effet proféré des menaces à l’égard d’une fonctionnaire de l’école élémentaire Maurice-Ravel, allant jusqu’à dire qu’il allait lui «couper la tête».
Le quotidien régional précise que le différend remonte au 2 octobre à propos «de la prise en charge de l’accueil périscolaire de son fils». D’abord reçu par le directeur de l’établissement, situé à moins de 10km de Bordeaux, le suspect a ensuite souhaité s’entretenir avec l’institutrice concernée, qui n’était pas présente sur les lieux. Très virulent, ce dernier a finalement été raccompagné vers la sortie. Une plainte a été déposée et un signalement au titre de l’article 40 est en cours auprès du procureur de la république, précise l’académie de Bordeaux au Figaro.
Selon le parquet de Bordeaux, contacté par l’AFP, cet homme de nationalité roumaine, âgé de 33 ans, «jusqu’alors inconnu des services judiciaires» sera jugé en mars. Il a été placé en garde à vue dès le lendemain des faits, qu’il «n’a pas reconnu(s)», selon la même source. Contacté par le Figaro, le rectorat de l’académie de Bordeaux a confirmé avoir effectué un signalement au parquet au titre de l’article 40. «Nous laissons maintenant la justice faire son travail. La protection fonctionnelle est en cours d’attribution pour l’enseignante», abonde-t-il.
«La violence n’a pas sa place dans l’école»
Le père de famille «s’est vu remettre une convocation devant le tribunal correctionnel de Bordeaux à l’audience du 18 mars 2027», a précisé le parquet. Il «a été placé sous contrôle judiciaire avec des interdictions de contact avec la victime ainsi que de paraître aux abords de l’école susvisée et aux domiciles des victimes et témoins, outre une obligation de suivre des soins», a-t-il ajouté. «la violence n’a pas sa place dans l’école, la sécurité des élèves et des personnels est une priorité de l’académie de Bordeaux», conclut le rectorat.
Le 4 septembre dernier, quelques jours après la rentrée scolaire, un père de deux enfants scolarisés dans une école de Haute-Garonne, située à 30 km au sud de Toulouse, a menacé une institutrice de décapitation sur le parking de l’établissement. Cinq jours après, c’est un autre parent d’une élève scolarisée en classe de 3e au collège Albert Camus à Eysines qui avait menacé de mort et insulté un surveillant et la principale de l’établissement. Des faits ravivant le souvenir traumatique de l’assassinat du professeur Samuel Paty, décapité en octobre 2020 par un terroriste islamiste, aux abords de son collège de Conflans-Sainte-Honorine.
What to Watch
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Le suspect sera jugé devant le tribunal correctionnel de Bordeaux le 18 mars 2027
Very likely · Within months
Le suspect restera sous contrôle judiciaire avec interdiction de contact avec la victime et de proximité avec l'école jusqu'au procès
Very likely · Within months
La protection fonctionnelle sera attribuée à l'institutrice victime
Likely · Within weeks
Open Questions
- Quelles étaient les motivations exactes du suspect concernant le différend sur l'accueil périscolaire ?
- Le suspect avait-il des antécédents psychiatriques ou comportementaux connus ?
- Quelles mesures spécifiques de protection fonctionnelle seront mises en place pour l'enseignante ?
- Y a-t-il eu des signalements précédents concernant ce individu dans d'autres établissements ?






