AI-generated summary
Christa Pike a été condamnée à mort en 1996 pour le meurtre de Colleen Slemmer en 1995, lors d'une rivalité amoureuse au sein du programme Job Corps à Knoxville. Elle avait 18 ans au moment des faits. Son équipe juridique affirme que les violences sexuelles subies durant son enfance et son trouble bipolaire n'ont pas été suffisamment pris en compte lors de son procès.
Énième retournement de situation de dernière minute. L’exécution de Christa Pike, une femme condamnée à la peine capitale dans le Tennessee pour un meurtre commis il y a plus de 30 ans, a «échoué», selon l’avocat de la condamnée et des témoins, qui ont affirmé aux médias que celle-ci respirait et ronflait encore de façon audible après avoir reçu l’injection létale. «Il semble que cela ne se soit pas déroulé comme prévu», a déclaré le journaliste d’enquête John North de WBIR, qui a assisté à la scène. «Quand nous avons quitté le bâtiment, pour autant que nous sachions, elle était probablement encore en vie», a-t-il ajouté. Selon ses avocats, elle a été transportée à l’hôpital.
L’administration pénitentiaire du Tennessee n’a communiqué aucune information sur la mise à mort prévue de Christa Pike, qui devait être la première femme exécutée dans le Tennessee depuis plus de deux siècles, ni répondu aux sollicitations de l’AFP. Selon la BBC, son équipe juridique a déposé une requête d’urgence pour suspendre l’exécution en cours.
Passer la publicité
Quelques heures plus tôt, la Cour suprême américaine a rejeté une ultime tentative visant à empêcher l’exécution de Christa Pike. Une cour d’appel fédérale avait pourtant suspendu dans la matinée l’exécution de l’Américaine dans une brève décision rendue environ une heure avant l’horaire prévu pour sa mise à mort, à 10h00 locales (15h00 à Paris) à Nashville. La cour d’appel lui avait accordé un «court sursis», d’une durée non précisée, pour se donner le temps de trancher sur la recevabilité d’un recours de la défense visant à prendre en considération les violences sexuelles subies dans son enfance par Christa Pike. Des violences que l’État du Tennessee a reconnues pour la première fois lors d’une audience en août, sans pour autant changer sa position. Mais la Cour suprême des États-Unis à majorité conservatrice, saisie en urgence par le Tennessee, a annulé ce sursis en fin de journée, contre l’avis des trois juges progressistes (sur neuf), autorisant l’État à exécuter la condamnée.
Demandes de commutation de peine
L’ordre d’exécution délivré par la justice du Tennessee court en principe jusqu’à mercredi à minuit (jeudi 07h00 à Paris). Si l’exécution n’est pas réalisée dans ce délai, les autorités devront solliciter une nouvelle date. Si cette exécution est réalisée mercredi, il s’agira de la 30e depuis le début de l’année aux États-Unis, dont 16 pour la seule Floride (sud-est).
La dernière exécution d’une femme aux États-Unis remonte à celle, en 2023 dans le Missouri (centre), d’Amber McLaughlin, qui était également la première femme transgenre à être exécutée dans le pays. Au total, 18 femmes ont été exécutées dans le pays depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976, soit à peine plus de 1% des exécutions, selon l’observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC).
Le gouverneur républicain du Tennessee (sud), Bill Lee, a rejeté lundi les demandes de commutation de peine de Christa Pike malgré les appels de nombreuses organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International. La Cour suprême, à majorité conservatrice, avait déjà rejeté mardi son ultime demande de sursis. Le Tennessee avait ensuite saisi en urgence la haute Cour pour réclamer la levée de cette suspension, invoquant «l’intérêt de l’État à une résolution finale» de ce dossier ainsi que le droit des proches de la victime à «tourner la page». Les avocats de Christa Pike ont au contraire exhorté la Cour à s’abstenir de toute intervention, faisant valoir que «l’exécution de Mme Pike entacherait le système judiciaire et minerait la confiance de la population dans son intégrité».
