Hantavirus : le risque pour la santé publique est faible, selon l'OMS
Quick Look
- L'OMS juge faible le risque de transmission du hantavirus après l'arrivée aux Pays-Bas des derniers membres d'équipage du navire Hondius.
- Trois décès sont à déplorer.
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Why It Matters
Un foyer de hantavirus s'est déclaré sur le navire de croisière Hondius, entraînant des inquiétudes mondiales. Les autorités ont mis en place des mesures de surveillance et de confinement. Le virus, rare et sans vaccin ni traitement spécifique, a déjà causé trois décès.
L’arrivée des derniers membres d’équipages du Hondius, le navire de croisière sur lequel s’est déclaré un foyer de hantavirus, aux Pays-Bas, lundi 18 mai, ne doit pas susciter l’inquiétude, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
« Le risque pour la santé publique a été réévalué à la lumière des informations les plus récentes disponibles, et le risque global reste faible », a annoncé l’OMS dans un bulletin d’évaluation des risques publié dimanche dans la soirée.
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« Bien que d’autres cas puissent encore survenir parmi les passagers et les membres d’équipage exposés avant la mise en place des mesures de confinement, le risque de transmission ultérieure devrait être réduit après le débarquement et la mise en œuvre des mesures de contrôle », a ajouté l’OMS.
En outre, souligne l’organisation, « il convient de noter que certains passagers avaient débarqué dans un nombre limité d’autres lieux avant que l’épidémie ne soit identifiée et qu’ils ont également été placés sous surveillance. De plus, les passagers et les membres d’équipage identifiés ayant voyagé sur des vols associés font également l’objet d’un suivi ».
Le bateau de croisière, qui avait suscité l’inquiétude mondiale à l’annonce de l’apparition de ce foyer début mai, doit terminer son voyage à Rotterdam lundi, entre 10 heures et midi selon les autorités, avant de débarquer les 27 personnes encore à bord : 25 membres d’équipage et deux membres du personnel médical.
Ce virus rare, pour lequel il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique, a fait trois morts et contraint les autorités d’une vingtaine de pays à placer les cas suspects et contact sous surveillance, même si selon l’OMS la contagion humaine nécessite un contact très proche.
Le virus a une période d’incubation de plusieurs semaines, ce qui signifie que d’autres cas parmi les occupants du navire pourraient apparaître à l’avenir, selon l’OMS.
A ce jour, le virus a été confirmé chez sept patients, avec un autre cas probable, selon un décompte de l’Agence France-Presse établi à partir de sources officielles après la confirmation d’un nouveau cas au Canada dimanche soir.
« La situation épidémiologique continuera d’être suivie de près, et l’évaluation des risques sera mise à jour si nécessaire », a ajouté l’OMS.
Une personne arrivée au Royaume-Uni présente des symptômes
Par ailleurs, neuf personnes asymptomatiques ayant été en contact avec des patients sur les territoires britanniques d’outre-mer de Sainte-Hélène et l’île de l’Ascension doivent arriver dimanche soir au Royaume-Uni dans un vol charter, a annoncé l’agence britannique de sécurité sanitaire.
Elles viennent y « terminer leur auto-isolement » par mesure de précaution, a indiqué l’UKHSA dans un communiqué.
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Ces neuf personnes, qui étaient déjà à l’isolement sur les deux îles de l’Atlantique Sud, seront dans un premier temps transférées à l’hôpital Arrowe Park d’Upton, près de Liverpool.
Si les conditions sont réunies, elles pourront être placées en auto-isolement par la suite.
Les services spécialisés dans les maladies infectieuses du NHS, le service de santé public britannique, « pourront leur apporter un soutien dans le cas où elles tomberaient malades ».
En outre, un professionnel de santé de l’île de l’Ascension, qui a été en « contact étroit » avec un cas et a « développé des symptômes » compatibles avec le hantavirus, selon les autorités de l’île de Sainte-Hélène, est arrivé dans une unité spécialisée du Guy’s and St Thomas’ NHS Foundation Trust à Londres, a fait savoir l’agence samedi.
Il a été évacué « séparément » par précaution, bien qu’il ne s’agisse pas d’un « cas confirmé » à ce stade.
Une vingtaine de passagers du Hondius ont été rapatriés il y a une semaine au Royaume-Uni après avoir été débarqués aux îles Canaries.
Huit d’entre eux sont à ce stade sortis de l’hôpital Arrowe Park, où ils étaient en quarantaine, afin de s’auto-isoler chez eux pendant quarante-cinq jours, selon un dernier bilan de l’UKHSA publié samedi.
Open Questions
- Combien de personnes ont été infectées au total ?
- Quelles sont les mesures de contrôle spécifiques mises en place sur le navire et à terre ?
- Quels sont les risques à long terme pour les personnes exposées ?



