
Le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, appelle à un plan gouvernemental ambitieux pour soutenir l'agriculture française après un été caniculaire ayant provoqué des pertes estimées à plus de dix milliards d'euros, tandis que Matignon reporte l'annonce des mesures initialement prévues jeudi.
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Un été caniculaire a détérioré les cultures françaises, provoquant des pertes importantes dans diverses filières agricoles. La FNSEA attend un plan de sauvetage gouvernemental promis par le Premier ministre, dont l'annonce a été reportée par Matignon.
Le premier syndicat agricole français, la FNSEA, monte au créneau. Le mercredi 2 septembre, son président, Arnaud Rousseau a pris la parole après un été caniculaire qui a détérioré les cultures. La ministre de l’agriculture, Annie Genevard devait annoncer jeudi le plan de sauvetage promis par le Premier ministre, mais Matignon a décidé de reporter ces annonces de quelques jours.
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Arnaud Rousseau attend beaucoup de la réponse du gouvernement. Il espère que ce report permettra de présenter un plan à la hauteur des enjeux. Ce report de "quelques jours ou quelques heures, je veux le traduire comme une prise de conscience qui va amener à une prise de décision forte. Ça donnera le signal que le gouvernement veut accompagner le rebond de l'agriculture."
Du côté de Matignon, l'entourage de Sébastien Lecornu précise que les remontées des dégâts sont encore en cours mais "qu'il faut boucler ça très sérieusement."
Des conséquences énormes selon le patron de la FNSEA
Arnaud Rousseau n'a pas de chiffre précis sur les dommages des températures sur les cultures. Chaque filière est encore en train d'établir ses pertes mais les coûts seront énormes. Le ministère de l'économie évoque 0,1 point de PIB. La fédération nationale bovine estime, par exemple, à 5 milliards d’euros le coût des canicules. Le manque de fourrage pour les animaux cet hiver, les prairies sèches et les milliards nécessaires pour le maraîchage font monter la facture. Sans compter la perte de 35% de rendement pour le maïs.
"On sera au-delà de dix milliards de sinistralité, considère Arnaud Rousseau. Maintenant je ne dis pas que l'Etat doit payer intégralement le niveau de la sinistralité. Nous ne l'avons jamais dit. Ce qui compte pour nous, c'est que l'Etat prenne ne charge le rebond."
Arnaud Rousseau, président de la FNSEA
franceinfo
Ce que le président de la FNSEA attend, ce sont des mesures concrètes qui durent dans le temps de la part du gouvernement. "La prise en charge de cotisation sociale à des niveaux élevés, la poursuite de l'aide à l'achat de carburant, ça s'achevait au 31 août. La situation à Ormuz n'a pas changé. Il suffit de regarder le prix des carburants. En 2021, au moment du gel sur la viticulture qui était absolument dramatique, le gouvernement a investi massivement avec 1 milliard d'euros. Ça concernait une seule filière et une partie de la France. Aujourd'hui, ce sont toutes les filières et c'est toute la France !", lance-t-il.
Un effort demandé aux consommateurs
Mais Arnaud Rousseau a conscience que l'Etat ne peut pas résoudre tous les problèmes. Alors il demande aux Français de faire un effort. "Quand il fait des températures de dingue et qu'à un moment la pomme se rétracte, vous avez un produit qui n’est pas parfait par rapport aux standards. On a besoin que chacun à son échelle puisse donner le signal. Le monde agricole a besoin de l'aide de tout le monde."
Le président de la FNSEA rappelle et déplore que le tiers des produits consommés en France soit importé. Il espère que la canicule ne va pas aggraver la situation et conforter des agriculteurs, déjà en questionnement sur leur métier, à jeter l'éponge.
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Le gouvernement annoncera un plan de soutien agricole dans les prochains jours
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