
Google Cloud prévoit de lancer en 2027 un service de sécurité basé sur le calcul multipartite pour les institutions financières.
Google Cloud présentera le 28 octobre à New York Google Multi-Party Compute, un service de sécurité pour les institutions financières gérant des actifs numériques, dont la commercialisation est prévue début 2027.
AI-generated summary
Google Cloud développe des solutions de calcul multipartite depuis 2023 en s'appuyant sur son infrastructure Confidential Space.
Google veut sécuriser les clés du coffre. Google Cloud prévoit de présenter ce 28 octobre à New York Google Multi-Party Compute, un service destiné aux institutions financières qui conservent et transfèrent des cryptomonnaies ou des actifs tokenisés. Selon les informations communiquées à CoinDesk, plusieurs établissements testent déjà cette solution en accès privé. Sa commercialisation est prévue début 2027, sans tarif annoncé.
Google vise les banques qui conservent des cryptomonnaies
Le nouveau service s’adresse aux banques et aux autres institutions financières. Google fournit l’infrastructure technique nécessaire à leur activité de conservation, plutôt qu’un portefeuille destiné au grand public.
Alphabet, sa maison mère, utilise déjà le système pour sécuriser ses propres actifs numériques sur Ethereum et Solana, selon Google. Google ne précise toutefois ni leur nature ni les montants concernés. Les établissements participant aux essais ne sont pas nommés non plus par la presse.
Cette initiative prolonge des travaux existants. Dès 2023, Google Cloud expliquait comment construire des dispositifs de calcul multipartite, ou MPC, avec son infrastructure Confidential Space. Ses publications présentaient notamment une architecture permettant à plusieurs intervenants de participer à l’autorisation d’une transaction.
La nouveauté consiste donc à réunir ces fonctions dans un service dédié aux actifs numériques, comprenant la signature des transactions, les règles d’autorisation et la récupération des clés.
Répartir la signature et contrôler les transactions
Une clé privée permet d’autoriser le déplacement des fonds d’un portefeuille. Le MPC répartit ce pouvoir entre plusieurs participants : aucun fragment ne suffit, à lui seul, à signer une transaction.
Une institution peut ainsi répartir les éléments nécessaires entre son propre matériel et plusieurs fournisseurs de cloud. Google décrivait déjà cette possibilité dans son architecture de référence, qui prévoit des environnements de signature distincts. L’objectif est de réduire le risque qu’une seule compromission permette de déplacer les actifs.
Le nouveau produit ajoute des contrôles avant la signature : plafonds de transfert, destinations autorisées ou validations multiples. Selon Google, ces vérifications s’exécutent dans Confidential Space, un environnement de calcul isolé. Cette technologie vise notamment à protéger les données sensibles contre les accès non autorisés, y compris ceux du fournisseur cloud.
Ces protections ne suppriment cependant pas les risques liés aux autorisations ou à une mauvaise configuration. Répartir les éléments de signature limite certaines attaques, mais la sécurité dépend aussi des personnes habilitées à modifier les règles et à approuver les opérations.
AI outlook — possibilities, not facts
Présentation officielle de Google Multi-Party Compute à New York
Very likely · Within days
Commercialisation de Google Multi-Party Compute
Likely · Within months

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