Jean-Luc Mélenchon réitère sa proposition controversée sur la dette publique
Lors de l'université d'été du Medef, le leader de La France insoumise a défendu son idée de supprimer une partie de la dette détenue par la Banque de France.
Quick Look
Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé, devant le Medef, sa volonté de supprimer une partie de la dette française détenue par la Banque de France en la « jetant au feu », une proposition économique vivement critiquée et jugée simpliste par ses opposants.
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Why It Matters
Jean-Luc Mélenchon a suscité une polémique en août en suggérant de supprimer la dette détenue par la Banque de France. Il compare cette mesure à des pratiques qu'il attribue aux États-Unis.
Il avait provoqué un tollé au cœur de l’été en promettant de «prendre» les titres de dette détenus par la Banque de France pour les «foutre au feu». Jean-Luc Mélenchon persiste et signe. Jeudi soir, lors du débat de clôture de l’université d’été du Medef, face aux patrons réunis sur le court central de Roland-Garros et face à plusieurs de ses rivaux pour la présidentielle de 2027, le chef de file de la gauche radicale en a même remis une couche : «Les Américains font ça. Ils viennent de se racheter leurs propres dettes et nous, on serait les seuls de l’univers à renoncer à cette possibilité?» a-t-il lancé, feignant l’étonnement face à un public manifestement sceptique.
La polémique avait commencé début août, dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux où l’on voit Jean-Luc Mélenchon expliquer sa vision de l’économie. L’idée centrale est simple : la France peut supprimer une partie de sa dette d’un coup de baguette magique. « Où sont les 18% de titres de dette ? Dans les caisses des banques centrales de chaque pays. (...) Il suffit d’y aller, les prendre et de les foutre au feu », lance le fondateur de La France insoumise (LFI) d’un ton péremptoire. Mieux, cela n’aurait aucune conséquence selon lui. D’ailleurs, il assure que « personne ne s’apercevra jamais que ça a disparu ».
Simpliste comme raisonnement ?…
Open Questions
- Quelles seraient les conséquences réelles sur la notation de la dette française ?
- Comment la Banque de France réagirait-elle à une telle injonction ?




