
Louis Aliot a réagi aux propos du président du Conseil constitutionnel concernant le projet de Marine Le Pen de réformer la Constitution par l'article 11.
Louis Aliot a critiqué les déclarations de Richard Ferrand, président du Conseil constitutionnel, qui avait contesté la légitimité du projet de Marine Le Pen de réformer la Constitution via l'article 11 pour sa politique migratoire.
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Marine Le Pen souhaite utiliser l'article 11 de la Constitution pour faire adopter son projet migratoire par référendum, contournant ainsi la procédure classique de l'article 89.
La Rue de Montpensier n’a pas fini d’être dans le viseur des nationalistes. Le 10 octobre dernier, le président du Conseil Constitutionnel, Richard Ferrand, a attiré l’attention sur la proposition de réforme de la Constitution défendue par la quadruple candidate du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen. «Il devrait garder un minium de neutralité dans sa fonction et ne pas s’engager dans des voies politiques», a prévenu de son côté Louis Aliot, le maire lepéniste de Perpignan (Pyrénées-Orientales) sur Europe 1/CNEWS ce mardi.
Dans un entretien au podcast Quid Juris ? en partenariat avec BFM, l’ex-député macroniste a attesté que «vouloir réformer la Constitution par l’article 11, ça n’existe pas, c’est l’article 89». Dans ce dernier article, la Constitution de 1958 précise que pour faire adopter une réforme constitutionnelle, l’Assemblée nationale et le Sénat doivent l’adopter dans les mêmes termes. Et être approuvée par trois cinquièmes des parlementaires réunis en congrès ou par référendum. Or, la prétendante nationaliste, Marine Le Pen, entend s’affranchir de cette procédure, relativement complexe, et convoquer un référendum par l’article 11 pour faire inscrire son projet migratoire.
«N’est pas De Gaulle qui veut»
Louis Aliot, aussi vice-président du parti à la flamme, a peu goûté les rappels de Richard Ferrand. «Il n’y a qu’un seul souverain dans la République, c’est le peuple», rétorque-t-il. Pour convaincre du bien-fondé de cette proposition, le RN rappelle que Charles de Gaulle avait consulté directement les Français en 1962 sur l’instauration du suffrage universel direct. «C’est rentré dans l’ordre constitutionnel français», prétend l’ancien compagnon de Marine Le Pen. Si Richard Ferrand a estimé que «n’est pas de Gaulle qui veut», il a aussi rappelé que dorénavant l’institution possède la compétence de «juger les décrets de convocation d’un référendum».

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