BackJean-Louis Borloo plaide pour "une équipe de mécanos de la République" et un "fédéralisme à la française"
Jean-Louis Borloo plaide pour "une équipe de mécanos de la République" et un "fédéralisme à la française"
Politics
Le Figaro Actualités1 hour agoPolitics1 min readFranceView translation

Jean-Louis Borloo plaide pour "une équipe de mécanos de la République" et un "fédéralisme à la française"

L'ancien ministre centriste estime que la France souffre d'un "problème d'organisation" et appelle à faire confiance aux territoires.

Quick Look

L'ancien ministre Jean-Louis Borloo plaide pour la création d'"une équipe de mécanos de la République" en vue de la présidentielle afin d'instaurer "un fédéralisme à la française" face à un système centralisé bloqué à Paris.

AI-generated summary

Why It Matters

Jean-Louis Borloo est le fondateur du parti centriste UDI et un ancien ministre français.

Font size

L'ancien ministre centriste Jean-Louis Borloo plaide lundi pour la mise en place d'«une équipe de mécanos de la République» à la présidentielle, sans préciser qui la mènerait, dont l'objectif serait de mettre en place «un fédéralisme à la française» car la France souffre «d'un problème d'organisation».

«On est dans une religion de la présidentielle qui est complètement démente. Le niveau de dégradation dans lequel nous sommes nécessite une équipe de redressement, des mécanos de la République. Si vous n'avez pas une équipe ultra-préparée sur tous les sujets, ça ne fonctionnera pas», a plaidé le fondateur du parti centriste UDI sur Franceinfo. «Les mécanos, c'est ceux qui savent à peu près comment fonctionnent les machines», a expliqué Jean-Louis Borloo qui lance ce lundi après-midi «une tournée des mécanos» à Épinal (Vosges).

«C’est à Paris que c’est complètement bloqué»

Selon lui, «on est au bout d'un système centralisé, bureaucratisé, qui a une embolie pulmonaire». «Quand vous échouez dans à peu près tous les domaines, le logement, l'éducation, l'hôpital, quelle que soit la qualité des équipes, l'intégration républicaine, la jeunesse, la chaîne judiciaire, etc, c'est probablement que vous avez un problème d'organisation», a-t-il jugé.

Selon lui, «tous les maires» sont d'accord avec ce diagnostic, «quasiment tous les présidents de régions», «beaucoup de présidents de départements», «les entrepreneurs», «les syndicalistes» mais «c'est à Paris que c'est complètement bloqué». «On ne peut pas avoir un système» où les présidents de région Carole Delga (Occitanie), Hervé Morin (Normandie), Valérie Pécresse (Île-de-France) et Loïg Chesnais-Girard (Bretagne) «sont d'accord», en dépit de leurs étiquettes, «et où on continue l'élection présidentielle comme elle est», a-t-il regretté.

«Il faut absolument qu'on puisse faire confiance aux Bretons, aux Normands, aux Corses, pour la gestion du quotidien de leur existence», a-t-il plaidé. Dans «ce fédéralisme à la française», l'État central ne s'occuperait plus que «des grands enjeux, l'espace, la recherche, la sécurité, l'équité, la justice, la collecte de l'impôt».

Open Questions

  • Qui mènerait cette équipe de mécanos de la République ?
  • Comment ce fédéralisme serait-il mis en œuvre concrètement ?

Related Topics

This article was originally published by Le Figaro Actualités.

Related Stories

More on this topicjean-louis borloo