Le président américain a invoqué «l'intérêt national» pour suspendre le Graham Act, provoquant l'indignation de Volodymyr Zelensky qui réclame 70 milliards d'euros à l'UE.
Donald Trump a exempté la Russie de sanctions prévues par le Graham Act, suscitant la colère de Volodymyr Zelensky qui se sent trahi et réclame 70 milliards de dollars à l'UE face à l'invasion russe.
AI-generated summary
Le Congrès avait adopté le Graham Act ciblant la flotte fantôme russe et le secteur énergétique. Donald Trump a choisi de l'exempter au nom de l'intérêt national.
Donald Trump a exempté vendredi soir la Russie de nouvelles sanctions majeures prévues dans une loi récemment adoptée par le Congrès, infligeant un nouveau camouflet à l'Ukraine qui craint d'être lâchée par son allié américain. Bousculé par les récentes annonces du dirigeant républicain favorables à Moscou, le président ukrainien Volodymyr Zelensky n'a pas caché se sentir «trahi» et s'est tourné vers ses alliés européens, leur réclamant 70 milliards de dollars supplémentaires pour faire face à l'invasion russe.
Au risque d'accentuer cette crise, Donald Trump a porté un coup à un texte à la grande portée symbolique: le Graham Act, qui constituait la première action majeure du Congrès contre Moscou depuis son retour au pouvoir, tout en lui laissant une grande latitude pour son application. «J'exempte l'application de telles sanctions, restrictions et droits de douane prévus dans le Graham Act», stipule un décret publié par la Maison Blanche, invoquant «l'intérêt national des États-Unis».
«L’encourager à continuer d’attaquer»
«La suspension de la loi Graham par l’administration Trump est un moment important et véritablement historique», a déclaré sur les réseaux sociaux Kirill Dmitriev, conseiller du Kremlin pour la coopération économique à l’international, quelques heures après la signature par le président américain du décret.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré samedi que l’exemption de ces sanctions majeures «récompense» et «encourage» Vladimir Poutine. «Une mise en veille des sanctions américaines, un allègement de la pression sur l’agresseur, des récompenses financières pour Poutine - tout cela ne fait que l’encourager à continuer d’attaquer», a déclaré Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux, appelant les alliés à maintenir la pression sur la Russie.
Ce nouvel arsenal législatif, promulgué mi-septembre par le sénateur républicain Lindsey Graham, visait en particulier le secteur de l'énergie russe. Il cible en théorie pour la première fois la flotte fantôme russe, et vise également le président Vladimir Poutine, ainsi que d'autres hauts responsables russes. Il donne en particulier à Donald Trump le pouvoir d'imposer des droits de douane pouvant atteindre jusqu'à 100 % sur les cinq principaux pays importateurs de gaz et de pétrole russes parmi lesquels la Chine et l'Inde.
«Pousser la Russie à faire la paix»
La loi porte le nom de son principal promoteur, le sénateur républicain Lindsey Graham, mort en juillet, farouche défenseur de l’Ukraine et pourfendeur de la Russie et de l’Iran. Elle était soutenue avec force par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui avait salué lors de sa promulgation «un outil extrêmement puissant capable de mettre un terme à cette guerre terroriste et de pousser la Russie à faire la paix».
Mais les relations déjà difficiles entre les présidents américain et ukrainien sont depuis entrées dans une nouvelle crise. Donald Trump a annoncé début octobre avoir conclu un accord avec Vladimir Poutine, consistant à lever des sanctions pour permettre aux États-Unis d’importer de grandes quantités de diesel russe.
Depuis, Kiev a déploré ne pas avoir été averti par ses alliés d’attaques russes imminentes, faisant notamment part de restrictions dans l’utilisation des services satellitaires de l’entreprise d’Elon Musk, SpaceX. L’Ukraine dépend du renseignement militaire occidental, et notamment américain, pour anticiper et contrer les attaques russes, d’autant plus crucial pour son armée qu’elle fait face à des pénuries de missiles intercepteurs.
«Nous avons besoin d’au moins 70 milliards d’euros»
Réunis vendredi à Bruxelles, les dirigeants de l'Union européenne ont assuré Volodymyr Zelensky de leur soutien, sans ignorer qu'ils devraient remettre la main au portefeuille l'an prochain, un sujet sensible politiquement dans plusieurs pays européens dont la France. «La guerre coûtera 155 milliards d'euros l'année prochaine. Et nous avons besoin d'au moins 70 milliards d'euros de plus de votre part», a affirmé Volodymyr Zelensky. «L'Ukraine a fait sa demande, c'est trop tôt pour articuler un chiffre», a tempéré le président français Emmanuel Macron, tout en martelant que les Européens «ne lâcheront pas» Kiev.
Après quatre ans et demi d'invasion à grande échelle, l'Ukraine fait face à une intensification des bombardements russes, qui ont fait encore au moins un mort dans la nuit de vendredi à samedi à Kherson (sud), et redoute un hiver difficile. En réponse, son armée a multiplié les frappes de longue portée, les autorités russes faisant encore état de dizaines de drones abattus alors qu'ils se dirigeaient vers Moscou.
Donald Trump, confronté au mécontentement des Américains sur les prix de l'énergie à l'approche des élections de mi-mandat, ne cache cependant pas sa colère contre les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes, qui ont repris après plusieurs jours de pause. Évitant toute critique directe, Volodymyr Zelensky a souligné à Bruxelles que son équipe était «en pourparlers» avec les négociateurs américains, évoquant une possible rencontre dans les prochains jours.
AI outlook — possibilities, not facts
Rencontre entre les équipes de négociation américaines et ukrainiennes dans les prochains jours
Likely · Within days

Israeli settlers attacked a European diplomatic convoy in the West Bank, hitting French mayor Bernard Baudoux. The incident, which occurred during the olive harvest, sparked international condemnation and the opening of a police investigation.

France Télévisions informs its users about the use of email addresses, tracking pixels and tracking links for the personalization of the “News at 7:30” newsletter and the management of subscriber inactivity.
Benjamin Netanyahu responded to the comments of Barack Obama, who described the Israeli occupation as injustice. Israeli prime minister says Jewish people are not foreign occupiers, calling land their ancestral homeland.

Bernard Baudoux, mayor of Aulnoye-Aymeries, was injured on Saturday October 17 during an attack by Israeli settlers in Taybeh, in the West Bank. He accompanied a French, Belgian and Polish diplomatic delegation during a humanitarian mission.

Journalist Christophe Gleizes has been incarcerated in Algeria for nearly 500 days, supported by Zinédine Zidane. At the same time, the IMF calls on France and the United States to act urgently given the scale of their public debts.
A group called “Black Rus” claims responsibility for border incidents between Belarus and Latvia. Latvian authorities and experts suspect a disinformation operation orchestrated by Russian or Belarusian intelligence services.