Guerre au Moyen-Orient : des médias américains font état de frappes «limitées» sur l’Iran, le Qatar continue d’espérer un accord
Malgré des frappes ciblées, les efforts diplomatiques menés par le Qatar se poursuivent pour tenter de conclure un accord intérimaire.
Quick Look
- Les États-Unis ont mené des frappes limitées sur l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz.
- Malgré cette escalade, le Qatar poursuit sa médiation pour un accord intérimaire, tandis que Téhéran lie la réouverture du détroit à la levée des sanctions.
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Why It Matters
Le conflit a été déclenché fin février par des frappes israélo-américaines sur Téhéran. Une accalmie était observée depuis début septembre après l'échec d'un précédent protocole d'accord.
Les États-Unis ont mené des frappes limitées sur une île iranienne du stratégique détroit d'Ormuz, ont rapporté mardi des médias américains, malgré des tractations diplomatiques, toujours en cours selon le médiateur qatari, qui a dit continuer à espérer un accord pour régler le conflit au Moyen-Orient. Selon le Wall Street Journal, qui les a révélées, ces frappes ont visé lundi, à la veille des élections de mi-mandat aux États-Unis, l'île de Qeshm. L'agence de presse officielle iranienne Irna avait plus tôt fait état de cinq explosions entendues sur l'île, et rapporté que des habitants avaient vu deux avions dans le ciel.
Des responsables américains anonymes cités par le WSJ et plusieurs autres médias ont précisé qu'elles étaient les dernières en date d'une série de frappes «limitées» et «défensives» menées ces dernières semaines. Selon ces sources, elles n'ont pas été annoncées publiquement afin d'éviter de donner l'impression que Washington avait l'intention de reprendre des opérations de combat de grande envergure. Sollicité par l'AFP, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas donné suite dans l'immédiat. L'armée israélienne a dit mardi à l'AFP ne pas être impliquée dans ces frappes. Et si ces derniers jours des médias évoquaient une possible campagne militaire courte et intense après les élections de mi-mandat, le ton s'est fait bien plus diplomatique au long du week-end, des deux côtés.
Une accalmie observée depuis début septembre
Le Qatar, médiateur dans le conflit, a assuré mardi que «les deux parties restaient engagées dans le processus de négociation» «Nous gardons l'espoir qu'il y ait encore une chance de parvenir à un accord», a affirmé le porte-parole des Affaires étrangères qataries, Majed Al Ansari, précisant que Doha travaillait «à la conclusion d'un accord intérimaire». Toute escalade risque de compliquer les négociations, a-t-il toutefois mis en garde. «La balle est désormais dans le camp des États-Unis pour éviter la guerre», a déclaré pour sa part le négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf, lors d'un discours devant le parlement, qu'il préside.
Lundi, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, avait qualifié ces discussions de «très intenses» pour mettre fin au conflit déclenché fin février par des frappes israélo-américaines sur Téhéran. La première phase du conflit, la plus intense, a fait des milliers de morts civils en près de 40 jours de bombardements, avant un cessez-le-feu en avril suivi d'un protocole d'accord en juin. Cette fragile entente avait volé en éclats cet été, avec la reprise des échanges de frappes, l'Iran ciblant de nouveau les alliés de Washington dans la région. Une accalmie est observée depuis début septembre.
Pour Donald Trump, «les prix du pétrole tombent comme des pierres»
Lundi, Téhéran a proposé de rouvrir le détroit d'Ormuz, en deux jours au lieu de sept dans un plan précédent, proposé en septembre mais refusé par Donald Trump. Depuis le début de la guerre, l'Iran verrouille ce détroit stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures et frappe régulièrement des navires qui tentent de le franchir sans son autorisation. En représailles, les États-Unis imposent un blocus aux ports iraniens. L'Iran conditionne la réouverture du détroit à un cessez-le-feu sur l'ensemble des fronts dans la région, au dégel de ses avoirs détenus à l'étranger, à la levée des sanctions frappant son secteur pétrolier ainsi qu'à la fin du blocus naval américain.
Dimanche, Abbas Araghchi a ajouté à ces demandes, l'acceptation par Washington du «nouvel itinéraire convenu entre l'Iran et Oman pour le transit par le détroit d'Ormuz». Alors que son camp souffre du mécontentement des Américains face à la hausse du coût de la vie et la guerre, Donald Trump avait assuré lundi soir sur sa plateforme Truth Social qu'un accord avec l'Iran «pourrait arriver».
What to Watch
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Poursuite des négociations diplomatiques sous médiation qatarie.
Likely · Within weeks
Open Questions
- Quel sera l'impact réel des frappes sur les capacités militaires iraniennes ?
- L'accord intérimaire proposé par le Qatar sera-t-il accepté par les deux parties ?






