
Le ministre de l'Intérieur a proposé sa démission après les violences et les pillages survenus lors des manifestations, mais le chef de l'État l'a refusée.
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Plus de 550 000 personnes ont manifesté en France, donnant lieu à des violences et des pillages.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a remis dimanche sa démission au chef de l'État, Emmanuel Macron.
"J'ai remis ma démission parce que je suis responsable de tout ce qui se passe", explique-t-il lundi 19 octobre sur France Inter.
"J'ai un sens de l'intérêt général et, vu les dégâts qu'il y a eu, il était normal que je remette ma démission."
Emmanuel Macron ne l'a pas acceptée au nom "de la nécessité d'un commandement continu des forces de l'ordre dans le contexte actuel", a fait savoir l'Élysée dans un communiqué lundi.
Il a demandé à Laurent Nuñez de déployer une nouvelle doctrine de maintien de l'ordre "face aux casseurs".
"Maintenant, le sujet qui se pose, c'est que ces violences ne se reproduisent pas", poursuit le ministre de l'Intérieur.
"Il faut évidemment être meilleurs dans l'anticipation de la mobilisation telle qu'elle se produit."
Pour Laurent Nuñez, samedi, dans plusieurs villes de France, "le dispositif mis en place s'est retrouvé en asymétrie par rapport au volume de participants et de manifestants pour les cortèges normaux".
"On a eu des prévisions de 200 000 manifestants", note le ministre, alors que, ce samedi, plus de "550 000 personnes se sont mobilisées" partout en France.
Le ministre de l'Intérieur explique que 60 000 membres des forces de l'ordre ont été mobilisés.
Si, lors du mouvement Bloquons tout en 2025, 80 000 policiers et gendarmes étaient sur le terrain, Laurent Nuñez rappelle qu'il s'agissait, à cette époque, d'opérations visant à "bloquer le pays" et non d'une "manifestation déclarée" comme celle de samedi.
Le ministre de l'Intérieur reconnaît une "perte de contrôle" dans certaines grandes villes samedi : "Dans certaines grandes villes, quand vous avez des centaines de commerces pillés, vous ne pouvez pas regarder des commerçants et dire qu'on n'a pas perdu le contrôle".
Selon le ministre, cette journée a été "extrêmement difficile à gérer" pour les forces de sécurité intérieure.
Laurent Nuñez annonce qu'il y aura à l'avenir une "montée en puissance de nos doctrines d'intervention contre les casseurs et les pilleurs" pour que, "quand ces groupes éclatent et partent en pillage sur des commerces, les forces de l'ordre puissent être mobiles et réactives".
Le ministre assure que "tout sera fait pour que ça ne se reproduise pas".
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Déploiement d'une nouvelle doctrine de maintien de l'ordre
Very likely · Within days

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