«J’ai vu des battes de baseball et des fusils de chasse» : avant les manifestations du 24 octobre, les commerçants appelés à «laisser faire la police»
Alain Di Crescenzo, président de CCI France, redoute de nouveaux violences et pillages lors des manifestations de samedi.
Quick Look
Le président de CCI France, Alain Di Crescenzo, a appelé les commerçants à fermer leurs boutiques et à laisser agir les forces de l'ordre lors des manifestations de samedi, après le vandalisme de 2241 commerces la semaine précédente.
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Why It Matters
De précédents dégâts importants et des pillages ont touché 2241 commerces le samedi 17 octobre lors de manifestations en France.
Le président du réseau des chambres de commerce et d'industrie en France (CCI France) a appelé ce vendredi 23 octobre les commerçants à «tirer le rideau» et à «laisser faire la police» en prévision des nouvelles manifestations samedi.
Alain Di Crescenzo a précisé sur Europe 1 qu'au dernier décompte finalisé jeudi soir, CCI France avait visité 2241 commerces «vandalisés» samedi 17 octobre, sans exclure que d'autres aient pu être saccagés «à la marge», pour des dégâts toujours estimés à «des centaines de millions d'euros».
«Pas du tout rassuré» à l'approche des manifestations de samedi, Alain Di Crescenzo, qui «s'attend à voir des casseurs», a lancé un appel au calme. Alors que certains commerçants lui ont fait part de leur «envie d'en découdre après les dégâts et les pillages du week-end dernier», il a invité ceux dont les locaux se situent à proximité des parcours des manifestations à «tirer le rideau samedi» et surtout à «laisser faire la police».
«Ce n’est pas aux commerçants de faire ça»
«On n'est pas là pour le maintien de l'ordre public», a insisté le président de CCI France qui craint «des actes complètement fous qui viseraient à faire soi-même sa sécurité». «Sur le terrain j'ai vu des battes de baseball, des barres à mine et puis des fusils de chasse et je ne pense pas que ce soit que des balles en caoutchouc», a-t-il observé.
Au vu des remontées des cellules psychologiques déployées dans les CCI, les commerçants «sont trop fatigués, trop énervés» pour être en condition d'utiliser des armes, a-t-il ajouté. «Ce n'est pas aux commerçants de faire ça», a plaidé Alain Di Crescenzo.
«Je regrette qu'on soit obligés de faire appel aux sociétés de sécurité privée mais tant qu'on a les moyens, on sera en soutien», a-t-il ajouté en précisant que CCI France avait financé «jusqu'à 200 vigiles le week-end dernier», en accord avec les préfectures. À Paris, où un seul cortège a été autorisé samedi entre Bastille et Nation, le préfet de police de Paris a demandé aux commerçants de recourir «s'ils le peuvent à la sécurité privée».
What to Watch
AI outlook — possibilities, not facts
Fermeture des commerces situés sur les parcours des manifestations samedi.
Very likely · Within days
Open Questions
- Quelles seront les mesures exactes de maintien de l'ordre déployées samedi ?
- Quel sera le montant total définitif des indemnisations pour les commerçants ?




