"Il s’est passé quelque chose de grave" : les maires de Paris, Marseille et Lyon demandent des comptes au gouvernement dans une tribune après les violences du 17 octobre
Dans une tribune, Emmanuel Grégoire, Benoît Payan et Grégory Doucet dénombrent un manque de protection et d'anticipation de l'État et demandent à être reçus par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Quick Look
Après les violences et pillages lors de manifestations, les maires de Paris, Marseille et Lyon reprochent à l'État un manque d'anticipation et réclament une rencontre avec le Premier ministre Sébastien Lecornu ainsi qu'un fonds d'aide.
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Why It Matters
Les maires de Paris, Marseille et Lyon ont publié une tribune dans Libération pour dénoncer les violences survenues lors de manifestations.
"Le 17 octobre, il s’est passé quelque chose de grave dans nos villes, pour nos habitants et pour la République." Les maires de Paris, Emmanuel Grégoire, Marseille, Benoît Payan et Lyon, Grégory Doucet, réclament des réponses au gouvernement, après les violences en marge des manifestations de samedi, dans une tribune publiée par Libération lundi 19 octobre. Ils demandent à être reçus par le Premier ministre Sébastien Lecornu.
"Nos villes ont l’habitude des manifestations et de l’expression populaire des mécontentements et des revendications, écrivent-ils. Pourtant, samedi, quelque chose d’inédit s’est produit : nous avons eu, pour la première fois, le sentiment que des pans entiers de nos villes avaient été laissés sans protection."
Les édiles dénoncent le pillage et la destruction de certains quartiers de leurs villes. "Comment cela a-t-il pu se produire ? Quelles sont les responsabilités ?", demandent-ils. "Rien, dans les réunions que nos services tiennent avec les services préfectoraux, ne laissait présager une telle mobilisation", disent-ils, reprochant à l'Etat un manque d'anticipation, "alors même que cette date était particulièrement signalée et que cette mobilisation était attendue".
Les trois hommes de gauche dénoncent des réponses gouvernementales "marquées par des considérations politiciennes". Ils demandent un amendement au projet de budget 2027, pour "créer un fonds exceptionnel de solidarité nationale, doté de moyens à la hauteur des dommages constatés". Emmanuel Grégoire, Benoît Payan et Grégory Doucet demandent aussi "une réponse politique à la crise lycéenne", arguant que "la réponse ne peut pas être uniquement sécuritaire".
What to Watch
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Demande d'amendement au projet de budget 2027
Possible · Within months
Open Questions
- Le Premier ministre va-t-il recevoir les trois maires ?
- Quelles mesures concrètes l'État va-t-il prendre pour indemniser les villes ?







