
La parlementaire de Seine-Saint-Denis dénonce un éloignement du parti vis-à-vis des classes populaires.
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Fatiha Keloua Hachi était membre du Parti socialiste depuis 2007 et a été élue députée en 2022.
Un nouveau départ au Parti socialiste qui pourrait faire les affaires de la France insoumise. La députée de Seine-Saint-Denis Fatiha Keloua Hachi a annoncé, vendredi 6 novembre, quitter la formation politique, dénonçant son éloignement des classes populaires et son changement d’orientation. «C’est ainsi avec une profonde tristesse, mais sans amertume, que je quitte un parti dont je ne partage plus l’orientation politique», écrit-elle dans un billet publié sur son blog, sur le site de Mediapart.
Entrée au PS en 2007 et élue députée en 2022, Fatiha Keloua Hachi explique avoir rejoint le parti pour donner une incarnation politique à ses combats contre «le racisme et les inégalités». Mais elle adhère alors aussi à une gauche «capable de gouverner», de défendre la «justice sociale» et de «s’unir». «Car c’est unie que la gauche gagne, François Mitterrand nous l’a montré, et c’est unie que la gauche gouverne, comme l’a prouvé la gauche plurielle de Lionel Jospin.»
Las ! Il ne reste de la gauche unie de François Mitterrand et de la gauche plurielle de Lionel Jospin qu’un lointain souvenir. Car le Parti socialiste, assure-t-elle, n’est plus en mesure de répondre aux «colères et revendications des classes populaires». «En se repliant sur lui-même, (le PS) s’est éloigné de celles et de ceux qu’il devrait représenter», et l’organisation d’une primaire payante, avec une participation fixée à 15 euros, en est la triste illustration. Alors, s’interroge-t-elle, que «les inégalités ont explosé» en dix ans de macronisme, «comment peut-on s’indigner devant les files d’attente pour les repas étudiants à 1€ la semaine, et demander 15€ le dimanche pour avoir le droit de choisir le candidat de la gauche ?»
Sans préciser quelle sera désormais son appartenance politique, Fatiha Keloua Hachi assure ne pas renoncer à ses engagements. Elle entend poursuivre ses combats en faveur de l’environnement, des droits des femmes et des plus précaires, tout en continuant à combattre «sans aucune concession» le Rassemblement national, plus que jamais aux portes du pouvoir. «Je pars sans claquer la porte», précise-t-elle, tout en exprimant sa reconnaissance envers le parti qui l’a accompagnée pendant près de vingt ans.

The French political landscape is marked by new Ifop polls on the 2027 presidential election and the initiative of David Lisnard, who is certifying the 100,000 members of his party, Nouvelle Énergie, to demand more transparency.
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Another tense day of social mobilization in France this Saturday with 70,000 police and gendarmes deployed. The Yellow Vests are maintaining their banned gathering at Place de la Concorde in Paris, while between 130,000 and 170,000 demonstrators are expected.
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