
AI-generated summary
Il y a encore quelques mois, Jeanne Bernard se rêvait propriétaire d'un appartement. Elle avait trouvé "un grand studio à Montreuil avec une cuisine ouverte et un balcon". "Ça me semblait quelque chose de possible, explique-t-elle. Le prix est à 123 000 euros. C'était quelque chose que je pouvais essayer de négocier." Mais avec la guerre au Moyen-Orient, les taux des crédits immobiliers remontent.
Son rendez-vous avec un courtier débouche sur une désillusion. "On peut essayer de se battre, mais l'impact sur le budget, pour vous, est quand même très significatif", lui explique-t-il. Avec un taux à 3,8%, son dossier ne passe pas. "Je suis tout simplement frustrée parce que mes projets dépendent de quelque chose que je ne peux pas maîtriser", se désole-t-elle.
"Aujourd'hui, on met beaucoup plus de temps à vendre"
Selon Carl Japhet, courtier Agence Cafpi, cette situation risque de durer jusqu'à la fin de l'année. "Le fait que les taux soient passés, de 3 à 4%, parce qu'on n'est pas loin d'arriver à ça, c'est ça qui va pénaliser les clients parce que ça réduit, ça limite nécessairement la capacité d'emprunt", note-t-il.
Conséquence directe : dans le neuf, des chantiers sont à l'arrêt ou peinent à attirer de nouveaux clients. Au premier trimestre, leurs mises en vente ont baissé de 12,7%.
Antoine Guillorit est promoteur immobilier en charge d'un ensemble de 45 logements, qui doivent être livrés la semaine prochaine. Les plus petites surfaces ont toutes été vendues, mais pas les plus chères, notamment un appartement à plus d'un million d'euros : "Nous voici dans un 120 mètres carrés en duplex, avec son petit jardin et qui, aujourd'hui, n'a toujours pas trouvé preneur."
Il est prêt à offrir un an de crédit aux futurs acheteurs pour relancer les ventes. "Avant, entre le lancement commercial et la livraison d'un immeuble, il pouvait se passer deux ans. On vendait relativement vite et le chantier commençait simultanément. Aujourd'hui, on met beaucoup plus de temps à vendre, donc on met plus de temps à démarrer un chantier. On peut être sur trois à quatre ans."
Parmi nos sources :
Statistique publique de l'Énergie, des transports, du logement et de l'environnement
Liste non exhaustive

L'Irlande, et particulièrement Dublin, est confrontée à une crise du logement sans précédent, exacerbée par la présence des géants de la tech comme Google, Amazon et Meta. Ces entreprises ont attiré de nombreux travailleurs, faisant exploser les prix de l'immobilier et rendant la recherche d'un logement extrêmement difficile, même pour les salariés bien rémunérés du secteur.

La recherche de logement étudiant est intense et stressante en France, avec un marché locatif privé saturé. Les familles peinent à trouver des studios, tandis que les agences immobilières, comme Delphine Teillaud, doublent leurs effectifs pour gérer la forte demande estivale.

Une étude révèle une pénurie de petits logements (studios, T2) à Paris et en Île-de-France, contrastant avec un excédent de grandes surfaces. Les évolutions démographiques et la hausse des prix rendent les grands logements inaccessibles, accentuant le déséquilibre.
Les étudiants français font face à une pénurie de logements et à l'envolée des loyers pour la rentrée. Les résidences privées se multiplient, mais à quel prix ?

Vienne, déjà réputée pour ses monuments, pourrait être la capitale européenne du logement abordable. Près de la moitié de ses habitants vivent dans des logements subventionnés, avec 220 000 logements municipaux et 200 000 appartenant à des organismes à but non lucratif. Cette politique trouve ses racines dans l'histoire de la ville, surnommée "Vienne la rouge" après la Première Guerre mondiale suite à la victoire du Parti social-démocrate aux élections municipales de 1919.
Une étude de l'association Que choisir ensemble révèle que 95% des annonces de logements étudiants analysées dans six villes françaises dépassent les plafonds de loyer autorisés. L'association appelle à pérenniser et faire respecter ce dispositif.