Trouble bipolaire
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, une de ses camarades dans le programme de formation professionnelle Job Corps, à Knoxville, alors qu’elle-même était âgée de 18 ans, dans une affaire de rivalité amoureuse. Ses deux complices également adolescents, son petit ami de l’époque, âgé de 17 ans, et une autre jeune fille de 18 ans, ont échappé à la peine de mort. Le premier a été condamné à perpétuité et la seconde à une peine avec sursis en échange de son témoignage contre les deux autres.
Passer la publicité
Les avocats de Christa Pike affirment que sa défense lors de son procès en 1996 n’avait pas invoqué les circonstances atténuantes qui auraient dû lui bénéficier, en particulier les traumatismes et les violences, en particulier sexuelles, subies depuis son plus jeune âge. Elle a été diagnostiquée tardivement pour trouble bipolaire et stress post-traumatique provoqué par les violences subies pendant son enfance.
Début septembre, des experts mandatés par l’ONU ont appelé à suspendre l’exécution et à commuer sa peine. Les États continuant à appliquer la peine capitale doivent «respecter strictement les garanties du droit international», dont le plein respect des droits de la défense, «la prise en compte individualisée de toutes les circonstances atténuantes, y compris le passé de traumatismes et de violences et une véritable opportunité de demander une grâce ou une commutation de peine», selon ces experts.
Au total, 47 exécutions ont eu lieu aux États-Unis en 2025, contre une vingtaine par an depuis une décennie, soit le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009. La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l’Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.
AI outlook — possibilities, not facts
L'équipe juridique de Christa Pike déposera un nouveau recours basé sur l'échec de l'exécution et les risques de souffrance inutile
Very likely · Within days
Le Tennessee révisera ses protocoles d'exécution létale suite à cet incident
Likely · Within weeks
Le débat sur l'application de la peine de mort aux personnes ayant subi des traumatismes infantiles sera relancé au niveau national
Likely · Within months
The execution of Christa Pike, sentenced to death in Tennessee for a murder committed in 1995, would have failed according to her lawyers who indicate that she was transported to the hospital due to difficulties in venous access, ruptured veins and degraded pentobarbital. Witnesses say she continued to breathe after the lethal injection. The US Supreme Court rejected a final appeal despite a prior stay granted by a federal appeals court.

The execution of Christa Pike, sentenced to death in Tennessee for a 1995 murder, appears to have failed after the lethal injection, according to witnesses and her lawyer who say she was still breathing. The U.S. Supreme Court overturned a stay granted by a federal appeals court, allowing the state to continue the execution despite calls for leniency.
Twelve people were arrested and indicted in September 2026 as part of an operation to dismantle trafficking in counterfeit cigarettes from Belgium, with ramifications in Morocco and Belgium. At least 30 tonnes of counterfeit tobacco, worth 20 million euros, were imported by the network. Three individuals were imprisoned and nine placed under judicial supervision. The investigation, carried out by the Amiens Research Section with the support of the Somme gendarmerie group, benefited from international police cooperation with Belgium and Morocco. In addition to the arrests, 2,230 tonnes of counterfeit cigarettes, 10 vehicles, weapons and more than 85,000 euros were seized.
Anne Facerias Hervouët des Vignes and her husband Daniel Facerias were sentenced to one year and eight months in prison for abuse of weakness and breach of trust towards Michael Lonsdale, who died in 2020, having embezzled funds and manipulated wills for the benefit of the Diaconie de la Beauté association.
Interior Minister Laurent Nuñez announced on Wednesday that the IGPN had received three investigations after high school students were injured during blockades of establishments in Sevran, Saint-Ouen-L'Aumône and Tours, where a young man was hospitalized with head injuries that could be linked to an LBD shot, while the police claim to have acted with proportionality.

In Paris, a teenager died after falling from the sixth floor in the Belleville district, while in Saône-et-Loire, a 33-year-old cyclist was fatally struck by a cocaine-positive driver, who was arrested by the victim's husband before stabbing her with a box cutter.