L'écurie Yamaha de Fabio Quartararo boycotte le GP du Qatar en raison "de la situation au Moyen-Orient", la MotoGP la menace de "conséquences sportives"
L'écurie japonaise et son équipe privée Pramac ne participeront pas à la 20e manche du championnat MotoGP, malgré les menaces de sanctions des organisateurs.
Quick Look
- Yamaha annonce son retrait du Grand Prix du Qatar, invoquant des restrictions de voyage liées à l'insécurité au Moyen-Orient.
- L'organisation MotoGP exprime sa déception et menace de sanctions sportives et contractuelles, alors que 19 pilotes sur 22 expriment leur réticence.
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Why It Matters
La région du Moyen-Orient est marquée par des conflits impliquant les États-Unis, Israël, l'Iran et les rebelles houthis au Yémen.
Yamaha n'en sera pas. L'écurie japonaise a décidé de renoncer à se rendre au Qatar la semaine prochaine pour le 20e Grand Prix de la saison en raison de "la situation (sécuritaire) au Moyen-Orient", a annoncé l'écurie japonaise dimanche. "À la suite de sa dernière évaluation de la situation au Moyen-Orient, Yamaha n'a pas identifié de raisons suffisantes pour modifier les restrictions de déplacement actuellement en vigueur à l'échelle du groupe. Par conséquent, Yamaha a informé la société MotoGP de sa décision de ne pas participer au Grand Prix du Qatar 2026", explique l'écurie dans un communiqué.
Le constructeur japonais, dont les deux pilotes de l'écurie officielle cette saison sont le Français Fabio Quartararo, champion du monde en 2021, et l'Espagnol Alex Rins, assure que sa décision est "indépendante des mesures prises par la société MotoGP et les organisateurs de la course". Yamaha affirme qu'il "reste totalement engagé en MotoGP" et qu'il "se réjouit de retrouver la compétition à l'occasion du Grand Prix du Portugal" (20-22 novembre).
La MotoGP brandit la menace de sanctions
Dans un communiqué, l'organisation du MotoGP s'est déclarée aussitôt "déçue par la décision de Yamaha" tout en "comprenant que l'équipe soit soumise à la politique plus générale de l'entreprise de restreindre les déplacements au Moyen-Orient", région bouleversée par des conflits entre, d'une part les Etats-Unis et Israël et, d'autre part l'Iran, avec un impact sécuritaire sur les pays du Golfe. La guerre s'est intensifiée entre des combattants houthis qui contrôlent une partie du Yémen et l'Arabie saoudite, avec notamment des bombardements sur Riyad.
"Nous ne pensons pas que cette décision (de Yamaha qui concerne aussi l'écurie privée Pramac) reflète les garanties élargies offertes à toutes les parties prenantes du championnat" de MotoGP, a fait valoir l'organisation alors que les enjeux financiers d'une annulation se chiffrent en dizaines de millions de dollars. "Outre les implications contractuelles de la décision de Yamaha, sa non-participation aura des implications et conséquences sportives qui seront gérées par la FIM", la Fédération internationale du motocyclisme, a averti le MotoGP sans être plus précise. Yamaha et ses pilotes pourraient perdre des points aux classements généraux ou être sanctionnés sur la grille de départ des prochaines courses.
"Nous sommes 19 pilotes sur 22 à ne pas vouloir nous y rendre"
Officiellement et malgré l'insécurité liée à la poursuite de la guerre dans la région, avec des menaces renouvelées du président américain Donald Trump et de Téhéran, la 20e manche sur 22 reste programmée du 6 au 8 novembre. Tout le week-end en Malaisie, et la semaine dernière en Australie, des pilotes du paddock s'étaient réunis avec les organisateurs et les autorités régulatrices du motocyclisme pour exprimer leur réticence à se rendre au Qatar.
L'Australien Jack Miller, pilote de l'écurie Yamaha-Pramac, s'en est fait le porte-parole dimanche devant la presse à Sepang. "Je n'ai pas envie d'y aller. Comme tout le monde. Nous sommes 19 (sur 22) à ne pas vouloir nous y rendre", a-t-il lancé. "Je ne pense pas que nous devrions courir dans ces conditions. Nous avons été très clairs sur notre position. Nous verrons quelle décision sera prise", a asséné Miller juste avant le communiqué de Yamaha.
What to Watch
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Sanctions sportives de la FIM contre Yamaha.
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Open Questions
- Quelles seront les sanctions précises de la FIM ?
- Le Grand Prix du Qatar sera-t-il maintenu malgré les absences ?





