Inondations au Népal et au Tibet : quatre Français portés disparus après la crue dévastatrice
Le quai d’Orsay a confirmé la disparition de quatre ressortissants français parmi près de 3000 personnes recherchées suite à des crues meurtrières.
Quick Look
- Quatre Français sont portés disparus au Népal et au Tibet après une crue dévastatrice ayant fait au moins 633 morts.
- Les recherches se poursuivent pour retrouver près de 3000 disparus.
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Why It Matters
Une crue dévastatrice est survenue à la frontière du Népal et du Tibet, faisant au moins 633 morts et provoquant des milliers de disparitions.
Trois jours après la crue dévastatrice qui a fait au moins 633 morts à la frontière du Népal et du Tibet, au moins quatre Français sont toujours portés disparus, a confirmé le quai d’Orsay ce vendredi 28 août. Les secouristes poursuivent leurs recherches sur place pour retrouver les près de 3000 personnes portées disparues, parmi lesquelles figurent 575 étrangers.
Le ministère du Tourisme népalais a publié hier une liste avec les noms, le sexe, l’origine et d’autres informations concernant les touristes qui n’ont pas donné signe de vie depuis mercredi. Sur cette liste figure notamment quatre Français, trois femmes et un homme, âgés de 34 et 47 ans.
Trois d’entre eux réalisaient un pèlerinage encadré par l’agence Trekkers Society, qui a indiqué qu’un dernier message avait été envoyé par le guide du groupe depuis le poste-frontière situé entre la Chine et le Népal, avant l’arrivée de la coulée de boue. Ils n’ont plus de nouvelles depuis.
«On est juste en détresse, on attend»
Parmi les pèlerins accompagnés par Trekkers Society, il y a Betty Benredouanne, une Marseillaise de 47 ans. Selon des informations de La Provence, cette dernière est employée à l’Intercontinental de la cité phocéenne. Depuis les inondations, son amie Stella tente désespérément d’obtenir de ses nouvelles. «Elle était partie avec un groupe de trekking, c’était un voyage spirituel, c’était très important pour elle», a confié cette proche à BFMTV, ajoutant : «On est juste en détresse, on attend. Je pense que le pire, c’est l’attente.»
Kateryna Duzenko, franco ukrainienne de 38 ans, était également en voyage spirituel avec une autre société de trek. Ses proches sont sans nouvelles d’elle. La trentenaire a été engagée pendant plus de 10 ans au sein de l’association française Yahad-In Unum, dont l’objectif est de localiser les sites de fosses communes des victimes juives et roms assassinées par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale.
«C’est une jeune femme très engagée, blonde, toujours joyeuse mais sérieuse en même temps», a déclaré auprès de RMC le père Patrick Debois, président de l’association Yahad-In Unum. Il a indiqué que la jeune femme avait quitté l’association deux ans auparavant, après s’être passionnée pour le bouddhisme. «Elle travaillait dans une boulangerie à Paris pour gagner un peu de sous et financer ses voyages. C’était la deuxième fois qu’elle partait au Népal pour notamment réaliser des randonnées», ajoute-t-il.
«Elle a fui l’Ukraine pour mourir au Népal»
D’après Patrick Debois, Kateryna Duzenko était sur le retour après un trek de plusieurs jours dans l’Himalaya. Elle franchissait la frontière entre le Népal et le Tibet lorsque la crue a eu lieu. «Elle peut être vivante... Mais il y a 99% de chance que non. Tout son groupe de randonnée ne répond plus, y compris leur guide», a-t-il relaté. «Elle a téléphoné à sa mère une dernière fois avant la catastrophe, et depuis plus rien». Et de déplorer : «On ne s’y attend pas... Elle vient de Kiev en Ukraine, un pays où il y a la guerre. Une de ses amies m’a dit : “Elle a fui l’Ukraine pour mourir au Népal”. C’est vrai que c’est presque incroyable qu’elle soit partie là-bas pour être morte dans la boue.»
Deux autres Français sont également portés disparus : une femme dont la famille a demandé l’anonymat, et un homme nommé Kapil Mahajan, né en 1980. Tous deux voyageaient avec Trekkers Society. Mercredi soir, le ministère des Affaires étrangères français avait fait état de la présence connue de 80 Français au Népal. Tous s’étaient signalés via le dispositif Fil d’Ariane, qui permet aux ressortissants Français voyageant à l’étranger d’enregistrer les détails de leur séjour pour assurer leur sécurité. Le ministère indique poursuivre ses opérations de recherche.
«Notre équipe, que ce soit notre ambassade au Népal ou nos différents relais, suivent la situation de très près avec les autorités népalaises et chinoises», a assuré vendredi sur BFMTV Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie et des Français à l’étranger.






